Pédagogie

"A travers les écrits de Raymond, pensés comme produits provisoires dans sa construction, nous proposons de redécouvrir la dynamique de sa pratique et de sa pensée bref de tenter une élucidation du processus de construction de sa compétence d’intervention."

TRABAJO PRACTICO Nivel 2

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El trabajo pràctico dedicado al “Nadador M” ha producido numerosos y fructìferos intercambios con instructores y entrenadores para mejorar las actividades perceptivas y mobilizar los conocimientos del funcionamiento de los nadadores.

Elegimos secuencias que fueran sìmiles con situaciones habituales en donde el nadador serà visto desde el borde de la piscina. El punto de vista de los expertos estuvo propuesto a los participantes de Dinard et d’Aix-les Bains.

Las imàgenes de la nadadora “A” han sido presas debajo de la superficie del agua con una telecàmera sumergida que se desplaza contemporaneamente con la nadadora. Estas imagines nos impone una nueva lectura, està no seràn menos interesantes para la <<auto-socio-construcciòn>> de quienes las utilizaràn.

Para entrar en la dinàmica de los intercambios, es oportuno que vengan respetadas las disposiciones comunes:

 

  • Elegir dos secuencias (minimos).

  • La descripciòn completa y precisa de lo que se observa.

  • La interpretaciòn que produce lo que se observa.

  • Una o dos propuestas para obtener una deseable transformaciòn.

 

Para facilitar y fomentar la participaciòn serà respetado sistematicamente el anonimato a traves de la asignaciòn de una “ letra del alfabeto” a cada persona que intervenga.

Cada semana se procedera a intercambiar los contenidos anonimamente.

Vuestros aportes deben ser enviadas a « Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ».

En el sito se informarà del suceso de esta nueva operaciòn.

raymond catteau

 

PRACTICAL WORKS level 2

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The practical works regarding “swimmer M” were the opportunity of numerous and fruitful exchanges between teachers and coaches in order to refine their perceptual activity and use their knowledge of the way the swimmer operates.

We chose short video clips similar to the way the swimmer is usually seen from the border of the pool. The expert’s point of view was presented to gatherings in Dinard and Aix-les Bains.

The clips from “swimmer A” are underwater shots recorded by a camera moved along the swimmer. It will require a new reading. Those clips remain none the less interesting for the “auto-social-construction" of the participating volunteers.

In order to begin our exchanges it seems that several common rules need to be respected:

 

  • The choice of at least two video sequences

  • The complete and precise description of what is observed

  • The interpretation of what produces what is observed

  • One or more proposal in order to obtain a desirable transformation

  • Possibly some additional commentaries

 

To facilitate and encourage active participation, anonymity is systematically proposed by the associating a letter to each participant.

Every week a global exchange of the various anonymous contributions is organized.

All contributions must be sent to « Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ».

The website will let everyone know of this new operation’s success.

raymond catteau

 

HABILETE MOTRICE !

 

Nous voici en présence d’un concept flou mais à la mode et probablement aussi inopérant que le « savoir nager ».

Est habile toute personne qui remplit les conditions requises pour réussir la chose entreprise, voire avec adresse, intelligence, compétence. Nos voisins anglo-saxons utilisent un terme proche : « ability » illustré par cette définition : « your ability to do something is the fact that you can do it ».

Dans le domaine de l’activité physique et sportive, les personnes qui utilisent ce mot on cru utile de lui ajouter un adjectif « motrice ». Si nous en précisons le sens, nous constatons qu’il signifie : qui engendre le mouvement. La motricité, quant à elle, regroupe l’ensemble des fonctions qui assurent le mouvement.

Dans l’activité humaine, il est classique de distinguer deux catégories impliquant la motricité : la locomotion (capacité de déplacer son corps dans l’espace) et la manipulation (capacité de déplacer des objets). Les faits nous montrent que toutes deux supposent un apprentissage.

Les sujets ne sont pas, ne naissent pas habiles par nature, si ce n’est à propos des mécanismes de succion vitaux pour la survie et construits avant la naissance.

L’habileté est une qualité acquise par une personne habile, le plus souvent au terme d’un apprentissage. Et il est banal, pour ne pas dire fréquent, de constater que lors de l’initiation à une forme inédite d’activité, les sujets se montrent « malhabiles » et fassent preuve de maladresse toute provisoire et ne réussissent pas immédiatement.

L’habileté motrice est une formulation qui pose problème dans la mesure ou elle semble dissocier un aspect repérable de l’action de ses autres composantes informationnelles ou émotionnelles discrètes mais indissociables. Nos amis qui ont participé au regroupement dont le thème était « pédagogie et technique » ont été confrontés au tir à l’arc dont les spécialistes pourraient évoquer une «habileté posturale » mais qui, fort heureusement, s’en gardent bien.

Lorsque l’on dit que c’est l’option pédagogique qui détermine la nature des contenus enseignés, on en trouve ici une nouvelle illustration et en deux directions.

« motrice » = centration sur le mouvement qui n’est que l’aspect visible des actions et

« habileté » = qualité acquise au terme d’un apprentissage, d’une (trans)formation, d’un « savoir faire » acquis et développé par l’exercice.

 

La pédagogie traditionnelle se réfère au « produit fini » (à ce que l’on voit du nageur performant) qu’elle prend pour modèle qu’elle cherche à faire reproduire. L’habileté motrice du champion devient SA référence. Le contenu est l’image de celui qui accède à la haute performance.

Dans la pédagogie de l’action, ce qui est essentiel ce n’est pas le produit mais le processus qui permet de le réaliser. La transformation du terrien en meilleur nageur comporte inévitablement des passages obligés qui relient la maladresse actuelle à l’adresse future.

Ces passages obligés sont la conséquence de la nature différente des substrats à laquelle il faut s’adapter et aux changements liés aux forces externes rencontrées.

Nous ne sommes jamais en présence d’un produit définitif mais de transformations nécessaires pour une adaptation de plus en plus complète, de plus en plus fine conditionnée par le substrat et la nature de la performance recherchée.

Notre modèle théorique est celui du haut niveau de fonctionnement des meilleurs. Il implique la nécessité de se construire une représentation du réel, au-delà des apparences que constitue le mouvement.

raymond

 

La pédagogie de l’action ne dissocie jamais...

 

Notre visiteur N.K. pose ces questions :

« Sans aller forcément dans la grande analyse, pourquoi certaines personnes qui tentent de faire des battements de crawl avec une planche se mettent à reculer ? Comment aborder cette problématique ?

Comment aborder l'apprentissage et construire les battements ?

Comment analyser cela et transformer cette attitude ?

Par quoi commencer ?

Que faut-il savoir, faire et ne pas faire dans la démarche de l'action? »

 

Dans la pédagogie traditionnelle qui vise la reproduction des mouvements, un souci de simplification débouche sur un découpage des mouvements de la nage.

C’est ainsi que l’on voit faire réaliser les fameux battements de jambes.

Non contents de se satisfaire de cette agitation des membres inférieurs, il est d’usage de faire reposer les mains et parfois les avant-bras sur un support flottant : la planche.

Cet appui en avant a pour conséquence d’enfoncer la partie arrière.

Le « mouvement » lui-même voit les cuisses réaliser des déplacements ascendants et descendants qui entraînent ceux des jambes et ces derniers ceux des pieds.

Lorsque la cheville présente la souplesse requise, la face externe du pied vient prolonger la jambe dont les temps forts exercent une poussée oblique des masses d’eau. Une composante horizontale assure la poussée rétrograde dont l’effet entraîne le déplacement du corps vers l’avant. 

Le schéma extrait de Counsilman en rend compte.

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De là à imaginer que le nageur disposera de deux moteurs, le pas a été vite franchi !

Lorsque les pieds conservent un degré important de flexion sur la jambe, leur face externe (ou supérieure dans la station droite) est orientée en sens contraire du cas précédent et l’effet s’en trouve également inversé. Le pauvre « débutant » recule !

La pédagogie de l’action, fort heureusement, ne dissocie jamais les composantes du « tout » que constitue l’action de nager, la locomotion dans l’eau. Elle considère que les « battements » sont pour le nageur l’équivalent des mouvements des membres supérieurs dans la marche ou la course. Leur fonction est d’amener le centre de gravité dans le plan de la poussée de la jambe. Les membres inférieurs se trouvent articulés à distance de l’axe du corps (coxo-fémorale) et sans les compensations permanentes des membres supérieurs, les poussées des jambes entraîneraient des déplacements latéraux préjudiciables à la continuité et à l’efficacité de la locomotion.

Le plus souvent en natation, les actions alternées des membres supérieurs (également insérés à distance de l’axe du corps) poussant de l’eau vers l’arrière, déclenchent l’entrée en jeu des membres inférieurs pour réaligner le corps sur l’axe de déplacement du nageur en même temps que par rapport à la surface.

Dans les cas exceptionnels où les battements ne se déclenchent pas spontanément, on peut avoir recours à une analogie : tandis que les bras « tournent » d’arrière en avant (comme un moulin) le sujet se déplace vers l’arrière en marchant. Le fait de « mettre le sol devant soi » sur terre équivaut à mettre de l’eau en dessous de soi. Naturellement l’inverse correspondrait à la nage sur le dos. On tente alors de revivre rapidement la même situation dans l’eau.

S’il y avait un remède (ou une panacée !) pour passer de la pédagogie du mouvement à la pédagogie de l’action, on ne verrait plus ces aberrations du découpage des nages et l’on gagnerait un temps précieux dans la construction de nageurs performants. Cela supposerait que le formateur se soit construit un modèle théorique du fonctionnement du nageur tournant le dos aux « connaissances descriptives » des mouvements qu’il suffirait de reproduire. On ne verrait plus « l’ordre de la description » devenir l’ordre de la mise en œuvre de la reproduction des mouvements impliquant la dislocation du fonctionnement global en éléments à envisager successivement.

Les stages que nous animons et qui mettent en avant une pratique de construction et d’animation de séances fondées sur l’incorporation de connaissances apportent des réponses à ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour s’inscrire dans la démarche de la pédagogie de l’action.

raymond

 

Travaux Pratiques : le POINT FINAL des EXPERTS

 

Les “TP” auront constitué une excellente opportunité pour exercer l’activité perceptive des entraîneurs participants en relation avec leur compétence dans le domaine de la didactique de la natation.

Il convenait avant tout de repérer, dans un premier temps des indicateurs du fonctionnement de notre jeune nageur, pour proposer ensuite des situations pédagogiques de nature à produire chez lui, les transformations assurant l’efficience de ses actions ou de sa nage.

Placé dans les conditions habituelles de son art, il est difficile à l’entraîneur non exercé de repérer immédiatement ce qui se passe sous la surface ; ce qui se passe au dessus devrait faciliter la quête d’informations signifiantes.

La première séquence proposée comportait deux phases ou si l’on préfère deux actions élémentaires fusionnant dans l’action totale que représentait le parcours : une entrée dans l’eau à partir du bord et un déplacement locomoteur dans l’eau.

Pour un œil exercé, la façon d’organiser l’entrée dans l’eau est déjà révélatrice de ce que sera le trajet nagé. La posture du plongeon de départ préfigure ce que sera la posture du nageur. L’analyse comparative des deux premiers T.P. devient fort instructive lorsque l’on repère (particulièrement dans la première) la capacité du nageur d’accepter le déséquilibre sans déformations de la posture jusqu’au moment où les pieds quittent le sol. L’absence d’extension des jambes préalablement fléchies sur les cuisses interdit toute impulsion du corps loin du bord. Notre jeune nageur ne fait que « tomber » dans l’eau. Et ce qui est remarquable c’est la précipitation gestuelle pour rejoindre la surface. L’indicateur en est LE bras qui regagne la surface tandis que l’autre exerce une poussée vers le bas.

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Fidèle au respect de notre modèle théorique de construction du nageur, nous tenterons de résoudre ce problème de nature « POSTURALE » avant de nous préoccuper de sa nage. 

L’analyse attentive du second T.P. va nous éclairer et conforter notre hypothèse.

Contrairement à ce que l’on voit sur la première séquence, le jeune nageur dans la seconde semble vouloir prendre une impulsion pour entrer dans l’eau loin du bord comme en témoigne la flexion des jambes sur les cuisses suivie de leur extension complète.

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Il fallait être particulièrement attentif pour ne pas se focaliser sur cette image et conclure rapidement à une impulsion intense du corps qui logiquement le ferait atteindre et dépasser la distance entre le bord du bassin et le T des lignes de nage.

Or ce qui est caractéristique et spécifique de ce que fait ce jeune nageur en fonction de sa « biographie », c’est-à-dire des étapes à partir lesquelles il a été « formé » c’est l’effondrement tonique de l’ensemble postural dès que les pieds perdent contact avec le monde solide. Cela se traduit par une chute dans l’eau, « sur place » pratiquement sans la vitesse horizontale que lui aurait donnée une poussée des jambes sur le mur.

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Les images suivantes verront toutefois une petite partie de la vitesse de chute transformée en vitesse de déplacement associée à une longue apnée qui lui permettra de parcourir sur son erre une certaine distance avant de reprendre la nage.

Certains pourraient être tentés de poursuivre l’analyse des images pour y chercher le prétexte à des tâches nombreuses. Pour notre part, nous pensons déterminant de résoudre prioritairement le problème postural dont dépendront ensuite les solutions locomotrices. La remontée précipitée en surface de la première vidéo pourrait plaider en faveur de la construction du corps flottant jusqu’à l’immobilité complète en orientation dorsale, bras dans le prolongement du tronc, bouche grande ouverte.

L’effondrement tonique est un comportement logique d’une posture qui n’a plus à s’organiser en fonction de la force externe permanente et qui de ce fait s’adapte spontanément à l’annulation des effets de la pesanteur par la poussée d’Archimède. Dans une situation d’équilibre stable, l’alignement des segments ne présente aucune nécessité fonctionnelle pour réaliser le « corps flottant ». Mais cet alignement deviendra à nouveau décisif pour le corps projectile et/ou propulsif. Pédagogiquement il est donc intéressant de dépasser le stade de la flottaison spontanée et d’introduire très tôt l’alignement du corps pour toutes les entrées à l’eau du futur nageur. Nous avons montré à Dinard l’intérêt, voire la nécessité de ne pas omettre les entrées « dos au bassin » pour la représentation de l’espace arrière indispensable à la réussite des plongeons de départ. Ce qui est frappant c’est que précisément dans le cursus de ce jeune nageur, celui-ci n’a pas eu l’opportunité de vivre cette diversité des sauts préservant ou non la verticale, l’alignement, l’indéformabilité parce que culturellement cela est interdit dans son pays (pour de fausses raisons de sécurité ou autres ) !

Les propositions de tâches deviennent fort simples. Leur carence vient d’être évoquée. Il faudra les compléter par des « sauts en longueur avec entrées par les pieds » naturellement sans élan. L’objectif étant d’impulser le corps le plus loin possible pour entrer dans l’eau avec une grande vitesse et très loin du bord (ce qui tout autre chose qu’une simple « extension des jambes sur les cuisses ».

Nous remercions tous les formateurs et entraîneurs qui ont bien voulu se lancer dans la merveilleuse aventure que constitue la « lecture » du nageur et nous restons intéressés par leur point de vue, voire leurs critiques toujours utiles.