« Apprendre à nager comme on a appris à marcher en grande profondeur et sans matériel pour devenir toujours meilleur nageur »

Réaction à chaud au « Travaux Pratiques » de Raymond Catteau

 

VOICI UNE CONTRIBUTION de l'observateur "S" particulièrement intéressante.

Et nous l'en remercions.

raymond

 

Parmi les éléments de réflexion que suscite la démarche il y a entre autre la question de l’usage (du bon usage) de la vidéo. Pourquoi demander une seule vision ? Il serait intéressant de fonder cette consigne (je subodore qu’il s’agit de mettre l’observateur dans une situation identique au réel où l’intervenant doit agir « à chaud » sans possibilité de « retour en arrière » ; c’est cela qui peut être objet de discussion : ce présupposé est-il justifié ? cette consigne est-elle vraiment nécessaire pour valider l’expérience ?

Pour amorcer je joins une réaction écrite à chaud ... qui appelle un développement.

 

----------------------

Réaction à chaud au TP de R. Catteau

Lundi 25 février 2013

Je voudrais revenir de la question de l'intérêt et des limites de la vidéo pour ce genre d'exercice, procédé extrêmement riche et prometteur pour la formation permanente, mais dont il faut cependant cerner les limites pour le rendre encore plus pertinent.

J'ai interprété la tâche demandée comme une manière d'évaluer la nature et le niveau de l'observation en direct d'un intervenant dont on sait (cf. Travaux de Jacky Marsenach), par delà tous les discours, qu'elle est in fine déterminante dans l'action pédagogique (le cas de la MNS sur la première page du site est éloquent à ce sujet). Le fait de solliciter le point de vue après une seule vision va dans ce sens : dans la réalité quand le nageur a réalisé la tâche demandée on ne peut pas le faire revenir en arrière comme sur la vidéo. Qu'a alors vu ou n'a pas vu l'intervenant ? Avec quelle interprétation ou absence d'interprétation (cf. : la MNS)?

La présente réflexion m’est venue après avoir répondu au TP en jouant presque le jeu, puisque j’ai regardé deux fois l’extrait à vitesse normale. A brûle pourpoint, sans être dans le contexte, une seule fois c’est trop peu et probablement –hypothèse - pas significatif (à développer). Après coup – comme d’habitude – je me suis demandé : « au fait, quand il entre dans l’eau, quelle était la position de la tête. Y-avait-il un redressement ? Ou bien au contraire entrait-il bien par la nuque ? Je ne pouvais pas répondre à cette question parce que je n’avais pas focalisé le regard sur ce point dans les conditions de l’exercice. Si je l’avais fait et si j’avais remarqué la subsistance d’un réflexe de redressement j’aurais changé la tâche envisagée au profit d’autres exercices genre entrée par roulade + prises de conscience à sec de la posture tenue menton – poitrine.

Après ce § Je suis retourné sur le site pour une troisième vision mon observation étant centrée sur la tête du plongeur : de la position initiale, debout sur le bord à l’entrée dans l’eau quel angle la nuque fait-elle avec le tronc ? est-elle dans le prolongement ( = 180°) ou au-delà de 180 ? y-a-t-il maintien ou déformation ? (remarque pour cette troisième vision je n’ai même pas revu la suite de la traversée)

Résultat selon moi : la tête est bien placée d’un bout à l’autre du mouvement (angle> 180°). La proposition de travailler la poussée était pertinente.

----------------------

A suivre pour une généralisation sur la question du bon usage de la vidéo…

S