Nos « Travaux Pratiques » révisités
Durant toute une période, nos TP ( TRAVAUX PRATIQUES - SOMMAIRE ) ont connu un indéniable succès et provoqué la réalisation de productions, dont certaines fort intéressantes, entraînant de nombreux échanges. Nous avions lancé cette opération dans l’hypothèse de réussir, à travers l’ensemble des implications, une « auto-socio-construction » des participants confrontés à la formation et l’entraînement des nageurs.
Comment dépasser le simple échange entre tous les contributeurs pour en tirer le meilleur parti ? Le problème est que nous nous sommes trouvés devant un matériau contributif très dense et riche dont le traitement ne va pas de soi. Certaines compétences nous font défaut !
Suite à ce travail engagé dans les TP un des contributeurs a essayé de répondre à un autre niveau à l'exercice :
"J'ai trouvé, sur le moment, que le TP était un formidable matériau pour explorer la question de la diffusion des connaissances.
Ici on est dans un cas d'espèce où les acteurs sont censés être également informés voire convaincus. Qu'en est-il, confrontés à la même tâche d'analyse? Cette contribution est une réponse".
Cette contribution nous interpelle dans la mesure où elle n'a pas d'équivalent, me semble-t-il, dans les réponses aux TP sur le site. Elle pointe en outre certaines difficultés.
Une chose est d'être informé (ici de la démarche d'un auteur, R. Catteau . Autre chose est de l'avoir comprise. Autre chose encore est de savoir l'utiliser pour analyser le réel (ici une traversée de piscine d'un jeune nageur). Autre chose encore est de savoir communiquer son analyse. Autre chose enfin est de concevoir des situations pédagogiques cohérentes avec l'analyse. A tous les étages les dérives existent - qui aboutissent par exemple à ce qu'un contributeur (M) en vient à "trahir" en toute bonne foi la démarche - qui donnent la mesure de la complexité des choses.
Le lecteur averti, qui a en tête que la diffusion des connaissances est une des deux missions fondamentales de l'université - l'autre étant la production - après avoir été consterné de voir qu'il y a encore, en masse, des "nageurs de surface" formés par des intervenants officiels - indicateur de faillite sur ce plan - pourra également légitimement se dire : n'est-ce pas aussi, et surtout, à l'université de développer systématiquement - et à un autre niveau que celui produit par un retraité sympathique et méritant, mais tout de même un peu juste - des travaux d'analyses de matériaux didactiques en vue de trier ce qui est à éliminer ou garder... et de diffuser massivement vers les intervenants de toutes sortes les résultats de ces analyses?
À leur niveau et avec leurs moyens il nous semble que tous les participants ont gagné à se lancer dans les TP. Plusieurs témoignages confortent cette idée.
Nous remercions très sincèrement notre contributeur dont le travail suit.
raymond catteau