« Apprendre à nager comme on a appris à marcher en grande profondeur et sans matériel pour devenir toujours meilleur nageur »

La fédération de natation nous apprend qu’un outil technologique issus du « Big Data » va permettre de recueillir des données qui associées à un protocole de tests vont servir  de « suivi technique » des nageurs.

Ces quelques lignes extraites d’un texte d’Henri WALLON devraient attirer notre attention :

 

« Faire de l’observation un outil de connaissance »

(voir sur le site COMMENT OBSERVER ... ? )

« Il n’y a pas de fait en soi, un fait est toujours plus ou moins façonné par celui qui le constate ».

C’est pour cela qu’il est important de préciser les raisons qui incitent à choisir les informations retenues lors des tests (fréquence gestuelle, la distance par cycle de bras, le nombre de coups de bras, allure de nage L’indice de nage, etc.) 

« Des collections indéfinies de faits peuvent ne pas valoir un fait unique et significatif ».

Toutes les informations recueillies se valent elles ? Une information plus importante que toutes les autres ne pourrait elle pas être immédiatement repérée ?

« Un fait n’a d’intérêt que dans la mesure où il est déterminé et il ne peut l’être que par ses rapports avec quelque chose qui le dépasse ».

Chaque fait recueilli devra être relié à une cause.

Une erreur fréquente consiste à confondre la conséquence et la cause (Voir "informations exactes conclusions absurdes").

Il n’est donc pas surprenant qu’il soit demandé aux nageurs qui réalisent les tests de réduire leurs nombres de coups de bras…

Un progrès « technique » s’accompagne toujours d’une réduction du nombre de mouvements de bras mais une réduction du nombre de mouvements de bras n’implique pas un progrès technique.

  

Marc,

octobre 2018