« Apprendre à nager comme on a appris à marcher en grande profondeur et sans matériel pour devenir toujours meilleur nageur »

NOUVELLE ÉTAPE

dans les T. P. d’auto-socio-construction des INTERVENANTS dans la formation des nageurs.

Seize pour Cent des participants aux premiers TP consacrés au nageur « M » ont spontanément prolongé leur analyse avec les images du nageur « M2 ».

La seconde étape des premiers TP proposait de repérer les réponses convergentes et les réponses divergentes par rapport à ce que chacun avait produit.

Ce n’est pas parce qu’une opinion est largement partagée qu’elle est nécessairement juste ! Il y a au contraire beaucoup de chances pour qu’elle soit « idéologique » ! Et pour échapper à ce risque nous devons avoir, encore une fois, recours à la pensée rationnelle. Également prendre appui sur les savoirs savants de nos auteurs de référence. Beaucoup d’assertions ont « été colorées » par des convictions, des opinions, des croyances, des désirs ! (observation spontanée).

Certes la tâche n’est pas aisée, mais c’est au niveau de l’activité perceptive, et donc de l’observation, qu’il nous faudra redoubler de vigilance. (Revoir la copie !).

Les mouvements ne sont que les « aspects visibles » de l’action. Encore faudrait-il qu’ils soient correctement et complètement repérés dans l’espace du sujet et dans l’espace d’action.

Comment lire les mouvements ? Il nous faut interroger Paillard :

« seules les structures de relations entre les objets discriminables de notre environnement sensible sont accessibles à nos instruments de lecture. »

Notre instrument de lecture est ici la vue. Nous observons des mouvements = des déplacements dans l’espace, en fonction du temps, par rapport à un point de référence. Le non respect de ces données a piégé la grosse majorité des observateurs !

Je crois utile de vous donner un exemple concret. Lorsque je passe de la position assise à la station droite, la flexion de mes jambes sur les cuisses passe de 90° à 180°. Lorsque Benoît (dans le record du monde) passe du maximum de flexion des jambes sur les cuisses à leur extension complète, il exécute des mouvements pratiquement identiques. Cependant les conséquences sont radicalement différentes : lorsque je me suis levé, mes pieds n’ont pas décollé du sol tandis que avec les mêmes mouvements, Bruno s’est éjecté loin du plot de départ. Où faut-il trouver la différence ? Vous pouvez m’envoyer vos réponses l’anonymat sera préservé. Ce point est décisif ! Les images des TP l’illustrent.

Actuellement plusieurs possibilités se présentent. Reprendre le travail d’observation avec le nageurs « M » ou « M2 » ; opérer une analyse comparative entre « M » et « M2 » Je crois qu’il serait préférable de se contenter d’un seul fait. Identifiez votre travail avec la référence « TP3 »

Je crois utile de mettre l’accent sur ce passage de Wallon sur lequel nous avions déjà attiré votre attention « ainsi, des collections indéfinies de faits peuvent ne pas valoir un fait unique mais significatif »

Collectivement nous ne pouvons que progresser ! « l’ignorance est moins éloignée du VRAI que le préjugé. » Nous allons, dans notre intérêt, adopter une attitude critique envers nos propositions ; « une erreur corrigée est souvent plus profitable qu’une réussite immédiate » nous dit Piaget.

« La perception est une connaissance directe du monde tandis que la pensée est la connaissance médiate de ce qui échappe à la connaissance directe » !

- Pour apprendre, il faut être perturbé dans ses certitudes, (mais pas trop) - A. Giordan

Il me semble qu’il serait devenu nécessaire de pouvoir visionner notre jeune nageur (image par image) le logiciel « KINOVEA » ou le « Streamclip » peut vous y aider.

A bientôt pour une avancée significative de nos compétences pédagogiques !

raymond