Didactique

"c'est l'option pédagogique qui détermine la nature des contenus à enseigner"

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OBSERVATEUR FRUSTRE

Ce mercredi matin, le curseur pédagogique pourrait être au vert. Entendons par là que l’enseignante qui tient en main une perche ne tarde pas à lancer dans les couloirs 2 et 3 la presque totalité de ses élèves. Seuls 3 parmi eux ne se trouvent pas en mesure de réaliser l’exercice ; elle les conduit au premier couloir et l’un après l’autre, ils se jettent à l’eau entrée par les pieds et à leur remontée très active, parcourent quelques mètres en nage alternée, tête hors de l’eau pour s’accrocher au bord avant d’avoir parcouru moins de 5 mètres. On comprend pourquoi elle tenait en main cette perche dont elle n’a pas eu à se servir.

C’est alors qu’un dialogue s’instaure avec un intervenant extérieur qui s’étant approché de l’enseignante, mime une posture bras dans le prolongement du tronc avant que lui soient confiés ces quelques jeunes.

Changement complet d’exercice pour eux : ils se mettent sur le dos, allongent les bras immergés dans le prolongement du tronc et battent des jambes. Et cela fonctionne au point de faire illusion sur leurs compétences réelles à qui n’aurait pas vu la situation initiale.

Pas de différences repérables avec un exercice que réaliseraient des nageurs dans un club traditionnel. Comment expliquer le passage d’une situation d’échec manifeste à cette réussite apparente ? Que sont-ils donc en train d’apprendre ?

Pour qui les a observés en début de séance, la réponse s’impose : RIEN de ce qui pour eux serait essentiel et se trouve « remis à plus tard », transférer la fonction propulsive aux membres supérieurs pour entrer dans la logique de la natation.

Ce qui se passe avec la grosse majorité du groupe dans les couloirs voisins se révèlera significatif et révélateur de la conception de l’apprentissage d’une nage de cette enseignante.

Certes tous les jeunes sont en déplacement continu mais avec une planche poussée à bout de bras alternativement avec main droite puis gauche, le battement de jambes assurant la propulsion. Le bras qui vient de quitter la planche passe tendu dans l’eau et lorsque la main atteint le niveau de la cuisse sort de l’eau pour revenir au terme de son passage aérien reprendre la planche. Aucune accélération n’est repérable, l’action des bras semblant subordonnée à celle des jambes. Le visage maintenu dans l’eau sort en se relevant et non en se tournant, favorisé par un appui sur la planche, pour reprendre de l’air.

Au couloir 5, un autre enseignant supervise un petit groupe de jeunes qui « plongent » à partir du plot et enchainent en nage ventrale alternée. Je m’attarde sur la réalisation du départ et observe que, sans exception, tous les nageurs terminent leur trajet en immersion dans l’eau, les bras ramenés le long du tronc et remontent en surface en ramenant les uns un bras, les autres les deux bras vers l’avant pour enchaîner avec leur action alternative de la nage ventrale.

Tout ce qui se passe sous mes yeux devrait m’inciter à proposer un curseur didactique.

Hélas il n’existe pas d’escalier ou de gradation menant de la pédagogie de l’imitation, de l’associationnisme à la pédagogie de l’action, au constructivisme.

Tout au plus pourrait-on inciter nos jeunes collègues, victimes de leur formation initiale du siècle passé, à tenter de suivre les propositions du joueur 74, et de vérifier par la pratique que la construction préalable de la posture du nageur ouvre immédiatement des perspectives étonnantes mais normales.

En outre elles permettraient d’aborder la grande absente de mes instants d’observation la ventilation.

raymond

 

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OSSERVATORE DELL'IMPERTINENZA

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Questo venerdì mattina la corsia n° 1 è divisa in due spazi di lavoro da una pertica che si appoggia sul bordo e sulla corda galleggiante a circa 10 metri da una delle due estremità.

I corsi riservati ai bambini delle scuole stanno per cominciare. Due animatrici parlano tra loro prima di rivolgersi ai loro 6 allievi che aspettano di fianco alla vasca. Di fronte a me, un insegnante è seduto davanti a un gruppo più numeroso di allievi (ne ho contatati almeno 18) in piedi a formare un semicerchio di 4 metri di diametro. Sembrano attenti, ma dato che alcuni coprono la vista del maestro, gli altri si spostano per cercare di vederlo. Una ragazzina esile finisce per fare avanti e indietro lungo la mezza circonferenza e alla fine si allontana.

Al limite avrei preferito vedere i bambini seduti in semicerchio e l'insegnante in piedi!

Il discorso dell'insegnante si prolunga per minuti interminabili e alcuni bambini che non possono vederlo (né essere visti da lui) si muovono allontanandosi.

Bruscamente il maestro si alza, si allontana dal banco dove era seduto e si trova circondato dai suoi allievi.

Si mette ben dritto e tenta di portare le braccia nell'estensione del tronco ma queste si fermano a 160 ° per mancanza d'elasticità. Non posso sentire ciò che dice.

Mentre gli allievi si avviano verso il blocco di partenza, lui ne prende uno da parte, gli posiziona le braccia come se dovesse sollevarlo e tenerlo sospeso mentre con un piede avvicina quelli dell'allievo che tendevano a divaricarsi. In questo modo di può vedere davvero un bell'allineamento.

Nel frattempo alcuni allievi sono entrati in acqua; uno alla volta si danno una spinta dalla parete e, testa immersa, effettuano uno scivolamento al termine del quale le braccia entrano in azione in modo alternato.

Il compito riuscito dai migliori sembra ben scelto. Ma sono abbastanza numerosi quelli che fanno uscire la testa dell'acqua (per ragioni che occorrerebbe analizzare), fatto che causa l'intervento dell'insegnante che sento gridare «abbassa la testa!», cosa che non ha alcuna conseguenza sulla postura dell'allievo. Mi sembra che «metti la testa sotto alle braccia» o «metti la testa completamente in acqua» avrebbero potuto cambiare il comportamento dell'allievo fornendogli un'informazione, rispetto al suo corpo o rispetto allo spazio, che avesse per lui un senso e fosse utilizzabile.

Non ho mai perso di vista l'allievo che era stato manipolato e che dal momento del suo contatto con il maestro è sfuggito completamente alla vista di quest'ultimo. Ci ha messo troppo tempo ad entrare in acqua e l'ha fatto saltando in acqua in posizione verticale per risalire rapidamente, far emergere la testa e aggrapparsi al bordo con tutte e due le mani prima di uscire dalla vasca. Ha fatto un solo tentativo. L'insegnante non ha visto nulla! Era andato ad annotare delle cose sul suo quaderno rimasto dove la sua lezione era cominciata: sul banco!

Non penso che la lettura del "cursore pedagogico" avrebbe cambiato qualcosa! E a che titolo potremmo suggerirgliela?

Non credo neppure che abbia potuto prendere in considerazione la conclusione di Digne Dingue d'Eau: «Senza una quantità sufficiente di azione, non ci possono essere trasformazioni».

Il cancro che corrode la pedagogia è proprio questo "uno alla volta" che dà al maestro l'illusione di poter controllare le risposte degli allievi. La conseguenza immediata è il tempo d'azione di ciascuno diviso per il numero di allievi. Pochi minuti in un'ora! Come possono gli allievi apprendere in queste condizioni?

L'altro male incurabile è quello che consiste nel annegare l'allievo nel discorso che si sostituisce all'azione: (spiegazioni e commenti)!

raymond

 

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Joueur 03

Pour ne pas trop m’éloigner des règles du jeu, il me parait utile de contextualiser l’événement qui nous interpelle.

Des personnes se retrouvent tous les jours pour nager une distance appréciable, comme d’autres le feraient en choisissant le jogging comme activité d’entretien. Un détail : la présence d’une planche de surf, nous fait penser que nos amis ne sont pas en piscine mais vraisemblablement sur une plage et à cette période quelque part outremer.

L’un parmi eux se distingue par son efficacité de nage et souhaite partager ses compétences.

Dans leur manière de nager la différence repérée ne joue pas en premier lieu sur la forme mais sur la fréquence des coups de bras.

Il convient donc d’explorer cette première piste.

Par analogie avec les moteurs des automobiles, on sait que pour des véhicules proposés en plusieurs types de motorisation, celui qui possède la cylindrée supérieure atteindra la même vitesse avec un nombre de tours moteurs inférieur.

Faut-il donc évoquer en premier lieu un « manque de puissance » ?

En reprenant notre analogie on sait également qu’un véhicule lourdement chargé demandera plus de puissance. Faut-il alors se demander si une différence de masse peut jouer ?

En affinant la recherche, on peut penser à des causes de résistances plus importantes rencontrées (orientation du corps).

Le problème consiste donc à comprendre comment avec moins de coups de bras on peut aller plus vite. Ce n’est pas le nombre mais la qualité des actions propulsives qu’il faut envisager.

Nos visiteurs n’auront pas trop de difficultés à considérer, tour à tour, les différents facteurs de la propulsion du nageur et ils les trouveront sur le site ou dans la « littérature » technique.

JT a probablement vécu une situation pédagogique lui faisant réaliser un progrès décisif. Il s’agit d’un exercice rendu possible par les caractéristiques du contenant : le bassin avec un rebord affleurant le niveau de l’eau. Cet exercice de nature informationnelle consiste à aller chercher loin devant et en dessous de soi des masses d’eau importantes pour les projeter en les accélérant vers l’arrière, bien qu’étant soi-même immobilisé à plat-ventre au sol.

C’est cette immobilisation par adhérence au sol qui autorise l’intensité et la grandeur de l’accélération. Elle ne pourrait atteindre les mêmes valeurs, le sujet se trouvant dans l’eau en raison de son propre déplacement qui en résulterait.

Un pilote d’avion qui négligerait de faire atteindre à ses propulseurs l’intensité souhaitable avant de « lâcher les freins » ne pourrait pas décoller avant d’avoir atteint le bout de la piste.

C’est pourquoi il nous fallait savoir si notre ami fixait en la retenant la planche de surf sur laquelle s’exerçait sa connaissance. Il ne se trouvait pas en piscine et a transposé avec pertinence une situation.

Il aurait également pu proposer, en raison de la largeur du support, de mobiliser les deux bras simultanément.

Une question demeure : comment fait-on pour repérer une absence d’accélération ?

Le jeu est loin d’être terminé s’il apporte à chacun quelque chose.

Joueur 03

 

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OBSERVATEUR DE L’IMPERTINENCE

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Ce vendredi matin le couloir n° 1 est scindé en deux espaces de travail par une perche prenant appui sur le bord et sur la ligne de nage à environ 10 m. d’une extrémité.

Les cours réservés aux scolaires vont commencer. Deux animatrices échangent avant de s’adresser à leurs 6 élèves qui attendent au bord du bassin. En face de moi, un enseignant est assis en face d’un groupe plus nombreux d’élèves debout (j’en compterai 18) et formant un demi cercle de moins de 4 m. de diamètre. Ils semblent attentifs mais certains masquant la vue du maître, les autres se déplacent pour tenter de le voir. Une fille fluette fera un aller-retour de la demi-circonférence et finira par s’éloigner.

A la limite j’aurais préféré voir les enfants assis en demi-cercle et l’enseignant debout !

Le discours de l’enseignant se prolonge d’interminables minutes et des enfants qui ne peuvent le voir (ni être vus de lui) se déplacent en s’éloignant.

Brusquement le maître se lève, s’éloigne du banc où il était assis et se voit entouré par ses élèves.

Il se tient bien droit et tente de porter les bras dans le prolongement du tronc mais ceux-ci s’arrêtent à 160 ° par manque de souplesse. Je ne puis entendre ce qu’il dit.

Tandis que les élèves se mettent en mouvement vers le plot de départ, il en prend un à part, lui positionne les bras comme s’il allait le suspendre en le soulevant et d’un pied rapproche ceux de l’élève qui tendaient à s’écarter. On peut de ce fait repérer un très bel alignement.

Pendant ce temps des élèves se sont mis à l’eau ; un à la fois ils font une poussée au mur et tête immergée une glissée au terme de laquelle les bras entrent en action alternativement.

La tâche réussie par les meilleurs semble bien choisie.

Mais assez nombreux sont ceux qui sortent la tête de l’eau (pour des raisons qu’il conviendrait d’analyser), ce qui provoque l’intervention de l’enseignant que j’entends crier « baisse ta tête ! » et qui n’a aucune conséquence sur la posture de l’élève. Il me semble que « place ta tête sous les bras » ou « mets ta tête complètement dans l’eau » auraient pu changer le comportement de l’élève en lui apportant une information par rapport à son corps ou par rapport à l’espace, qui ait pour lui du sens et soit utilisable.

Je n’ai pas quitté des yeux l’élève qu’il avait manipulé et qui depuis son échange avec le maître échappait complètement à la vue de ce dernier. Il mit très longtemps à entrer dans l’eau et le fit en sautant verticalement dans l’eau pour remonter rapidement, sortir la tête de l’eau et s’accrocher au bord des deux mains avant de sortir. Il n’a fait qu’une tentative. L’enseignant n’en n’a rien vu ! Il était allé retranscrire de notes sur son cahier resté près de l’endroit où son cours avait commencé : sur le banc !

Je ne pense pas que la lecture du « curseur pédagogique » aurait changé quelque chose !

Et de quel droit la lui recommanderait-on ?

Je ne crois pas non plus qu’il ait pu retenir la conclusion de Digne Dingue d’Eau : « Sans une quantité suffisante d’action, il ne saurait y avoir de transformations »

Le cancer qui ronge la pédagogie, c’est bien ce « un à la fois » qui donne au maître l’illusion de pouvoir contrôler les réponses des élèves. La conséquence immédiate est le temps d’action de chacun divisé par le nombre d’élèves. Quelques minutes dans une heure ! Comment dans ces conditions les élèves pourraient-ils apprendre ?

L’autre mal incurable est celui qui consiste à noyer l’élève dans le discours qui se substitue à l’action : (explications et commentaires) !

raymond

 


Une réaction:

Imaginons un instant que cet enseignant soit plus souple donc plus jeune, en aurait il été autrement ? Pas certain !

L’enseignement de l'enseignement a-t-il changé, évolué ?

A moins de de croiser Raymond ...

marc

 

Et c'est bien là l'objet et le but du débat ! Comment former à l'enseignement, nous avons quelques pistes. Et quels contenus ???

Toutes les propositions et les exemples de réussites sont à étudier.

raymond

 

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Joueur 74

Notre ami J.T qui s’entraîne tous les jours nous dit que des connaissances « venues tardivement à la natation » s’étonnent de le voir nager plus vite qu’elles avec une fréquence de bras plus lente. « Les larguer en économisant les rotations ».

Pour aider ses camarades d’entraînement à devenir plus efficaces, J.T fait l’hypothèse que la différence qui les sépare (lui de ses camarades) se trouve être dans l’accélération des masses d’eau pulsées. «Leurs actions motrices étaient dénuées de toute accélération ».

A partir de cette hypothèse J.T pour amener ses camarades à pulser des masses d’eau avec une force d’intensité croissante trouve la solution de les faire naviguer en s’allongeant sur une planche de surf et en utilisant un bras (puis l’autre alternativement, j’imagine, pour ne pas tourner en rond).

Il aurait été intéressant de connaître le résultat de cette seule consigne…

J’imagine que sur leur embarcation les rameurs utilisaient leurs mains et la moitié de leur avant- bras pour pulser de petites quantités d’eau vers l’arrière et le haut avec peu d’intensité et pendant une durée très brève pour filer à la surface de l’eau à une vitesse bien supérieure à leur propre vitesse de nage.

Je me dois de proposer autre chose, de ne pas perdre de temps mais de le prendre si le besoin s’en faisait sentir… A moi de jouer !

« En partant du plot vous devez couvrir la plus grande distance possible sans nager, puis lorsque vous êtes presque arrêtés sans jamais bouger la tête, nager en crawl en faisant de grands mouvements sur une dizaine de mètres ».

Les nageurs sont-ils alignés sur l’axe de déplacement, sont-ils indéformables, leur tête est-elles placée sous les bras pendant le plongeon, tous ont-ils accepté la bascule, dans la nage la tête reste-elle immergée et fixée ?

Si les réponses sont « oui », ce que j’observe risque déjà de plaire à J.T

Si les réponses sont « non » prenons le temps : d’accepter la bascule (et de s’affranchir de ses repères visuels), de donner des repères sensitivo-sensoriels afin de permettre l’alignement, l’indéformabilité.

Ensuite intégrons la ventilation :

« Nager en crawl, en sentant l’eau s’écouler sur la nuque et sans bouger la tête, en expirant sur le plus grand nombre de grands coups de bras » ;

« en expirant sur un nombre impair, 7 puis 5 puis 3 » « Par la bouche, le nez etc. ».

L’amplitude (durée) et l’intensité des actions de bras s’en trouveront modifiées

« Nager en dos oreilles immergées sans temps d’arrêt des mains aux cuisses avec des retours très rapides. En dos 2 bras, idem, avec temps d’arrêt bras dans le prolongement du tronc ».

intensité, accélération, rythme (alternance de phase intensive et peu intensive).

Ensuite viendra le temps de construire la pale : main avant- bras (surface d’appui), de donner des repères sensitivo-sensoriels pour permettre d’exercer une force d’intensité croissante, de construire les différents plans (espace du sujet/espace d’action) pour permettre entre autre de pulser l’eau vers l’arrière (direction).

Jouer 74

 

Une réaction :

 

Bonjour, je me permets de répondre à ce sujet. J' ai actuellement un groupe d' enfants de 8 et 9 ans et mon objectif est de leur apprendre le corps projectile (plongeon et dépasser les 5m). Cependant, je constate que certains ne parviennent pas à effectuer de roulade avant ni de bascule avant dans l' eau et encore moins du bord! Je varie les situations aussi bien bien dans l' eau qu' en dehors mais je n' arrive pas a faire qu' ils y parviennent.

Merci en tout cas pour ce site et les articles.

Kyou

 

Merci à Kyou d'évoquer la réalisation d'une tâche. L'éducation physique de nos enfants est parfois déficiente en dehors des séances en piscine !

Il est fort probable qu'un enfant incapable de réaliser une simple "roulade" au sol éprouvera quelques difficultés à accepter une bascule pour retomber sur la nuque dans l’eau puis ensuite sur le haut du dos. Mais il y a des exceptions ! Le pré requis de cette situation est le corps flottant qui lui même suppose l'immersion complète pour toucher le fond et réaliser des remontées passives. Temps d'apnée suffisant etc. On peut faciliter la roulade au sol en posant les pieds sur une surface quelque peu sur élevée par rapport à celle de la roulade. Une autre condition facilitante est la pose de la nuque au sol en retrait de la pose des mains.

Que proposent nos collègues ayant rencontré ce problème ?

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Il ne faut pas oublier que la construction du nageur va se réaliser à partir de ce qui est déjà construit sur terre en le déconstruisant pour l'organiser autrement.

En réaction à la pesanteur, l'être humain a conquis, parfois en moins d'un an après sa naissance, la station érigée en prélude à sa locomotion bipédique.

Cette organisation posturale sollicite en permanence les informations en provenance de l'oreille interne « avec les fils à plomb grâce auxquels la tête peut se trouver repérée, stabilisée par rapport à la verticale des forces de pesanteur, grâce auxquels le corps, lui-même par référence à la tête, se trouve positionné dans un espace physique orienté » souligne J. Paillard.

Si l'appui tendu renversé est pour le gymnaste une conquête précoce lui permettant d'accepter les déséquilibres sans réactions inhibitrices perturbatrices, il n'en est pas de même pour ceux dont l'activité physique et les jeux sur terre sont pauvres ou inexistants.

Tous les enfants ne se sont malheureusement pas amusés à "mettre la tête en bas" !

raymond

 

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