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SUITE ESPAGNOLE : Témoignage d’épisodes d’une aventure inachevée

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Le nombre relativement constant de nos visiteurs témoigne de l’intérêt des personnes impliquées dans la construction ou l’entraînement des nageurs pour la démarche ou les contenus de formation disponibles sur notre site.

Curieusement, il arrive que des visiteurs de pays non francophones se classent avant nous en ce qui concerne le nombre de page lues par visite ou la permanence des visites.

En fait, il nous est difficile de savoir si cette conception de la natation et de son enseignement a tendance à diffuser ou à stagner. Et lorsqu’elle elle diffuse, selon quels processus ?

Outre les opérations organisées, stages, colloques, rassemblements… etc., le bouche à oreille ou le hasard ont-ils un certain rôle ?

Nous déplorons les réticences à nous questionner, à nous inviter à préciser ou compléter des données ou informations ; en un mot à cette impression de nous trouver face à des consommateurs.

 

Je vais me présenter : je suis argentine et professeur d’éducation physique spécialisée depuis 30 ans en natation des enfants. Donc, je suis intéressée par votre méthode d’apprentissage.

Dans quelques jours, je serai en Italie où une collègue argentine travaille selon cette méthode, depuis quelques temps à Tolentino.

Après avoir lu votre livre en traduction italienne, je trouve cette conception vraiment attirante.

En Argentine, il y a beaucoup de collègues qui sont vraiment motivés par ce sujet là…

C’est pourquoi je pense que ce serait une bonne idée de venir et connaître notre pays.

En matière d’éducation, nous avons ici, une quantité de ressources humaines très variées et riches ; pourtant, nous voudrions établir une relation sur ce sujet.

Personnellement, je voudrais me former et pouvoir suivre un stage avec vous.

Je ne sais pas s’il existe la possibilité, via net ou autrement ; et en quelles langues !!! En espagnol, par exemple ?

 

[…]

 

Je vous demande pardon pour ma réponse tardive.

En ce qui concerne ma connaissance des langues, je voudrais préciser que malheureusement je ne parle pas français, même si je l’ai étudié pendant quelques années, quand je étais plus jeune. C’est avec l'aide de quelques amis que je communique avec vous.

J’ai été agréablement surprise par votre réponse immédiate et votre disponibilité à collaborer ensemble.

En même temps, je suis honorée que vous vous adressez à moi comme à un confrère et aussi très heureuse d’être en contact avec un grand éducateur et non pas seulement un important instructeur de natation qui contribue à la technique de ce sport.

En tant qu’éducatrice, je suis très intéressée d’approfondir la connaissance de votre méthode, qui est beaucoup plus qu'une technique d’enseignement de la natation.

Il s’agit de la possibilité, l’opportunité (à travers un sport) d’éduquer les enfants à travers le développement d’une conscience corporelle et aquatique. Cette prise de conscience est construite en respectant le développement de l'enfant.

Ainsi, se forment des êtres libres, avec une forte estime de soi, la capacité de résoudre des situations de la vie et de répondre aux défis que les temps modernes nous présentent.

Avec l'aide d'un enseignant de la langue italienne, nous avons réussi à traduire en espagnol le livre « Il Nuoto di domani ».

La semaine dernière, je suis allée rendre visite à une amie et collègue, qui vit à Tolentino…

J’aimerais vous rencontrer personnellement avant de retourner en Argentine. Y aurait-il une chance de se rencontrer?

 

[…]

 

Je suis ravie de pouvoir vous rencontrer avant mon retour en Argentine.

Je tiens à vous raconter comment mon grand intérêt pour votre méthode est né. J’ai eu la chance de l’expérimenter avec un groupe d’enfants et je suis restée fascinée par les résultats qu’on a obtenus après une seule séance et de voir aussi la joie des enfants en utilisant cette méthodologie.

En Argentine nous n’avons pas une méthode développée qui contemple tous les aspects techniques et humains, comme vous l’avez réussi à construire.

Je vous salue cordialement

MLB

 

 

 

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Une nouvelle posture

 

Bonjour tout le monde,

Depuis une semaine je suis a Halifax pour le travail. J'ai eu l'occasion de nager avec le club local (www.htac.ca) et leurs élites. Il y a de nombreux nageurs de niveau national. J'observais une séance et comme le coach était ouvert au dialogue, je lui ai fait part de mon observation. Une de ses nageuses (14 ans, 1.00 au 100 papillon en 50m) nageait a mon sens avec une position de tête vraiment haute, mal orientée. Il me confirme qu'il essaye depuis PLUSIEURS MOIS d'améliorer cela. Je lui propose de tenter une "expérience", il accepte, super !! Un peu gêné je me lance en anglais comme une vache espagnole :-)

Je demande qu'elles me montrent (il y avait 2 filles) comment elles font pour flotter. Réponse dans l'eau : jambes écartées, bras écartés, jambes qui descendent, etc... pas de corps flottant. Je travaille rapidement sur la posture au sol puis dans l'eau… amélioration significative et ACCEPTABLE :-)

Je demande de sortir de l'eau et de poser la nuque sur le mur en étant face au mur... nouvelle problématique… nouvelle solution... nouvelle posture... tout est bien en place et les contacts entre le corps et le mur se font bien, rapidement et les sensations son la...

Je demande de faire la même chose dans l'eau sur 50 mètres en crawl... Figurez-vous que cette "papillonneuse" était une nouvelle personne, une nouvelle posture, un corps organisé pour passer à travers l'eau. Sa tête était confondue avec l'eau et en plus il y avait une meilleur organisation de ses épaules.

Le coach de niveau national me dit WOUAH j'ai jamais vu cela, quel transformation, cela fait des mois que j'essaye et c'était un problème pour moi.

La nageuse nous fait part de son commentaire et elle nous dit que cela va "mieux". Le coach est stupéfait et n’en revient pas. Il me félicite...

J'étais super content et très fier de mon coup. Du coup il a pris les références du livre de Raymond et je lui ai demandé de me faire une petite vidéo de avant et après, chose que je n'ai pas pensée dans l'action. J'attends de ses nouvelles et j'espère qu'il donnera suite.

Pour vous dire que depuis des années que je suis au Québec, pas un seul coach a su me laisser l'opportunité d'essayer. J'arrive dans une autre province anglophone avec une autre culture autre mentalité et on me félicite et surtout permet de tenter une expérience. Bravo les Anglais !

Des que j'ai des nouvelles je vous informe.

 

Amitiés à tous

Nicolas

 

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Lire ou déchiffrer - le témoignage de Marine



Bonjour,

J'ai pris soin de lire le livre "lire ou déchiffrer" d'Eveline Charmeux depuis l'article de Raymond avec le lien du blog "café pédagogique".

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Avez-vous également pris connaissance de son ouvrage?

Il est magique.

Je sentais depuis l'entrée en CP de mon fils que l'apprentissage de la lecture était défaillante.

Je souhaitais entreprendre des recherches dans ce domaine.

Ce livre m'a apporté énormément de réponses. Il m'a permis de revivre des instants douloureux avec mon fils lors des devoirs. Où je ne comprenais pas pourquoi il n'arrivait pas à déchiffrer. Il pleurait devant son cahier d'exercices et je ne savais pas comment l'aider.

Pire je ne l'aidais pas en lui demandant de se concentrer...

Son travail est vraiment dans la même démarche que nous. Elle identifie qu'est ce que le "savoir lire"?

Elle dénonce les méthodes traditionnelles qui enlèvent le sens profond de la lecture, et j'en passe...

Je pense qu'il serait intéressant de lier notre travail à ses constats.

Qu'en pensez-vous?

 

Marine

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Serruriers de l'invisible

 

Chers amis, je vous envoie cette pensée de Henri Gougaud que je trouve intéressante.

CS

 

Clé et clou sont des mots parents. De fait, le clou fut la première clé, puisqu’avant l’invention de la serrure on fermait les portes d’un clou passé dans un anneau. Pour le plaisir des mots, que je te dise encore : de clé vient clore (évidemment), mais aussi clavicule, cheville et (saint) conclave, autant de termes exprimant l’idée de fermeture. Et voilà qu’au XII° siècle, la clé, « ce qui ferme », prend le sens de « ce qui donne accès, ce qui ouvre » (la clé de sol, la clé de fa, la clé de l’énigme ou des champs). Lumineux glissement de sens ! Il nous rappelle qu’il y a toujours deux façons de voir les choses, l’une ouverte, et l’autre fermée.

Henri Gougaud, L'almanach

 

Chiave e chiodo sono delle parole imparentate. In effetti, il chiodo è stata la prima chiave, poiché prima dell'invenzione della serratura le porte venivano chiuse infilando un chiodo in un anello. Per il piacere delle parole, voglio aggiungere anche: da chiave deriva chiudere (evidentemente), ma pure clavicola, caviglia, e (santo) conclave, tutti termini che esprimono chiusura. Ed ecco che nel XII secolo, la chiave, "ciò che chiude", assume il senso di "ciò che dà accesso, che apre" (la chiave di sol, la chiave di fa, la chiave dell'enigma o dei campi). Luminoso slittamento di senso! Ci ricorda che ci sono sempre due modi di vedere le cose, uno aperto, e l'altro chiuso.

Henri Gougaud, L'almanach

 

 

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Un débat qui rend service

Le témoignage d'un éducateur enthousiaste

 

Bonjour à tous

J’ai commis une erreur conceptuelle dans ma formulation ( Un débat qui rend service - Refuser de ne pas comprendre : tomber dans l'eau... ), donc merci Raymond d’avoir replacé le contexte et d’avoir fait un rappel sur la physique. Je vais revenir dans un instant sur mon affirmation « dans l’eau on ne peut pas tomber » et je vais mieux exprimer (du moins j’essaierai !) ce que je voulais dire.

Mais tout d’abord il faut que je clarifie ma position : je ne suis pas ici en guise de défenseur d’une thèse, en l’occurrence je ne viens pas soutenir l’idée que les jambes sont propulsives ou autre. C’est pour cette raison que la question que tu me poses à la fin ne me semble pas pertinente avec le sujet que je souhaite aborder, qui plus est elle risque de faire basculer le débat sur un argument déjà traité ( Deux moteurs? ) et que ne m’intéresse pas dans ce contexte spécifique. Je me limiterai à te répondre que, à ma connaissance, l’être humain n’a pas le moyen de produire une propulsion continue dans aucun de ses actes moteurs. Mais je souhaite que l’on revienne à ma vraie question.

Comme promis, « dans l’eau on ne peut pas tomber ». Immergés ou en position horizontale en surface, on n’est pas en mesure d’expérimenter la chute de la même façon que sur terre, puisque les organes de perception de l’équilibre présents dans l’oreille interne (vestibule et canaux semi-circulaires) ne sont pas soumis au même degré de sollicitation, et ce en raison de la présence de la poussée d’Archimède. Autrement dit, ce que l’on pourrait appeler un substrat de soutien à la locomotion (le sol sur terre, l’eau lorsque nous sommes immergés) est, dans le cas de l’eau, en contact avec une plus grande surface de notre corps, voire avec la totalité (immersion). Dans cette situation, le nageur se retrouve à pousser des masses d’eau en sens opposé à celui de son avancement et cela lui permet d’avancer en passant à travers l’eau. L’homme qui marche, lui, contracte (réalise) une chute à chaque pas qu’il fait, sans qu’aucune force extérieure puisse l’aider dans cette démarche. Il s’agit bien de deux situations de locomotion différentes, avec une exposition à la pesanteur assez différente et, par conséquent, une stimulation des organes de l’oreille interne qui n’est pas la même : dans la marche, un déréglage des actions motrices peut exposer la tête à une chute de hauteur, risque que le cervelet prévient en raison de la perception d’une accélération brutale. Dans l’eau, un déréglage des actions motrices n’expose pas la tête à un tel risque dans l’immédiat. Ce cadre me pose problème lorsque je pense à un concept tel l’équilibration en situation de locomotion aquatique.

Lire la suite...En référence au DVD « Une approche de la natation », je l’ai et je l’ai regardé, mais cela ne m’apporte pas une réponse satisfaisante. Dans le film, tu parles de l’analyse image par image que t’as effectué au sein de la FFN (minute 28 :30) et d’un phénomène que tu ’avais observé chez un nageur de dos, en l’occurrence une petite vague qui se formait avec une certaine régularité derrière lui. Cette vague était générée par les battements du nageur, pourtant elle n’était pas présente à chaque battement. C’est au moment où tu as remarqué que cette vague était provoquée par « un abaissement brutal » de la jambe et cela en correspondance du dégagement du bras de l’eau, que tu as pu émettre ton hypothèse : le nageur prend appui sur l’eau avec sa jambe pour pouvoir dégager son membre supérieur de l’eau, donc il est en situation d’équilibration et non de propulsion.

Tu as observé un comportement moteur et tu lui as attribué une fonction, hypothétique à ce stade là. Comment vérifier cette hypothèse ? Quelle est la mécanique de cette fonction ? Par quel lien anatomique et biomécanique un membre inférieur en appui sur une masse d’eau favorise le dégagement de l’eau d’un membre supérieur ? Dans cette partie du DVD tu n’en dis pas plus.

Ensuite, dans l’insert dédié au modèle théorique du nageur, tu reviens sur la notion d’équilibre, en lui substituant le mot orientation. L’orientation référée à 1) Orientation du corps sur la trajectoire et  2) Orientation de la trajectoire.

Je n’arrive pas à lier les deux éléments. Pourquoi l’on passe d’une prise d’appui du corps sur une masse d’eau afin de permettre un dégagement, à l’orientation sur une trajectoire et au maintien de cette trajectoire ? Pourquoi sont-elles regroupées sous la même fonction (équilibration) ? Et, encore une fois, quelle est la mécanique de cette fonction ? Dans le DVD tu n’en parles pas.

Minute 37 :50 , tu parles de l’être humain qui, confronté au milieu aquatique, ne peut plus avoir sa propulsion assurée par les jambes. La fonction propulsive sera assurée par les bras, qui étaient équilibratrices sur terre dans la marche, et, par conséquent, les jambes assumeront un rôle d’équilibration. Inversion des rôles. Mains comment vérifier que ce modèle s’applique à ce qui effectivement se passe en situation de locomotion aquatique ?  Ici deux choses m’interpellent : d’un coté, la présence de la poussée Archimède, force significative qui s’oppose à la pesanteur dans l’eau, puis le fait que sur terre les membres que l’on considère équilibrateurs (les bras) ne sont pas en contact avec le substrat de soutien à la locomotion, dans l’eau les membres équilibrateurs (les jambes) sont entièrement en contact avec ce substrat. Sont-il des éléments négligeables dans l’élaboration d’un modèle de locomotion humaine aquatique ?

Minute 56 :30 . A propos du développement du papillon, tu dis que les jambes deviennent équilibratrices et ne sont plus propulsives (battement dauphin à la place des jambes de brasse), donc le propulseur (les bras) est en avant, le stabilisateur (les jambes) est en arrière. Stabilisateur ? Un troisième élément qui est regroupé sous la fonction d’équilibration (avec prise d’appui pour dégagement et orientation)? Qu’est-ce qu’est stabilisé par les jambes et que se passerait-il en absence de leur action ?

Minute 1 :03 :40  . La fausse recette des jambes pour une augmentation significative de la propulsion et le stage avec Franck Esposito. Par mes observations récentes, dans l’eau en tant que nageur et sur le bord en tant qu’éducateur, je ne peux qu’être d’accord sur ce qui est exposé dans cette partie du DVD : considérer les membres inférieurs en tant qu’élément locomoteur prépondérant et organiser la motricité aquatique en fonction d’eux mène à des solutions décidément non optimales et désorganise l’action des propulseurs principales.

La mécanique de l’équilibration, quant à elle, m’est toujours obscure. Je voudrais bien que tu m’éclaires là-dessus et que l’on puisse avoir un échange sur ce sujet. Je t’en remercie d’avance.

Giuseppe

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