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En cette période de fêtes de fin d'année nous voulons vous proposer ce message qui date de 2012 mais dont les contenus sont toujours d'actualité.

 

« Le poète a toujours raison

Qui voit plus haut que l’horizon » - nous chantait Jean Ferrat.

« C’est au-delà du visible qu’il faut aller chercher le réel, négation des apparences » - nous disait Gaston Bachelard.

Et sans avoir le talent et les arguments d’un Hubert REEVES pour mettre en relief les relations de la poésie et de la science, il nous a semblé intéressant de citer Sully PRUDHOMME.

A l’approche de Noël, une note pessimiste semait le doute sur la compétence d’un intervenant tenant un discours contestable (SOPHISME ou PARALOGISME ?).

Le SITE, loin de manifester quelques signes d’essoufflement connaît un développement régulier si l’on en croit le nombre croissant des pages lues et la diversité des origines géographiques de nos visiteurs.

 

Nous voudrions remercier, en appréciant leur intérêt, tous ces « curieux » et à l’approche de l’année nouvelle souhaiter à tous des progrès sensibles et continus dans l’art natatoire.

Toujours mieux comprendre le fonctionnement des nageurs nous impose-t-il le détour vers la locomotion animale comme le suggérait déjà, à la fin du XIX° siècle, MAREY ?

Aujourd’hui, nous demandons au poète de nous dire sa vision :

« Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,

Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,

Et glisse… » - Sully Prudhomme : Le cygne.

 

Contrairement au « technicien » de la diapositive, il situe sous la surface (miroir) l’action déterminante de notre majestueux oiseau aquatique ; ensuite il évoque le mécanisme (chasser l’onde) ou propulser des masses d’eau et avec le raffinement de la précision du moyen : la surface propulsive importante (larges palmes). En complément il rend compte du caractère discontinu des actions propulsives entrecoupées des phases en projectile (Et glisse) ! Pas de modification apparente de la posture pendant et après l’impulsion.

Les mélomanes laisseront-ils leur rêverie se prolonger avec l’écoute de ce poème mis en musique par Camille SAINT-SAËNS ?

 

 

 

raymond