Gaëlle DARME: ‘ la jeune nageuse de brasse ’
Age : 15 ans
Club : AVAN Natation (59) depuis l’âge de 6 ans.
Saison 2010-2011 : 9ème
Son Objectif : se qualifier au Championnat de France Minimes
Record Personnel : 38:76 au 50m Brasse / 1.23:47 100m Brasse / 2.58:73 au 200m Brasse
NAGEUSE en BRASSE : le commentaire de Raymon
En techniciens avertis, nos amis ont bien voulu commenter les images d’un cycle de brasse.
Exercice difficile ou périlleux pour qui ne dispose pas du ralenti ou de l’arrêt sur image.
Ils n’ont pas manqué de relever l’essentiel du fonctionnement de notre nageuse.
L’expiration précède de très peu la sortie de la tête qui pilote celle des épaules assurée par l’action rapide des avant-bras se déplaçant en oblique vers le bas et l’arrière et qui se termine lorsqu’ils se présentent perpendiculaires au tronc. C’est une phase classique de traction. Lorsque les mains cessent de reculer (référentiel : l’eau), les coudes sont à leur écartement maximum. (Les images « de dessus » auxquelles J.C. aimerait pouvoir se référer, le confirmeraient). Le relais est assuré par brusque rapprochement des coudes qui permet aux épaules d’atteindre leur point le plus élevé. Les membres supérieurs terminent alors leur phase « active » avec le maximum de flexion des avant-bras sur les bras à leur point le plus arrière.
Les membres supérieurs poursuivent leur cycle et s’allongent vers l’avant paumes des mains orientées au début vers le haut. Le retour des jambes s’est amorcé et la tête replonge pour replacer l’ensemble du corps (le bateau souligne J.C.) aligné en immersion au moment où se déclenchera la poussée des jambes. Comme le remarque M.B. la durée relative de cette poussée serait l’indice d’une puissance à accroître. Peu avant la fin de cette poussée l’organisation en projectile est remarquable mais ne semble pas durer assez au goût de M.B. parce que, grâce à la dissociation (dislocation) repérée par J.C., seuls les membres supérieurs vont s’élever et progressivement voir les paumes de mains s’orienter vers l’extérieur pour achever vers le haut leur cycle.
Le témoignage de N. nous éclaire sur la genèse de cette construction technique et singulièrement sur la nécessité, pour l’entraîneur, de disposer d’un modèle théorique comportant des passages obligés. Un déclic s’est opéré lorsqu’un obstacle subsistant malgré les apparences et que de très nombreux entraîneurs auraient ignoré ou minoré s’est trouvé surmonté grâce travail systématique sur le corps flottant.
C’est encore en référence au modèle théorique que le travail systématique sur les ondulations (commun aux nages simultanées) est venu compléter d’autres aspects de la construction.
Probablement fort utile aussi l’accent porté sur la construction du « rythme de base » en orientation dorsale, démontrant encore s’il le fallait, l’unité des mécanismes à travers la diversité des modes de nage.
Que tous les intervenants soient remerciés pour leurs précieux commentaires.
Cette année à MIRANO, le stage valorisera un thème : celui des nages simultanées
Nous y attendons les entraineurs passionnés et leurs nageurs.
raymond