Pédagogie

"la pédagogie ne consiste pas à demander mais à obtenir"

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POUR CHANGER, PEUT-ON FAIRE L’ECONOMIE DES REPRESENTATIONS ?

 

Nous reprenons ici le titre d’un article de la revue Sport et Plein Air de 1988 rendant compte d’un travail effectué avec les participants du stage Maurice Baquet à BOULOURIS en 1987.

Tous les stagiaires du groupe natation étaient d’anciens nageurs (certains performants) ou des entraîneurs en fonction. Nous avions pour souci d’attirer l’attention des stagiaires sur les aspects spatio-temporels de l’organisation des nageurs.

La lecture de Piaget avait attiré notre attention sur les rapports entre la réussite en action et les représentations. La première n’implique pas, sans plus, l’exactitude de la seconde nous disait l’auteur.

C’est ainsi que préalablement à toute pratique en piscine, nous avons demandé aux stagiaires de représenter sur une ligne, les durées relatives des actions propulsives des jambes et des bras pendant un cycle de nage en brasse. Par convention, sur la ligne représentant la durée totale du cycle, au dessus un trait épais figurait la durée de l’action motrice des bras et en dessous le trait la durée de celle des jambes.

Ce travail a été repris bien des années plus tard ( en 2011 ) au stage d’Aix les Bains et a plongé dans la même perplexité les participants entraîneurs.

Nous suggérons donc à chaque lecteur d’interrompre ici sa lecture pour prendre le temps de se livrer au même exercice.

Pour commencer, tracer un segment de droite de 15 ou 20 cm. représentant la durée du cycle.

Au premier degré d’approximation une condition nécessaire pour que la phase soit considérée comme propulsive est que le segment considéré se déplace en sens inverse de celui du nageur.

Naturellement nous avons dans un second temps fait réaliser aux stagiaires un parcours filmé sous la surface pour en extraire les images d’un cycle et décrypté pour chacun les durées faisant l’objet de la représentation.

Voir plus loin les représentations spontanées des stagiaires.

Deux questions se posent :

1) est-il possible d’enseigner une activité dont on ignore la manière dont elle est constituée (structure) et son fonctionnement ?

2) En quoi la connaissance objective de l’activité (lorsqu’elle est établie) peut-elle guider le formateur ou l’entraîneur dans son activité de construction des nageurs.

Les faits semblent accréditer l’idée que bon nombre d’enseignants ne fonctionnent pas à partir d’une représentation objective de leur objet d’enseignement.

Par contre il semble avéré que le passage à une pédagogie de l’action ne soit possible que s’il y a adéquation ce qui est représenté et ce qui doit être enseigné.

Pour illustrer l’importance des représentations nous reproduisons la page 22 d’une publication sortie en 1920 ( LA NATATION SPORTIVE ET ÉDUCATIVE – LE WATER-POLO – ILLUSTRÉ PAR LA PHOTOGRAPHIE , Paul Boucher, Amand Girard, c1920, collection "Olympic" ).

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Quels commentaires appelle de votre part cette représentation de la brasse?

Et voici les représentations spontanées des stagiaires de 1987

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raymond

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REAGIR AU T.P.

 

Lors d’un stage de formation, Marc demandait à ses stagiaires de se représenter, d’imaginer ce que l’on verrait du nageur entraîné au terme de l’action de l’entraîneur. On peut supposer que le stagiaire mobiliserait toute ses connaissances pour « dresser le portrait » en ayant recours au souvenir des images des meilleurs nageurs.

Cette représentation concerne à la fois la posture et les mouvements caractérisant le haut niveau de fonctionnement. En d’autres termes une référence à un modèle théorique regroupant ce qu’il y a actuellement de meilleur dans l’organisation de plusieurs champions et éventuellement d’aspects logiques, non encore apparus mais susceptibles d’être réalisés.

L’image que se fait l’entraîneur de ce nageur idéal sera mobilisée par lui pour la comparer à la réalité qu’il observe pour relever les « anomalies » ou les carences et souligner ainsi un ensemble de transformations nécessaires et souhaitables chez le nageur qui lui est confié.

Selon son niveau de compétence ou de formation, l’observateur dressera une liste et tentera une suite de modifications ou fera des hypothèses sur les obstacles à franchir dans un certain ordre. Chronologiquement dirons-nous ! S’il envisage la structuration du fonctionnement ou dans l’ensemble des fonctions, il tentera de dégager, à l’étape actuelle de construction, la fonction momentanément subordonnante qui en toute probabilité se trouve impliquée dans le niveau de fonctionnement dont il vient de recueillir les images.

Parallèlement, l’expert organisera son observation du ou des nageurs, de préférence avec des outils qui deviennent indispensables, si les phénomènes observés le sont sous la surface et à une certaine vitesse comme cela est le cas pour des cycles de nage dont la durée peut être voisine de la seconde. L’immense avantage devenant celui de pouvoir multiplier en les dissociant ses observations.

Son attention sera portée dans un premier temps sur la posture et ses modifications avant de s’attarder sur les mouvements des propulseurs ou des équilibrateurs.

Il gagnera un temps précieux s’il fait référence aux points remarquables des paramètres d’un cycle qu’il comparera éventuellement au précédent ou suivant.

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La main gauche pénètre dans l’eau loin devant la tête, paume à l’oblique vers l’arrière.

Dans sa phase propulsive, le bras droit s’est porté vers l’arrière sans que la pale s’oriente de manière à pulser des masses d’eau vers l’arrière.   On remarque une rupture d’alignement de l’axe de la tête relativement bien placée tandis que la ligne bassin épaules indique un enfoncement du bassin.

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A partir de son entrée à l’eau, le bras droit qui n’a jamais atteint l’extension complète s’est enfoncé en provoquant un redressement du tronc. La tête en grande partie sortie de l’eau demeure dans le prolongement du tronc. La suite des images laisse penser à une prise d’inspiration. Cette image correspond au P AV référentiel exo centré.

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Lors du passage du bras gauche au point profond, on retrouve un alignement et une immersion satisfaisants corps - tête. Par contre le propulseur marque un retrait du coude préjudiciable à une prise efficace de masses d’eau.

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Cette image laisse apparaître un corps immergé et un alignement de la tête sur le tronc.

Elle correspond au point de fin de poussée, alors que le coude se situe pratiquement à la verticale de l’épaule. Le coude et la main sortent ensuite de l’eau sans que l’avant-bras se déplace vers l’arrière. L’action propulsive ne s’achève pas sur une extension complète du membre supérieur.

 

DIAGNOSTIC

Première hypothèse : cette nageuse « reproduit » des mouvements appris et stéréotypés.

Il serait intéressant de lui demander de faire voir hors de l’eau les mouvements qu’elle pense réaliser en nageant. Et immédiatement poser la question : à quoi cela sert-il ?

Selon les réponses : tenter un changement des mouvements. Consignes : la main droite pousse l’eau sous le genou gauche et la main gauche sous le genou droit

En l’absence de modifications significatives envisager les exercices systématiques de structuration de l’espace.

En ce qui concerne la respiration substituer au redressement de la tête une torsion dans l’axe aidée par le pivotement de l’ensemble du corps.

 

QUELQUES INFORMATIONS

- durée du cycle 1 sec 44

- passage dans l’eau 0 sec96

- durée phase propulsive 0 sec 36

  

raymond

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ENCORE UN T.P.

 

Pour la majorité des participants aux précédents TP, ces opérations se sont révélées positives.

L’analyse d’image exerce l’œil de l’entraîneur et l’amène à mobiliser ses connaissances, voire à les enrichir.

L’anonymat a levé les premières hésitations, toutes craintes de jugements. Ces derniers sont proscrits et chacun peut sereinement donner sa propre vision qui sera respectée parce que respectable. Cela n’empêche pas les points de vue d’être divergents et ainsi d’être confrontés.

La nouvelle formule se veut encore plus riche de potentialités d’échanges, non seulement entre formateurs et entraîneurs mais également avec la nageuse intéressée par sa participation consciente à ses transformations.

Nicolas est actuellement son plus proche conseiller et intervenant. Il nous a procuré plusieurs prises de vues mais pour la commodité et la simplicité nous ne retiendrons que celle qui suit.

{youtube}GxHd_WSfRYI{/youtube}

Il s’agit d’un passage rapide devant la caméra. Nous ne savons pas s’il a bénéficié d’un départ plongé ou d’une poussée initiale au mur.

Nous pouvons compter sur d’autres prises de vues ultérieure permettant d’identifier et objectiver des transformations. Nous considérons comme standard le fait de ne prendre aucune impulsion initiale et de réaliser la prise de vues à environ 10 m. du départ dans l’eau.

Chacun d’entre vous est sollicité pour encourager des amis à se joindre à nous. Notre liste d’échanges s’enrichira directement.

Merci à tous.

Raymond

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TP - A partir des images sous marines de la nageuse entraînée par N

{youtube}GxHd_WSfRYI{/youtube}

Le film ne permet pas de faire des arrêts image par image. Il n’est donc pas possible « d’observer» les accélérations du propulseur.

Toutefois l’arrêt sur image reste possible mais l’image devient très floue.


- L’orientation du grand axe du corps :

Le grand axe du corps n’est pas aligné sur l’axe de déplacement ; la tête de la nageuse sort en grande partie de l’eau, son regard est dirigé vers l’avant.


- L’orientation de la pale pour construire la masse d’appui :

La pale main-avant bras n’est pas orientée vers l’arrière au point le plus avant.

La pale est orientée vers le fond pendant la traction, le coude franchit la verticale de l’épaule nettement avant le bout des doigts.

L’épaule reste en surface pendant le trajet de la pale.

Le coude commence à remonter vers la surface dès la verticale de l’épaule, la pâle s’oriente vers l’arrière avant de sortir de l’eau.


- L’amplitude du trajet de la pale vers l’arrière

Trajet pale orientée de faible amplitude.


- La grandeur de l’accélération réalisée

Le recul est important. L’accélération ne peut être visualisée par la succession d’images.

 

Si je devais entraîner cette nageuse :

1- Construction du corps projectile : alignement, indéformabilité, immersion

Puis

2 – Construction du corps propulseur :

Ebauche du corps propulseur 

puis intégration de la ventilation

Construction de pale

Repérer son corps dans son espace d’action

Force d’intensité croissante

3 - Mise à l’épreuve de la durée…. 

MB

 

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L'attività dei bebè: l'essenziale

 

In risposta alla domanda di ZN:

 

Buongiorno,

sono un educatore sportivo che aderisce al suo approccio costruttivista della pedagogia. Mi piacerebbe conoscere il suo modo di procedere quando si confronta all'attività natatoria dei bebè. Ho letto il suo libro "Il nuoto di domani" nel quale in alcune pagine succinte viene affrontato il tema del nuoto dei bebè senza troppi dettagli specifici.

Mi permetto di presentarle la mia visione dell'attività:

l'attività di nuoto dei bebè è un'attività di risveglio e un'attività che favorisce lo sviluppo psicomotorio del bambino con un primo approccio all'ambiente acquatico.

Cosa si fa? Si lascia al bebè la libertà di muoversi con i minimo di restrizioni affinché possa esplorare il suo ambiente e organizzare le sue esperienza sensoriali e strutturarle per arrivare ad apprendere cose come l'equilibrio, la risalita passiva (in funzione dell'età) ecc. Ma si tratta soprattutto di un'attività che i genitori condividono con i loro bambini.

Avendo constatato come in molti posti si vedano cose prive di senso, mi piacerebbe conoscere il suo punto di vista su questa attività e come fare in modo che essa favorisca al massimo lo sviluppo del bambino.

La ringrazio fin da ora per la sua risposta e un grazie ancora più grande per il lavoro di qualità con cui supporta tutti noi educatori sportivi.

Cordialmente,

Z N

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Il nostro lettore ha ragione per quanto concerne il carattere succinto delle pagine dedicate all'attività dei bebè in acqua nel libro "Il nuoto di domani". L'argomento richiederebbe un libro intero se non di più.

Per questo motivo ci sembra utile affrontarne gli aspetti essenziali: e cioè, evitare di infagottare i bambini con "aiuti" per il galleggiamento e con tutto quello che ostacolerà e ritarderà la costruzione della sua postura di nuotatore; quando lo si tiene, non prenderlo sotto le ascelle altrimenti la conseguenza sarà immobilizzare gli arti superiori e il tronco favorendo l'agitazione degli arti inferiori; sorreggere il bambino con una sola mano sotto il sedere e sufficientemente immerso provocherà in lui una tonificazione del tronco a integrazione dell'azione dell'acqua che sarà reinvestita quando, abituatosi all'immersione prolungata, diventerà capace di scegliere l'orientazione orizzontale che è specifica della locomozione in acqua, come la verticalità è specifica della nostra locomozione terrestre.

Un altro punto determinante per i progressi è il tipo di relazione con l'adulto (genitore) che può essere nuotatore o non nuotatore. Se non è indispensabile che il genitore sia un ottimo nuotatore, è però obbligatorio che abbia costruito il suo "corpo-galleggiante".

Lire la suite...Gli altri parametri che concorrono a determinare le strategie di costruzione del piccolo nuotatore sono da una parte le caratteristiche fisiche della struttura di ciò che "contiene" l'elemento liquido: si tratti di una pendenza morbida o di una brusca profondità e del tipo di presa possibile e d'altra parte l'età e l'esperienza acquisita nell'ambiente terrestre caratterizzata da "punti fermi", punti di partenza di nuove acquisizioni specifiche dell'ambito acquatico.

Il carattere "psicomotorio" dell'attività , terrestre o acquatica, fa parte delle banalità associate all'approccio all'acqua. Preferisco evocare le componenti affettive, motorie e cognitive della personalità implicate permanentemente in ogni attività e specialmente nelle azioni di chi apprende.

Lire la suite..."Apprendere l'equilibrio" vuol dire rendersi conto ad un dato momento della costruzione del corpo galleggiante che l'azione dell'acqua sul corpo permette al principiante di non "fare niente" per restare in superficie, a patto che abbia adottato, per il suo corpo, la forma che permette all'azione congiunta della spinta di Archimede e della gravità di applicarsi sulla stessa verticale per realizzare l'orizzontalità del corpo.

La "risalita passiva" allo stesso modo può essere sperimentata a partire da una durata di apnea sufficiente per tentare di restare in contatto con il fondo e constatare che il corpo risale passivamente.

È altrettanto determinante che l'insegnante si prenda il tempo necessario per costruire e far vivere pazientemente l'insieme delle tappe che si condizionano reciprocamente.

 

raymond

 

Raymond dovrebbe forse aggiungere alla sua risposta sul tema dei bebè qualche riflessione sull'immersione completa della testa, che a mio avviso rappresenta una tappa essenziale per i genitori.

G

 

Come potremmo non essere del tutto d'accordo con questo pertinente suggerimento di G ! Lo ringraziamo.

Scegliendo la soluzione per cui siano i genitori ad introdurre i bambini alla conquista dell'elemento liquido, ci sembra determinante che essi stessi siano, se non eccellenti nuotatori, almeno delle persone che abbiano costruito il corpo galleggiante e vivano con piacere l'immersione completa. Aggiungendo che siano consapevoli dell'enorme ostacolo costituito dal portare accessori di galleggiamento intorno alle braccia o al tronco.

Nella pratica, l'immersione completa del bambino è imprevista o provocata. Quando si verifica in modo inatteso, il "recupero" deve obbligatoriamente essere realizzato "dolcemente", senza nessuna forma di contrazione che sarebbe immediatamente "letta", interpretata come segno di pericolo dal bebè sensibile al dialogo tonico con il suo genitore. Inoltre il genitore deve manifestare la sua gioia per il successo (anche involontario) del suo bambino, la sua soddisfazione.

Quando l'immersione è provocata, è sempre preferibile che sia realizzata in simbiosi con il genitore, "faccia a faccia", in modo disteso e gioioso. È assolutamente necessario che la risalita sia più lenta della discesa e si avvicini dunque ad una risalita passiva. Le capacità di apnea del bambino sono notevoli e l'immersione della sua testa corrisponde ad un blocco della glottide che impedisce totalmente l'ingresso dell'acqua.

Bisogna notare che le prime reazioni propulsive spontanee del bebè si realizzano a partire da e dopo un immersione e mai in superficie. Molto rapidamente i bebè che avranno costruito la capacità di tornare al bordo, apprezzeranno gli "ingressi in acqua" immediati e aiutarli a entrare con la testa avanti (si veda "Il nuoto di domani" p. 27) favorisce l'accesso alla locomozione autonoma.

raymond

 

 

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