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Suite à la question de MarcB:
pourquoi en brasse faudrait-il travailler en jambes seules alors que tu sembles prendre l'option de la nage complète pour les autres nages ?

BRASSE. Action d'ordre supérieur.

On entre ici dans un vieux débat sur l’apprentissage des modalités locomotrices dans la formation (construction) du nageur.
Il ne faut pas se cacher que la brasse présente toutes les caractéristiques d’une nage « terrienne » dans la mesure où l’on attend des membres inférieurs l’essentiel des accélérations du corps à chaque cycle.
Qui plus est, phases de retour et phases de poussée se réalisent dans l’eau.
Diminuer le freinage comporte une solution de retour relativement lent.
Le « relâchement » caractéristique des retours implique souvent une légère rotation externe de la cuisse avec des genoux plus écartés que les talons.
Pousser l’eau implique une orientation des faces internes du pied et de la jambe en rotation externe, laquelle n’est pas « naturelle » ou habituelle sur terre, elle voit les talons se placer presque à l’extérieur des hanches, pour réaliser une intense poussée rétrograde.
Rotation externe de la cuisse compensée par une rotation interne des segments distaux.
Pour ma part, j’aurais tendance à considérer la brasse comme une « action d’ordre supérieur » coordonnant deux actions plus élémentaires susceptibles de fonctionner à l’état séparé (Piaget) : se pousser avec les jambes et se tracter avec les bras.
Coordonner deux actions ne me posent pas problème, pas plus que coordonner bascule et impulsion dans les plongeons de départ.
On ne retombe pas dans la pédagogie du mouvement car se tracter ou se pousser constituent bien des actions qu’il faut « apprendre », qui poursuivent un but : se propulser et qui sont cohérentes (ne présentent pas de défauts ».
Pour les détails le lecteur se reportera à une réponse faite à J.G.
Mais le débat reste ouvert : comment font ceux qui conservent la « nage complète » ?

raymond