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NATATION : ACCELERATION et COORDINATION

Marc Begotti nous propose ce texte, qui s’appuie sur les travaux de Raymond, et qui se propose de mettre en garde les entraîneurs sur les conséquences pédagogiques qu’une certaine présentation des accélérations et des coordinations en natation pourrait entraîner.

 

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Commentaires   

#1 Marc 06-05-2020 16:22
Didier CHOLLET membre du consortium du projet « NEPTUNE » a eu la gentillesse d’apporter quelques précisions : « L’index de coordination n’est pas un index de propulsion, et la superposition de phases n’est pas une superposition de propulsion mais bien une superposition d’actions ".

Toutefois quelques questions restent en suspens :

- Quelle est la fonction de ces "actions" qui ne sont pas « propulsives » ?
- Pourquoi continuer à évoquer « une continuité propulsive sans temps mort propulsif » où "une continuité parfaite dans la propulsion" alors que ce n'est jamais le cas ?
- Si « l'index de coordination » n'est pas un index de propulsion, où plus précisément, si cet index ne rend pas compte de la "distribution des actions propulsives dans le cycle de nage", à quoi peut-il bien servir concrètement ?

Marc
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#2 Marc 13-05-2020 17:20
Un lecteur vient de m’écrire :"On peut demander à un nageur de nager et de trouver des solutions les plus efficaces possible pour limiter les freinages (corps projectile) et optimiser les accélérations (corps propulseur). Mais est ce que ce sont ces modalités de nage en course ? A la fin le nageur doit coordonner ses bras pour se déplacer."

Les principes d'action "corps projectile-corps propulseur" sont valables aussi bien pour la champion que pour le débutant, et ils sont valables quelque soit la vitesse de nage.
Quelques précisions :
La vitesse moyenne de déplacement est constituée d’une succession d’accélérations et de décélérations, elle n’est jamais constante.
Les phases dites « propulsives » qui permettent au nageur de s’accélérer sont brèves. Entre 2 accélérations, la vitesse de déplacement du nageur diminue inexorablement, mais plus ou moins vite en fonction de la capacité qu’aura le nageur à limiter les résistances (R=KSV2).
Nous sommes en présence du fameux modèle théorique de fonctionnement du nageur que nous propose Raymond « Corps projectile (toujours) Corps propulseur (périodiquement) ». Ce modèle abstrait rend compte des raisons pour lesquelles on observe que l’amélioration des performances est associée à une diminution du nombre de coups de bras nécessaire pour nager la distance, soit à une amélioration du rendement.
Cette diminution du nombre de coups de bras (une conséquence) s’explique par le fait que les phases « non propulsives » (corps projectile) sont toujours plus longues que les « phases propulsives » et que le nageur couvre plus de distance lors de la phase « non propulsive » (principe d'inertie) que pendant la phase où il s’accélère.
Si les phases propulsives s’enchainaient « sans temps mort propulsif » où selon « une continuité parfaite » on observerait que l’amélioration des performances est corrélée avec une augmentation du nombre de coups de bras.
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#3 Marc 15-05-2020 07:48
Un email adressé par un des membres du consortium du projet « Neptune » montre où ça bloque et m’interpelle :
"On peut demander à un nageur de nager et de trouver des solutions les plus efficaces possible pour limiter les freinages (corps projectile) et optimiser les accélérations (corps propulseur). Mais est ce que ce sont ces modalités de nage en course ? A la fin le nageur doit coordonner ses bras pour se déplacer."

Les principes d'action "corps projectile-corps propulseur" sont valables pour le champion comme pour le débutant, ils sont valables quelque soit la vitesse de déplacement du nageur.
La vitesse moyenne de déplacement est constituée d’une succession d’accélérations et de décélérations, elle n’est jamais constante. Les phases dites « propulsives » qui permettent au nageur de s’accélérer sont brèves. Entre 2 accélérations, la vitesse de déplacement du nageur diminue inexorablement, mais plus ou moins vite en fonction de la capacité qu’aura le nageur à limiter les résistances (R=KSV2).
Le modèle théorique de fonctionnement du nageur que nous propose Raymond CATTEAU « Corps projectile (toujours)-propulseur (périodiquement) » rend compte des raisons pour lesquelles on observe que l’amélioration des performances dans l'histoire de la natation est associée à une diminution du nombre de coups de bras nécessaire pour nager la distance. La diminution du nombre de coups de bras s’explique par le fait que les phases « non propulsives » (corps projectile) sont toujours plus longues que les « phases propulsives » et que le nageur couvre une distance plus longue lors de la phase « non propulsive » (principe d'inertie) que pendant la phase où il s’accélère.
Si les phases propulsives s’enchainaient « sans temps mort propulsif » où selon « une continuité parfaite » on observerait une amélioration des performances associée à une augmentation du nombre de coups de bras.
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