Didactique

"c'est l'option pédagogique qui détermine la nature des contenus à enseigner"

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LE SITE COMME LIEU PRIVILEGIE d’INFORMATION

et de FORMATION !

 

Notre ami J.T. a connu et maitrisé le modèle E.R.P. en intervenant professionnellement dans la formation de personnes enseignant la natation de longues années durant. Son passage au stage d’entraîneurs de Ruffec l’a mis brutalement en présence du modèle projectile-propulseur. Conforté par sa participation, dans sa région à l’encadrement d’une formation destinée aux professionnels de l’enseignement dans cette même discipline, il évoque dans le message qui suit, une tâche vécue par lui, mais également par les nageurs durant les périodes de formation, et lui étant apparue comme particulièrement « transformatrice ».

Nombreux sont également nos visiteurs pour qui les lignes qui suivent évoquent : un objectif séquentiel de construction du nageur auquel correspond une tâche pertinente qui demande à être précisée accompagnée de consignes.

« Je nage pratiquement tous les jours entre 3 et 5 km ; je donne aussi quelques conseils à des connaissances venues tardivement à la natation.

Elles n’en reviennent pas que je puisse les larguer en économisant les rotations (nombre de coups de bras), mais j’ai cru saisir que leurs actions motrices étaient dénuées de toute accélération.

Expliquer ne sert à rien, n’intervenant pas en piscine j’ai pensé les faire allonger sur une planche type surf et tourner un bras comme tu le préconisais allongé sur le bord de la piscine.

Verrais-tu autre chose ? »

 

Le jeu consiste à reconstruire la problématique sous-tendue par le message en fonction d’hypothèses à préciser (problématique = ensemble des problèmes à replacer dans un ordre).

  • Est-on en présence d’une tâche ou d’un exercice ?

  • Dispose-t-on de toutes les informations ?

  • Redéfinissez le contexte (situation pédagogique) !

  • Envisagez d’autres pistes !

On peut également proposer un titre, ou plusieurs, au thème pédagogique.

 

Jouer ne comporte aucun risque. C’est important de s’exercer !

Toutes les réponses auront le caractère anonyme.

L’enseignant est toujours confronté au choix d’une tâche.

A celle qu’il propose il aurait pu en suggérer une autre !

Vous disposez de cinq jours pour proposer votre version et ainsi exercer votre art !

raymond

 

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L’activité spontanée ou « activité fonctionnelle » et la construction du nageur

Les situations auxquelles réagit l’enfant sont exactement celles qui correspondent à ses besoins.

H. Wallon

L’activité spontanée des enfants serait une entrée privilégiée des pédagogies actives, pour les enraciner dans les acquisitions les plus élaborées, les plus techniques au sens où nous l’entendons : celles qui permettent d’accéder à la meilleure performance au moindre coût.

Déclenchée par des besoins, cette activité prendrait un caractère irrésistible lorsque les circonstances la rendent possible. Elle ne serait pas nécessairement « gratuite » bien que prenant toutes les apparences du jeu. Elles correspondraient à une nécessité !

Les personnes qui se rendent dans les lieux propices aux activités natatoires, particulièrement les piscines ou autres endroits où elles peuvent s’exprimer, deviennent les témoins plus ou moins amusés de la manière dont s’opère le passage du monde solide à l’espace liquide.

L’accès en pente douce des plages ou l’échelle en partie immergée conduisant à la profondeur n’amuse pas et n’intéresse pas longtemps le débutant. Dès qu’il s’est rendu compte que son corps flottait, il recherche, apprécie une entrée immédiate et d’un point de départ élevé : le saut dans l’eau.

L’activité spontanée est également appelée « activité fonctionnelle ». Nous devons nous interroger sur son rôle dans la construction du nageur et s’il est nécessaire, comment l’utiliser et le prolonger. Nous devons également nous poser la question de la pertinence de son interdiction par le personnel de surveillance ou prévue par le règlement intérieur de certaines piscines.

Par nature le saut dans l’eau caractérise le passage du monde solide à des milieux fluides : l’aérien intermédiaire et l’aquatique. Sa dimension posturale et sa fonction ne doivent pas nous échapper.

Au départ, le corps se trouve érigé toniquement par l’entrée en jeu de tous les extenseurs des segments corporels articulés, des pieds à la tête pour réagir à l’action d’une force externe et permanente : la gravité. Posture ou attitude nécessaire au maintien du corps érigé dans la station et locomotion terriennes, leur commande liée au maintien de l’équilibre échappe à la volonté, étant assurée par le cervelet.

Dans l’air et à l’arrivée, aucune de ces contraintes posturales n’est indispensable ou même utile, pour que s’exercent l’action de l’air et au terme celle de l’eau sur le corps. D’où l’abandon tonique d’alignement des segments et le passage à la flexion spontanée et modérée des segments évoqués plus haut, les uns par rapport aux autres.

Eprouver ces changements de son propre corps soumis à la pesanteur sur terre et dans la phase aérienne au passage dans l’eau où il sera soumis à la poussée d’Archimède est essentiel et important pour acquérir et adopter la nouvelle posture aquatique intégrant les effets de deux forces agissant en sens opposé.

On peut se poser la question de l’arrivée « en boule » assez spontanément recherchée. Elle serait une posture de défense pour se préserver d’un choc ou d’un danger inconnu, avant de devenir un jeu faisant, jaillir l’eau de toutes parts.

La durée et la profondeur de l’immersion, souvent liés, constituent en outre des indicateurs intéressants pendant et après la phase d’activité fonctionnelle.

Acceptable dans les situations où le corps flotte sans intention prédominante de déplacement, cette disparition de la posture alignée deviendra problématique pour la locomotion. Il en sera de même pour la ventilation et de façon plus générale pour l’adaptation au nouveau substrat.

Anticiper sur la nécessité de l’alignement, de l’immersion et de la non-déformabilité pour l’activité locomotrice efficiente permet d’exploiter le dynamisme de l’apprenant afin de construire la posture du nageur.

Nous avons évoqué la préservation de la direction (verticale) pour les premiers sauts, corps aligné comme les terriens au début (bras le long du corps) puis comme les nageurs (bras dans le prolongement du tronc).

Réussis, de tels sauts vont requérir ou développer la durée prolongée des temps d’apnée.

Très tôt également il faudra les réussir, non seulement de face mais également de dos pour s’engager dans l’espace représenté.

Chaque fois que cela est possible augmenter la hauteur de la surface de départ renforcera le nouveau contrôle tonique à exploiter lors des départs de course et dans la nage.

Cette période plus ou moins longue préludera au nécessaire changement de direction et éventuellement de forme, lorsque l’on quitte la surface de départ pour passer des entrées par les pieds aux entrées « par la tête » préludant aux déplacements dans l’eau organisés en fonction d’une autre logique.

Nous sommes en présence d’exercices qui doivent, lorsqu’ils sont réussis, ne pas entraver ou se substituer à la poursuite de la formation du nageur intégrant la fonction propulsive.

Dans la locomotion active assurée par les membres supérieurs, la recherche de la posture adaptée passera dans un premier temps par un contrôle volontaire. Un état tonique axial sera à rechercher. Il pourra être construit dans la poursuite de l’indéformabilité du corps aligné soumis à l’action de la pesanteur comme cela se produit dans l’exercice dit du « fakir ».

Cette organisation tonique acquise sera exploitée dans les trajectoires aériennes du plongeon de départ, comme les déplacements du nageur dans les modes alternés.

Cette démarche semble bien correspondre à celle des méthodes actives dont elle se réclame.

raymond

 

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Suite à la question de Olivier :

Bonjour

J'ai pu connaitre ce site sur un télé-siège assis à côté d'une entraineur de natation qui appliquait vos principes. Etant moi même triathlète je lui expliquais la difficulté à progresser et la sensation de se battre contre l'eau qui fait dépenser une énergie inutile. Nos entrainement se bornent à aligner des longueur mais je n'ai pas l'impression que cela aide à progresser.

D'où mon intervention pour vous demander comment cela se passe concrètement comment devient on court flottant ou corps projectile ? Existe-t-il des éducatifs autre que le rattrapé pour nous permettre de sentir l'eau ? Les triathlete ne sont pas tous des nageurs à l'origine et même si c'est la partie la plus courte sur un triathlon c'est celle qui demande une technicité accrue et où les sensations sont vraiment différentes.

Je sais que ce site est orienté entraineur plus que nageur mais je me dis que justement c'est le moyen d'avoir les bonnes réponses de l'avis d'un oeil critique qui a permis à la natation française de sortir de son marras. C'est vous avez des aides, des techniques je suis preneur.

Je vous remercie par avance de votre aide.

Bien à vous

Olivier

 

Triathlète : un challenge à relever

 

Nous remercions Olivier de nous faire part des difficultés spécifiques rencontrées par un athlète confronté à la réalisation d’une performance multiforme comprenant un parcours nagé.

Si nous parvenons au travers d’échanges à le rendre beaucoup plus performant, cela validera la pertinence de notre modèle théorique du fonctionnement du nageur.

Pour pouvoir l’aider efficacement à l’aide d’un « télé entraînement » il nous faut un minimum d’informations significatives telles que la durée et la fréquence hebdomadaires de ses entraînements ; ses performances actuelles sur 100 et 1500 m. Par ailleurs, les moyens d’enregistrement d’images pourraient nous le montrer parcourant la troisième longueur d’un 100m. ou d’une distance supérieure.

Lœil critique qu’il évoque est effectivement déterminant pour définir la hiérarchie et la chronologie des problèmes à résoudre à travers les tâches qui lui seraient suggérées.

Nous devons être en mesure de lui proposer un programme d’entraînement.

Nous ne savons pas si, dans sa nage, la fixité et l’immersion de la tête contribuent à aligner son corps en le préservant d’une trop grande déformabilité.

Nous ignorons tout de ses solutions ventilatoires.

Il nous dit « aligner des longueurs » en ayant la sensation de se battre contre l’eau et donc avec un faible rendement.

Ceci nous laisse penser qu’il continue à « être terrien dans l’eau » en n’ayant pas construit sa propulsion en force croissante pour accéder à l’efficacité.

Valorise-t-il l’amplitude au détriment de la fréquence ?

Il ne doit pas être le seul triathlète à consulter notre site et nous encourageons ceux qui partagent ses options à lui apporter leur aide.

Nous sommes en présence d’un challenge à relever.

raymond

 

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Suite à la question de Olivier :

 

Bonjour

Je profite de ce dimanche soir pour vous donner quelques précisions sur mon niveau de natation.

J'ai commencé la natation il y a seulement 2 ans, je suis à la base un terrien gymnaste petit et trapu, loin du morphotype du nageur.

Mes temps sur 100 mètres ne sont pas honorables, je dois tourner en 1min 45 et sur 1500 en 40 minutes (mon entrainement varie enter 3h30 à 4h30/semaine - je travaille et dois placer la course le vélo et la vie de famille). J'ai noté qu'au bout d'un moment ma nage devient plus facile, je pense que je fatigue et de fait deviens plus souple et moins crispé dans l'eau. Concernant mes jambes, celles-ci tombent naturellement au fond du bassin, je vous passe les détails en watter polo - ma résistance et ma trainée...

D'après ce que j'ai pu lire je pense que je suis du type moulin qui s'essouffle. J'ai visualisé de nombreuses vidéo et écouté de nombreux coach et même si j'arrive à visualiser cette fameuse glisse j'ai du mal à la reproduire. Je pense qu'il faut que je recommence à la base avec des exercices de glisse pour matérialiser mon corps dans l'eau et la façon dont je flotte. A nager avec des plaquettes et trop de tension j'ai une tendinite à l'épaule, aussi je compte mettre à profit cette période de repos pour me livrer à des exercices plus en adéquation avec ceux que vous décrivez.

 Pour prendre conscience de son corps flottant pensez vous qu'il soit plus à propriété de commencer sur le dos avec des exercices de rotation, l'idée serait de nager sur le dos, puis de basculer en laissant une épaule en dehors de l'eau pour petit à petit s'immerger tout en gardant cette idée de rotation. D'après mon analyse des vidéos la tête est bien souvent fixe mais les épaules déjaugent comme si le corps tournait autour de la tête.

Bien à vous

 

Triathlète : un challenge à relever – suite

 

A défaut d’images, de précieuses informations nous sont données par Olivier pour lui proposer quelques pistes en vue d’améliorer ses performances en nage.

Il peut consacrer à la natation de 3h30 à 4h30 par semaine. 3 séances seraient souhaitables.

Il multiplie les recherches tant orales qu’écrites et l’on peut caractériser les réponses qu’il a obtenues comme découlant de « la connaissance copie ». On propose à des débutants des exercices en usage dans la haute performance. Le plus bel exemple est l’utilisation de plaquettes qui au lieu de le construire le détruisent (Tendinite) !!!, tout en retardant ses progrès.

Donc, s’il veut bien nous faire confiance : 

Première consigne abandonner à tout jamais l’usage d’accessoires quels qu’ils soient !

Son niveau actuel lui permet de nager un 100m. à la vitesse de 0.95 m/sec et un 1500 m. à 0.62 m/sec. Peut-être consacre-t-il un peu de temps au water-polo ?

Après deux années de pratique natatoire sa trajectoire semble poser problème.

Pour nous, les voies de progrès à réaliser s’inscrivent actuellement dans la construction du corps projectile et dans la recherche de solutions ventilatoires.

Un test de flottabilité peut nous aider à préciser le type de tâches à préconiser : il consisterait à inspirer un maximum d’air et à prendre la posture corps vertical, bras et épaules immergées en portant la tête en hyper extension, oreilles immergées et bouche grande ouverte à la surface. Peut-il ainsi demeurer immobile ?

En s’inspirant du « record du monde » de Benoit sur le site, il pourrait commencer chaque entraînement par une dizaine d’entrées dans l’eau en partant du plot et en cherchant à entrer dans l’eau le plus loin possible pour parvenir à la surface au-delà des 12.5m., bras dans le prolongement du corps et tête sous les bras.

{youtube}L-VqadvqRiE{/youtube} 

Un point positif : il nous dit avoir la tête fixe que l’on voudrait voir totalement immergée (en dehors des moments où il doit inspirer) et second point positif un corps qui pivote par rapport à la tête. (Je crains qu’il ne considère pas cela comme quelque chose à combattre !), alors que c’est pertinent et donc à maintenir pour « passer au dessus des appuis à chaque coup de bras ». La dislocation du bloc « épaules-tête » est fondamentale.

Dans sa locomotion, il lui faut mettre l’accent sur l’amplitude, « faire de très grands mouvements » au détriment de la fréquence et donc « tourner lentement les bras » sur de longues distances. Nous ne savons pas combien il utilise de coups de bras pour parcourir une longueur de bassin. Leur diminution constante sera un indicateur de progrès.

Deux modalités pour y parvenir : sortir de plus en plus loin à chaque virage et réaliser de grands mouvements.

Ensuite et dès que possible (car il ne faut que se donner un objectif à la fois) il lui faudra mettre l’accent sur l’expiration complète. Et donc expirer continuellement sur un grand nombre impair de coups de bras. Nous ne savons pas encore s’il inspire actuellement toujours du même coté ? Ensuite il cherchera à réaliser le plus grand nombre de coups de bras qu’il peut maintenir sur des distances longues parcourues sans le moindre arrêt.

Il doit commencer par se construire en « nageur de distance ».

Ce programme devrait lui prendre plusieurs mois. Nous sommes impatients de connaître son évolution et disposés à l’aider, à chaque étape intermédiaire pour préciser, s’il le faut, d’autres points importants.

raymond

 

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Suite à la question de Tristan:

Questionnement sur le dos.

Bonsoir!

Je suis étudiant en Staps et je ne saisis pas les principaux aspects de la coordination et de la synchronisation de la nage dorsale (le dos)?  Ainsi dans ce domaine il faut traiter de la respiration en différents temps ou alors de la coordination jambes bras?   Fixation de l'axe tête tronc?

En vous remerciant

Cordialement

Tristan

Coordination Synchronisation – suite : le Contrat Didactique

 

Sous ces termes on envisage les règles et les dispositions régissant les relations enseignant – enseignés.

Tristan, étudiant en STAPS, aborde vraisemblablement un cycle consacré à la natation.

Je présume que le travail qui lui est demandé implique le recours à des informations qui lui ont été données à propos d’un cours de son professeur ou à une recherche bibliographique à moins qu’il été convié à une analyse de film.

Je ne connais pas le cadre de références de ses enseignants, les auteurs à étudier, les thèmes abordés (technique, pédagogie, didactique…etc.).

Mais les deux mots associés à distinguer me font penser à leur origine historique (1974) et sémantique dans « L’enseignement de la natation » le Catteau-Garoff !

La description des mouvements dans l’espace/temps impose de considérer isolément des événements qui se déroulent simultanément. On est donc contraint d’envisager le « travail des membres supérieurs » avant ou après celui des membres inférieurs.

Dans chacune de ces descriptions ce qui se passe du côté droit, dans les nages alternées, ne se réalise pas aux mêmes moments du côté gauche. Et pour rendre compte de ce qui constitue un cycle de nage on fournit des repères de « coordination » dans l’espace/temps.

Lorsque dans un souci de synthèse on envisage d’évoquer la façon dont se coordonnent les actions des membres supérieurs par rapport à celles des membres inférieurs un scrupule peut vous inciter à trouver un autre terme et c’est ainsi que par convention sémantique, le terme de synchronisation s’est trouvé proposé.

C’est ce qui explique qu’à propos des nages simultanées que le recours à la « coordination » n’ait pas lieu d’être évoqué.

Il importe donc que l’étudiant définisse le sens des termes qu’il emploie. C’est la première condition de la pensée rationnelle.

Un autre point à préciser concerne le contenu de l’exposé.

S’agit-il d’une description des mouvements du nageur ? D’une étude de son fonctionnement impliquant alors la mise en évidence de coordination des fonctions ?

Dans le premier cas, on évoque les éléments de référence de la pédagogie traditionnelle (les mouvements) et dans le second, on se construit des repères de la pédagogie de l’action.

raymond


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