Divers

Témoignage de Gg : 10 À 72 ans


À 72 ans, n'étant plus un professionnel de la natation mais toujours convaincu que depuis mes rencontres avec Raymond, "un éveil" à "devenir meilleur nageur et meilleur humain" est possible.
Depuis deux ans, nageant trois fois par semaine avec un équipier, nous constatons les transformations qui apparaissent.
J'aide encore chaque dimanche quelques personnes à devenir meilleur nageur.

Dans les années 1970 lors des stages avec Raymond, j'ai constaté que je quittais une mentalité "rêveuse" pour une prise de conscience d'une autre "réalité", ce qui a provoqué un effondrement de mon ancienne personnalité.

Depuis 45 ans, conjointement à d'autres activités, j'ai suivi deux formations de professeur de yoga et encore maintenant je suis un troisième cursus de formation.

Je passe donc avec mon vécu antérieur dans les pratiques et au quotidien dans la vie, à la fois de l'ignorance à la connaissance, par : le marteau, le clou, l'inertie, la réaction, les "recettes", les expériences, les transformations possibles, la créativité, à la fois avec l'aide d'un formateur, seul ou avec d'autres.

"Résister, c'est créer" et si nous ne créons pas, nous n'existons pas !

Est que j'existe quand je constate des situations répétitives conditionnées automatiques ?

Ce que j'ai observé lors des formations à Dinard, ce sont "les nombreuses distractions "de certains étudiants et parfois de moi-même, ce qui confirme une définition : "le yoga, c'est l'arrêt des modifications automatiques du mental". Ces modifications automatiques nous sortent de la réalité du moment présent.

Y a-t-il une structure de fonctionnement qui caractérise "le formateur" ... ?

Selon moi "un mental disponible" non pas attentif mais concentré. C'est la condition pour passer de la réaction à l'action.

J'ai observé que nager avec une tâche comme support mental amène à la concentration et à la "révélation" des fonctionnements physico psychique et des transformations possibles à stabiliser, intégrer, pour progresser. De mon point de vue, c'est un moment de "création" de la vie.

Soit le pratiquant ou son mental est "éveillé" soit le contenu proposé va le "réveiller". Et je dois cela à Raymond qui a suscité le "réveil" et au yoga qui m'a permis d'approfondir ce réveil, cet état de "témoin" et ainsi plus souvent de permettre un mental disponible à la "création" dans toutes activités.

Mais le mental par nature est fluctuant, d'où l'impermanence de la créativité c'est cela qui est Terrible pour l'instant... Puissions-nous résister !

Gg

 

 

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Cowansville, Québec :

APPROFONDIR – ETENDRE

 

Nos amis doivent attendre, au Québec, avec une légitime impatience nos réactions à leur construction illustrée et explicitée des quelques tâches proposées à leurs nageurs pour construire les déplacements par ondulations en immersion.

Pour le moment les commentaires brillent par leur absence et pourtant leur approche présente une certaine originalité.

Je suggère donc que chacun se penche attentivement sur l’observation de toutes les vidéos pour les questionner.

Peut-on repérer des écarts entre le niveau de réalisation des acteurs ?

Si oui ? Que proposer pour atteindre l’exigence conforme au critère de réussite ? (Par exemple sortir par le menton et entrer par la nuque).

Manifestement de nouvelles informations s’imposent à partir desquelles les transformations attendues pourront se réaliser.

Autre question importante : à qui ont été proposées ces tâches et à quel moment de la construction ? Débutants ? Nageurs s’entraînant ?

Le « pourquoi ? » de certaines consignes devrait également nous interpeller.

Les mains pour initier l’ondulation et la tête sous les bras : (référentiel d’espace objectif et d’espace du corps).

Les ondulations en orientation dorsale seraient elles une construction conjointe ou disjointe ?

Quels prolongements envisager à partir de la tâche 6 ? Intégrer à des départs et des virages ? Et dans ce cas quelles tâches ou consignes nouvelles ?

Face à ce type de production pouvons nous nous contenter de regarder ou devons nous voir ?

Et probablement situer nos propres stratégies !

raymond

 

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Clément, passé par le stage de Dinard et Jean-Baptiste par Ruffec se retrouvent, accueillis au Québec par le club de Cowansville. D’emblée, ils mettent en œuvre leurs acquis pour innover dans la formation et l’entraînement des nageurs.

Pour s’intégrer mieux encore, ils deviennent membres de l’Amicale des Entraîneurs de Natation Québécois ; ils suggèrent à cet organisme de m’inviter à leur colloque annuel en 2010.

Conscients de la nécessité d’une formation continuée, ils profitent de ma présence au Colloque de l’AENQ pour faire organiser par leur club et à l’intention de leurs formateurs, un stage d’une semaine ouvert à d’autres personnes intéressées.

Participants actifs de ces deux événements qui restructurent leurs connaissances, confortent leurs options, ils se lancent avec plus de conviction dans la pédagogie de l’action. Il nous en relatent ici les retombées et les innovations qui en ont résulté et nous proposent une stratégie assez inédite de construction de leurs nageurs respectant l’ordre « céphalo-caudal ».

Leur témoignage illustré de quelques images devrait déclencher des interrogations, des questions, des échanges pour lesquels nos visiteurs sont sollicités.

raymond

 

Cowansville, Québec : une stratégie de construction

C'est un fait, la coulée en ONDULATION est de plus en plus importante dans la performance du nageur!

 

Dans un 100m libre, papillon ou dos en bassin court (25 m.), les meilleures performances sont réalisées en parcourant jusqu'à 60% de la distance sous l'eau (15m à chaque 25m).

De nombreux nageurs sont plus rapides en coulée que le recordman du monde en nage libre.

Suite au stage 2010 "La natation de demain" avec Raymond Catteau, l'ENC développe sa stratégie de construction de cet outil incontournable pour le nageur de demain: la coulée (déplacement sous la surface).

Les principales tâches sur lesquelles reposent aujourd'hui (décembre 2011) cette stratégie sont présentées en mots et illustrées en images par les nageurs du groupe Argent:

 

Étape 1 : Obtenir une déformation (ondulation) du corps à partir de la tête.

Tâche 1 : But: aller le plus loin possible avec un nombre donné d'ondulations (souvent 3). Contraintes: on sort le menton et on replonge par la nuque à chaque déformation, les bras sont sur les cuisses en tout temps. On poursuivra jusqu'à obtenir que chaque déformation parte de la tête et se propage dans tout le corps qui reste grand (allongé). Vidéo

Tâche 2 : But: se rendre le plus vite possible à une distance donnée (10m, puis 15m) avec un nombre illimité de déformations. Contrainte: Bras sur les cuisses en tout temps. La tête sort de l'eau et replonge par la nuque à chaque ondulation. Pas d'inspiration (apnée). On obtiendra ainsi un plus grand enchaînement (une onde continue, sans arrêt de la tête). Vidéo

Tâche 3 : même tâche mais il est maintenant permis de rester en immersion complète. Vidéo

 

Étape 2 : Obtenir une déformation du corps à partir des mains (partie la plus avancée).

Tâche 4 : But: aller le plus loin possible avec un nombre donné d'ondulations (3 convient bien là aussi). Contraintes: les mains sortent de l'eau et replongent sous la surface à chaque déformation, la tête est sous les bras en tout temps. On poursuivra jusqu'à obtenir que chaque déformation parte des mains et se propage dans tout le corps qui reste grand. Vidéo

Tâche 5 : But: se rendre le plus vite possible à une distance donnée (10m, puis 15m) avec un nombre illimité de déformations. Contraintes: les mains sortent de l'eau et replongent sous la surface à chaque déformation, la tête est sous les bras en tout temps (en permanence), pas d'inspiration. On obtiendra ainsi un plus grand enchaînement (une onde continue, sans arrêt des mains). Vidéo

Tâche 6 : même tâche mais il est maintenant permis de rester en immersion complète. Nous avons une véritable coulée!! Vidéo

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www.encowansville.com


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Temoignage de Xavier            27 . 11 . 11

Raymond,

Nous nous sommes rencontrés lors du stage que la FSGT avait organisé à Sorgues en 2009. Sous l’impulsion de Christophe GOIFFON (Directeur de l’ASSER), je me permets de te contacter pour te faire part de mes réflexions sur la démarche que tu m’as impulsée ces jours-là et te poser quelques questions. Je ne l’oublierais jamais car tu as transformé ma démarche de réflexion sur la natation et son enseignement, à la fois pratique (entraînement, enseignement à des adultes, ou tout simplement avec ma fille de 2 ans), et théorique dans mon métier de formateur.

En effet, je ne sais pas si tu te souviens, mais je suis responsable d’un organisme de formation préparant au BEESAN, ainsi qu’entraîneur dans le club de l’Isle sur la Sorgue. A ces deux titres, je peux dire que tu m’as ouvert l’esprit de la réflexion et transformé ma réflexion pour la formation et l’entraînement (déjà initié avec « nager autrement »). Au début, je dirais même déboussolé !!!! Car toutes mes connaissances ont été remises en cause, et j’ai dû tout réorganiser.

Dans mon rôle de formateur, je me pose la question en permanence d’un de tes textes de références de M. TOCHON « Peut-on former les entraîneur-enseignant en natation novices que sont mes stagiaires à la réflexion d’experts ? ». Cela est mon but ultime des neuf mois que mes stagiaires passent avec moi pour obtenir le BEESAN. Mais le passage de la théorie à la pratique est quelque peu difficile. Je voudrais leur impulser cette réflexion pour qu’ils puissent l’expérimenter et la développer plus tard dans leur métier. Mais, je me heurte à quelques difficultés et désillusions. Par contre, je suis convaincu par l’expérimentation que j’ai pu faire avec les groupes d’enfants que j’ai au club, mais aussi avec les adultes que c’est une voie à transmettre pour transformer les pratiques professionnelles. Les résultats obtenus avec les adultes sont les plus spectaculaires. Ce qui m’a le plus frappé c’est l’impact proprioceptif et les ressentis des différentes situations pour leur faire obtenir le corps flottant d’une part (la position du corps), et d’autre part, le corps projectile et propulseur. Ce qui ressort, c’est l’impression de glisser sur l’eau comme les crocodiles (terme issu du discours des enfants), et la rapidité des résultats obtenus (adultes et enfants compris).

Par contre, je rencontre beaucoup de difficultés à faire comprendre à mes stagiaires la démarche initiée dans « la natation de demain » où je m’aperçois de la barrière des termes, ou des références que j’ai peur de simplifier de trop et donc de « trahir » un peu ta pensée. Beaucoup de mes stagiaires n’ont pas la « culture » des termes scientifiques issus des différentes sciences cognitives, de l’éducation, et du coup, ne parviennent pas en percevoir le sens, l’intérêt de s’y arrêter. Ils ne retiennent qu’un petit bout, et ne voient que les exercices s’en percevoir le sens et le fondement. Là des fois, je sèche un peu sur les méthodes qu’il faudrait employer pour arriver à mes fins. Je ne sais si tu te souviens, que lors d’un petit déjeuner, nous avions eu une discussion sur le fait que pour franchir cette difficulté je me servais des fondamentaux de la natation (ERPI), plus simples et abordables, mais que tu trouvais dépassés, pour tenter de les faire entrer dans la démarche de réflexion.

Je voudrais également te parler d’un autre fait que j’ai pu observer, c’est que beaucoup de praticiens doutent de ne pas utiliser de matériel. Il est vrai qu’en tant qu’éducateur, le matériel rassure, mais ralentit les progrès. J’ai pu l’expérimenter avec ma fille de 2 ans, qui est devenue en un été un petit poisson comme tu peux le voir « en petite profondeur » et en grande avec la goulotte.

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J’ai initié des situations sans les imposer, afin qu’elle puisse découvrir et s’approprier le milieu et ses dimensions. Je peux te dire que le regard des gens a été à la fois réprobateur « il est fou de ne pas mettre de matériel à son enfant, c’est un inconscient » et à la fois, surpris, curieux et voire observateur pour l’essayer avec leurs enfants. Je ne sais ce que tu penserais « d’éduquer » les parents durant les activités d’éveil aquatiques serait une bonne idée…

Enfin, ne voulant pas abuser, je voulais savoir les dates de tes prochains séminaires pour pouvoir y aller, et approfondir ma découverte… Je n’ai pas pu aller à Aix les bains, mais je suis sur ton blog l’avancée des travaux, et l’envie ne manque pas.

Je lance également une idée que je voudrais te soumettre c’est d’organiser un stage, sur Avignon, à l’identique de celui de Sorgues ou peut être d’Aix les bains afin d’organiser une rencontre avec les praticiens d’aujourd’hui et les praticiens de demain.

Je te remercie. Cordialement

Xavier


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Durant une vingtaine d’années, et plus particulièrement au club de l’AVAN, nous nous sommes Nicolas et moi côtoyés au bord des bassins, occasions d’échanges à propos des pratiques jusque là dominantes, puisque les palmes et autres accessoires étaient d’usage courant dans les entrainements.

Sensible aux transformations, spectaculaires à ses yeux, lorsque j’animais de petits groupes, Nicolas n’a cessé de me poser d’intéressantes questions, de tenter d’autres manières de s’y prendre et de s’engager dans plusieurs stages, notamment à Amiens, Dijon, Villeneuve d’Ascq, Dinard, Megève…

Ces stages l’ont amené à adopter progressivement notre conception de la natation et de son enseignement. Devenu, directeur technique du club, il s’est efforcé d’unifier les pratiques.

Après une première expérience en Australie, Nicolas et sa famille sont retournés vivre une nouvelle aventure dans ce pays où le sport et en particulier la natation sont fort prisés. Décidé à expérimenter la « natation de demain », Nicolas nous livre ici ses premières impressions et nous ouvre à « une autre culture ».

Nous l’en remercions vivement.

raymond

 

A l'autre bout du monde

Bonjour à tous,

Ca y est, vous êtes en vacances ! Et nous nous sommes remis de nos émotions […] de la préparation du départ, du long voyage, et du décalage horaire...
 Nous avons été très bien accueillis à l’aéroport et ‘chez nous’. […] La maison est à 2 minutes de l’école à pied, à 5 minutes de la piscine en vélo et du centre-ville et en face d’un centre commercial ouvert tous les jours même le dimanche, mais quand même au calme. Donc, nous avons beaucoup de chance. […] Il fait bon mais pas trop chaud (nous sommes en habits d’été et sandales, mais on n’a pas encore besoin de mettre la climatisation dans la maison...), l’eau est un peu fraiche (24°3), mais bonne une fois qu’on y est.

SWIMMING :

J’ai commencé l’entrainement de natation le lendemain matin de notre arrivée, lundi à 6h00.

J’ai retrouvé avec plaisir mes petites habitudes : mon trajet à vélo au soleil levant, mon quart d’heure social autour d’un café pris en commun avec le ‘manager’ et  les maitres-nageurs de la piscine et les adultes qui viennent de finir leur entrainement (la piscine ouvre à 5h du mat’). L’eau était très froide 21°C (l’eau n’est pas chauffée). 3 jeunes nageurs de Tamworth City swimming club (11 et 12 ans) sont arrivés timidement, bien emmitouflés dans leurs parkas avec leurs bottes chaussons. Ils se sont entrainés 45mn. Je pense que c’était les meilleurs du club, ou les plus motivés.

Pour l’entrainement de l’après-midi à 3h30 après l’école, j’ai découvert une partie de mon équipe jeune : une trentaine de nageurs entre 7 et 11ans qui étaient très curieux de voir le nouveau coach. L’eau était encore très froide 22°C. Nous avons fait pas mal de sauts et de plongeons, l’axe du corps n’étant pas du tout construit.

J’ai découvert des nageurs enthousiastes pour découvrir une nouvelle natation. Les anciens du club les ont certainement prévenus.

A 4h30 (p.m.), c’est la 2ème session, les plus grands sont arrivés (22 nageurs de 10ans à 16ans), les plus courageux ont réussi à tenir 1h30 (sur 2h de temps prévu) dans l’eau froide. Après une observation rapide parce qu’ils n’ont pas nagé longtemps (pas plus de 200m), j’ai tout de suite attaqué le travail technique et le corps projectile. J’aurais même pu commencer par savoir flotter mais l’eau était trop froide. J’ai trouvé des nageurs très motivés mais c’était le 1er jour.

Après ce 1er jour de fonctionnement, j’étais content de retrouver le bord du bassin extérieur et les nageurs dans un contexte totalement différent après cette période d’arrêt (3 semaines environ) à cause des préparatifs pour quitter la maison.

Le mardi, il y a le traditionnel ‘club night’, c’est à 18h00, une petite compétition hebdomadaire à la piscine organisée par les dirigeants du club pour recruter des membres, faire la promotion du club et de la natation, suivie de saucisses au barbecue... les enfants adorent et les parents aussi. C’est tous les mardis.

L’entrainement s’est poursuivi comme ça toute la semaine avec différents nageurs qui venaient se présenter. Pour le moment, les nageurs sont répartis en 4 groupes (grade A, B, C and D) sur 2 créneaux horaires l’après-midi en fonction des performances réalisées sur 50m dans chaque style de nage. L’entrainement du matin étant réservé pour les niveaux A et B et pour ceux qui payent plus cher. Il y 9 sessions d’entrainement possibles. Cette dernière semaine, j’ai changé un petit peu l’organisation et réparti les nageurs par niveaux de pratique.

Dimanche 11 décembre, c’était mon premier ‘Carnival’ à Gunnedah, la ville des Koalas. J’ai beaucoup apprécié cette heure de route avec des tracés tout droits en pleine nature, quel espace ! A notre arrivée, j’ai retrouvé l’ambiance des compétitions Australiennes qui durent toute la journée de 7h à 18h non-stop. Les familles arrivent avec des grosses glacières sur roulette, des grandes tentes avec les bannières des différents clubs pour se protéger du soleil, et des chaises pliantes. Il y a toujours un peu la queue à l’ouverture de la piscine parce que tous les nageurs, coaches et parents doivent payer l’entrée piscine 2$.

Les barbecues fonctionnent toute la journée et il est facile de se restaurer : Pour moi, ‘ Bacon and eggs le matin et le midi bacon and sausage’.

Et puis avant la pause lunch de 15mn le midi, il y a le traditionnel ‘dash for cash’ (course de 50m avec élimination du dernier). C’est vraiment la grosse attraction de la compétition, tout le monde se rapproche du bord du bassin.

Les 14 ‘Sharks’ de Tamworth étaient contents de cette compétition qualificative pour les ‘Country Regional’, certains nageurs se sont qualifiés pour cette compétition importante et ont obtenu des ‘P.B’s’ (Personal Best times), leur objectif majeur. J’ai pu repérer 4, 5 nageurs performants pour leur jeune âge. Nous avons été filmés par la TV local (NBN).

Le temps s’améliore, l’eau se réchauffe et j’ai donc eu de meilleures conditions d’entrainement. Le nombre d’adhérents s’agrandit chaque semaine surtout chez les jeunes. Cette semaine je commence également des groupes de débutants et j’ai eu une session adulte samedi matin.

Les nageurs, les parents, et les dirigeants australiens sont contents de l’organisation mise en place depuis 2 semaines. Il est vrai qu’ici la culture est vraiment différente du point de vue des relations ‘entraîneur-entraînés’. J’ai droit au ‘thank you coach for the training or for the lesson’ de chaque nageur et après chaque entraînement.

Les grandes vacances d’été commencent lundi et pendant 6 semaines je vais être très occupé. Nous avons prévu 3 stages, des leçons de natation en plus de l’entrainement du matin et du soir et des sessions adultes.

Je vous envoie [...] quelques photos qui vous donneront un petit aperçu de l’ambiance à Tamworth. Vous apercevrez les supers lunettes de soleil que vous m’avez offertes et qui me protègent très bien !

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 Merry Christmas and Happy New Year ! 

Nicolas

 

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La mia partecipazione ai seminari Raymond Catteau.

Mi chiamo Leonardo Alivernini, ho 50 anni. Dal 1982 lavoro come istruttore di nuoto. Se ancora oggi insegno sul bordo vasca, è grazie a ciò che ho imparato da Raymond Catteau. Per la prima volta sentii parlare del Prof da Cesare Simonacci, un mio stimato insegnante dell’ISEF di Roma, che aveva partecipato ad un seminario tenutosi nella capitale nel 1980. Successivamente assistetti ad un intervento di Raymond, in occasione del convegno annuale dell’ANAN, nel 1986 a Saint Vincent, in Val d’Aosta. Nel 1990, ci parlai per telefono, mentre cercavo d’incontrarlo in Francia. Sempre in quell’anno, su consiglio del Prof, a Conegliano Veneto, ho conosciuto Gabriele Salvadori, che mi ha aperto le porte della sua scuola nuoto, facendomi conoscere la concezione di Catteau. Nel 1992 invitai Raymond a tenere, per due settimane, un seminario nella mia città, Velletri, 40 km a sud di Roma. In seguito ho partecipato ai seminari della Ranazzurra, dal 1993 al 1996. Dopo un intervallo di 13 anni, su invito di Gabriele, ho partecipato al seminario in Valsugana e poi, ripresi i contatti, a Dinard in Bretagna e a Mirano, vicino Venezia, nella bella piscina diretta da Fabio Rabesco. Ho partecipato in totale a nove seminari e continuerò a farlo, perché penso e mi accorgo di potermi sempre migliorare.

E’ uno spettacolo poter partecipare a ciò che avviene in una piscina in cui 70 giovani nuotano e 30, tra istruttori e allenatori, a turno insegnano. A questo si aggiunge la lezione in acqua per gli istruttori e l’approfondimento teorico con l’analisi in aula della pratica vissuta in vasca. Ciò che apprendo da Raymond, lo applico sia sul bordo vasca che nella palestra scolastica. Come insegnante di Educazione Fisica e come insegnante di nuoto in particolare, mi interessa osservare Catteau:

quando raduna vicino a sé in nuotatori per ascoltarli e proporgli un compito da assolvere;

quando in aula non inizia a parlare se non c’è silenzio;

quando è attento alle difficoltà e alle curiosità di ognuno;

quando parla con serietà e cordialità al bambino di 4 anni, al vecchio di 70 e al campione italiano;

quando tiene la lezione, utilizzando la postura, la parola e le novità offerte dalla tecnologia;

quando fa lavorare contemporaneamente 70 nuotatori;

quando ci stimola a metterci in gioco e ci spinge a liberarci dalla paura del giudizio altrui, accettando di sbagliare oggi, per far meglio domani.

Ritengo che un nuotatore, come una casa, si costruisca a partire dalle fondamenta e che il tetto sia preceduto dai piani intermedi, come dice Raymond. Partecipando ai seminari riesco a vedere sempre più chiaramente la logica della costruzione del nuotatore. Nelle ultime estati, mi è capitato di insegnare a bambini di 4 anni. I miei piccoli allievi hanno imparato a nuotare in acqua alta, senza pianti, senza far uso di galleggianti e senza che né io, né le mie collaboratrici, entrassimo in acqua. Questo bel risultato parte da lontano e nasce da Raymond. Per questo ringrazio il Prof e gli amici che mi hanno aiutato a migliorare, organizzando di volta in volta i seminari, a cominciare da Gabriele Salvadori, passando per Daniele Armelao e Daniel Bouchet, fino ad arrivare a Fabio Rebesco, che in questi anni ha scelto di dare continuità ai seminari Raymond Catteau in Italia.

Per finire, voglio dire, che partecipo ai seminari di Raymond, perché ho la fortuna di poterlo fare.

Leonardo Alivernini

 

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