Pédagogie

"A travers les écrits de Raymond, pensés comme produits provisoires dans sa construction, nous proposons de redécouvrir la dynamique de sa pratique et de sa pensée bref de tenter une élucidation du processus de construction de sa compétence d’intervention."

Travaux Pratiques : le POINT FINAL des EXPERTS

 

Les “TP” auront constitué une excellente opportunité pour exercer l’activité perceptive des entraîneurs participants en relation avec leur compétence dans le domaine de la didactique de la natation.

Il convenait avant tout de repérer, dans un premier temps des indicateurs du fonctionnement de notre jeune nageur, pour proposer ensuite des situations pédagogiques de nature à produire chez lui, les transformations assurant l’efficience de ses actions ou de sa nage.

Placé dans les conditions habituelles de son art, il est difficile à l’entraîneur non exercé de repérer immédiatement ce qui se passe sous la surface ; ce qui se passe au dessus devrait faciliter la quête d’informations signifiantes.

La première séquence proposée comportait deux phases ou si l’on préfère deux actions élémentaires fusionnant dans l’action totale que représentait le parcours : une entrée dans l’eau à partir du bord et un déplacement locomoteur dans l’eau.

Pour un œil exercé, la façon d’organiser l’entrée dans l’eau est déjà révélatrice de ce que sera le trajet nagé. La posture du plongeon de départ préfigure ce que sera la posture du nageur. L’analyse comparative des deux premiers T.P. devient fort instructive lorsque l’on repère (particulièrement dans la première) la capacité du nageur d’accepter le déséquilibre sans déformations de la posture jusqu’au moment où les pieds quittent le sol. L’absence d’extension des jambes préalablement fléchies sur les cuisses interdit toute impulsion du corps loin du bord. Notre jeune nageur ne fait que « tomber » dans l’eau. Et ce qui est remarquable c’est la précipitation gestuelle pour rejoindre la surface. L’indicateur en est LE bras qui regagne la surface tandis que l’autre exerce une poussée vers le bas.

Fidèle au respect de notre modèle théorique de construction du nageur, nous tenterons de résoudre ce problème de nature « POSTURALE » avant de nous préoccuper de sa nage. 

L’analyse attentive du second T.P. va nous éclairer et conforter notre hypothèse.

Contrairement à ce que l’on voit sur la première séquence, le jeune nageur dans la seconde semble vouloir prendre une impulsion pour entrer dans l’eau loin du bord comme en témoigne la flexion des jambes sur les cuisses suivie de leur extension complète.

Il fallait être particulièrement attentif pour ne pas se focaliser sur cette image et conclure rapidement à une impulsion intense du corps qui logiquement le ferait atteindre et dépasser la distance entre le bord du bassin et le T des lignes de nage.

Or ce qui est caractéristique et spécifique de ce que fait ce jeune nageur en fonction de sa « biographie », c’est-à-dire des étapes à partir lesquelles il a été « formé » c’est l’effondrement tonique de l’ensemble postural dès que les pieds perdent contact avec le monde solide. Cela se traduit par une chute dans l’eau, « sur place » pratiquement sans la vitesse horizontale que lui aurait donnée une poussée des jambes sur le mur.

Les images suivantes verront toutefois une petite partie de la vitesse de chute transformée en vitesse de déplacement associée à une longue apnée qui lui permettra de parcourir sur son erre une certaine distance avant de reprendre la nage.

Certains pourraient être tentés de poursuivre l’analyse des images pour y chercher le prétexte à des tâches nombreuses. Pour notre part, nous pensons déterminant de résoudre prioritairement le problème postural dont dépendront ensuite les solutions locomotrices. La remontée précipitée en surface de la première vidéo pourrait plaider en faveur de la construction du corps flottant jusqu’à l’immobilité complète en orientation dorsale, bras dans le prolongement du tronc, bouche grande ouverte.

L’effondrement tonique est un comportement logique d’une posture qui n’a plus à s’organiser en fonction de la force externe permanente et qui de ce fait s’adapte spontanément à l’annulation des effets de la pesanteur par la poussée d’Archimède. Dans une situation d’équilibre stable, l’alignement des segments ne présente aucune nécessité fonctionnelle pour réaliser le « corps flottant ». Mais cet alignement deviendra à nouveau décisif pour le corps projectile et/ou propulsif. Pédagogiquement il est donc intéressant de dépasser le stade de la flottaison spontanée et d’introduire très tôt l’alignement du corps pour toutes les entrées à l’eau du futur nageur. Nous avons montré à Dinard l’intérêt, voire la nécessité de ne pas omettre les entrées « dos au bassin » pour la représentation de l’espace arrière indispensable à la réussite des plongeons de départ. Ce qui est frappant c’est que précisément dans le cursus de ce jeune nageur, celui-ci n’a pas eu l’opportunité de vivre cette diversité des sauts préservant ou non la verticale, l’alignement, l’indéformabilité parce que culturellement cela est interdit dans son pays (pour de fausses raisons de sécurité ou autres ) !

Les propositions de tâches deviennent fort simples. Leur carence vient d’être évoquée. Il faudra les compléter par des « sauts en longueur avec entrées par les pieds » naturellement sans élan. L’objectif étant d’impulser le corps le plus loin possible pour entrer dans l’eau avec une grande vitesse et très loin du bord (ce qui tout autre chose qu’une simple « extension des jambes sur les cuisses ».

Nous remercions tous les formateurs et entraîneurs qui ont bien voulu se lancer dans la merveilleuse aventure que constitue la « lecture » du nageur et nous restons intéressés par leur point de vue, voire leurs critiques toujours utiles.

 

Le point à propos des   T.P.



Comment concilier la valorisation de l’engagement dans la production des plus impliqués et la nécessaire patience pour ceux qui progressent à leur rythme sans donner « toute cuite » la nourriture à ceux qui attendent passivement « des réponses » ? 

Ces derniers seront perdants si, comme l’affirme Piaget, on n’apprend bien que ce que l’on a inventé ! 

Pour apporter quelques pistes à nos contributeurs M et ZD, nous allons reprendre quelques éléments de leur dernier envoi.

M nous écrit :  « le nageur entre dans l’eau au niveau du T »  « et parcourt 6 à 7 lignes de carrelage de plus que sur la séquence 1 » 

Des précisions s’imposent = quelle partie du nageur ?  Ou s’il s’agit de l’ensemble du corps, il faut le signaler. En réalité son corps est complètement immergé avant que ses mains n’atteignent l’alignement des T. Par ailleurs, ce passage dure un certain temps et l’immersion des différentes parties se réalise selon un ordre. Ses pieds sont les derniers à s’immerger. Est-il semblable entre la séquence 1 et la 2 ? 

Autre élément à noter : l’endroit du départ différent de l’une à l’autre (ligne la plus proche dans la séquence 2 et du milieu dans la séquence 1).

« ... il entre toutefois dans l’eau avec les jambes légèrement fléchies »

Que faut-il entendre par « jambe » ? La partie du membre inférieur (MI) comprise entre le genou et la cheville ou l’ensemble des segments du MI ?  La différence entre le premier film et le second est flagrante !  Et doit nous interpeller.  Il y a flexion des différents segments les uns par rapport aux autres et une différence essentielle par rapport au tronc !

Comparez attentivement le « positionnement » des membres supérieurs dans les entrées à l’eau !  et observez les conséquences sur la trajectoire sous marine ! 

Comment est-il possible d’affirmer : « l’impulsion par les jambes est désormais mieux maîtrisée... »  alors que l’extension des jambes sur les cuisses et des pieds sur les jambes disparaît au moment précis où les pieds perdent le contact avec le sol.

Décrivez le avec toute la précision nécessaire pour ensuite INTERPRÉTER !

Signalons à ZD la nécessité de rendre compte d’une dynamique, de mouvements !  et de comparaison. Est-il pertinent d’évoquer un problème d’apnée ?  La séquence 2 nous apporte une réponse !  Il me semble utile d’interpréter le retour en surface des séquences 1 et 2. Là se trouve probablement l’explication fonctionnelle. Mettre en relations le retour en surface de la séquence 1 et l’effondrement tonique de la séquence 2 doit nous aider à choisir un objectif et des tâches pertinents.

Gageons que des « erreurs corrigées » se révèleront plus efficaces que des réussites immédiates. MERCI à nos contributeurs. PRESÉVÉREZ !!!

raymond

 

ULTIME APPROCHE DES TRAVAUX PRATIQUES

 

Il en est de la continuité dans la formation comme dans l’entraînement : elle est condition de fonctionnement, d’efficacité. Celui qui cesse d’apprendre est immédiatement dépassé.

Les faits nous font apparaître un manque persistant d’intérêt pour cette voie pourtant riche de potentialité. « Lire un nageur » est pour l’entraîneur une condition essentielle de son efficacité !

Nous livrons ici les dernières images de notre « nageur M ». Elles complètent les éléments utiles pour le caractériser.

Partant de son fonctionnement actuel, il devient possible et souhaitable de situer l’obstacle à l’origine de sa stagnation vers les progrès nécessaires pour qu’il devienne meilleur nageur.

Des propositions de tâches s’imposent.

Chacun peut reprendre son analyse en tenant compte des informations nouvelles de chaque étape. MENTIONNEZ TP5 !

A bientôt

A l’issue du séminaire de DINARD, les experts vous proposeront leur analyse et leurs suggestions.

raymond

 

ULTIMO APPROCCIO AI LAVORI PRATICI

 

È una questione di continuità tanto nella formazione quanto nell'allenamento: è condizione di funzionamento, di efficacia. Chi smette di apprendere viene immediatamente superato.

I fatti ci fanno apparire una mancanza persistente d'interesse per questa percorso tuttavia ricco di potenzialità. "Leggere" un nuotatore è per l'allenatore una condizione essenziale della sua efficacia!

Pubblichiamo qui le ultime immagini del nostro "nuotatore M". Esse completano gli elementi utili per caratterizzarlo.

Sulla base del suo funzionamento attuale, diventa possibile ed auspicabile individuare l'ostacolo che gli impedisce di realizzare i progressi necessari perché diventi un nuotatore migliore.

Proporre delle attività diventa una necessità.

Ciascuno può riprendere la sua analisi considerando le informazioni nuove di ogni tappa. INDICATE TP5!

A presto.

Al termine del seminario di DINARD, gli esperti vi proporranno la loro analisi e le loro proposte.

raymond

 

TRAVAUX PRATIQUES : TP4 - images sous la surface

 

Pour les plus constants de nos participants, voici deux séquences qui permettront de compléter la vision traditionnelle en surface de notre jeune nageur « M ».

Ces images prises sous la surface nous offrent la possibilité de caractériser de manière plus précise le fonctionnement de notre « nageur ». Le quadrillage du mur opposé nous apporte un système de repères des directions mais non de l’espace d’action lui même « mobile ». Les mouvements de la caméra sont à prendre en considération pour y intégrer les mouvements du nageur. Ceci se révèle complexe !

De plus en plus clairement apparaissent les pistes de reconstruction. Elles peuvent faire l’objet de propositions pédagogiques à échanger. Précisez TP4

Le point de vue des experts viendra conclure ensuite notre tentative de partager des analyses d’images en différé, dont chacun aura pu apprécier la nécessité, pour mieux armer l’entraîneur en situation réelle.

raymond