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Module INSEP des 7, 8 et 9 février 2012

Compte rendu de Marc

 

Ce compte rendu fait suite à celui réalisé par Raymond, je ne reviendrai donc pas sur ce qui a déjà été évoqué.

En proposant ce thème nous avions comme objectif de placer la pédagogie à la place qui lui convient : au cœur du métier d’entraîneur.

Pendant trois jours notre stratégie a consisté à faire des « va et vient » de la pratique à la théorie pour revisiter la notion de technique.

Notre hypothèse : la représentation que se fait l’entraîneur de la technique est subordonnée par sa conception de la pédagogie :

Pédagogie du mouvement* : des mouvements « justes » à reproduire = conception descriptive de la technique.

Dans ce cas, comme l’affirme Aurélien FABRE « la technique est une façon de faire séparée des raisons de faire » et « la technique par sa rigidité s’oppose ainsi directement au caractère novateur de l’activité individuelle d’adaptation ».

Pédagogie active, dite de l’action* : construire des solutions pour être toujours plus efficace et plus performant = conception fonctionnelle de la technique.

La technique est inventée par les acteurs.

Ces deux conceptions sont lourdes de conséquence pour le pratiquant !

  • Soit il tente de reproduire ce qu’on lui demande et apprend malgré ses maîtres. Le pratiquant ne se trouve jamais dans des situations qui lui permettent d’inventer et d’avoir confiance en lui.

  • Soit il trouve des solutions aux problèmes que lui pose son entraîneur (pour cela l’entraîneur fait un traitement didactique de ce qu’il doit enseigner). Le pratiquant se transforme rapidement et efficacement, ses progrès son illimités. Il à confiance en lui.

François BIGREL dans sont livre magnifique « La performance humaine : à la recherche du sens… » attire notre attention sur l’éthique du pratiquant et de l’entraîneur, ces valeurs sont incarnées dans la pédagogie active de l’action.

  • « Pour que les réponses universelles soient vraiment connues du pratiquant et incarnées par lui, il doit les réinventer »

  • « L’affirmation de sa singularité par le pratiquant est sa seule source de confiance en lui nécessaire pour affronter la contingence »

  • « C’est par ce qu’il aura appris en inventant qu’il saura inventer »

  • « La question n’est plus dans le « Que dois-je faire ? » mais dans le « Est-ce que je suis capable de… » moi, avec mon style »

  • «  L’entraîneur est lui aussi un inventeur,  Il met en situation » 

De plus en plus de « spécialistes » gravitent autour du sportif et de son entraîneur, préparateurs physique et mental, physiologistes, kinésithérapeutes, psychologues, sophrologues, chercheurs etc.

Alors que construire un fonctionnement d’un toujours plus haut niveau pour toujours nager, courir plus vite, lancer plus loin, sauter plus haut est essentiel il est surprenant de constater que la didactique et la pédagogie intéressent très peu le monde du sport.

Atlanta 96 : 16 médailles d’or….Pékin 2008 : 8 médailles d’or

marc


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Commentaires   

#1 David 16-03-2012 10:21
Cher Marc, merci de cette lecture et pour poursuivre dans la lignée de François Bigrel il me semble que dans nos métiers, ce qui est important est de ne pas tuer le désir et de se mettre au service des désirs de chacun. Respectons la singularité de tous ! Cela nous ne l'apprenons jamais ! Au contraire... Parlons en !
Mes amitiés à tous, David

Pardon, vous n'avez pas le droit pour l'instant.