Divers

Témoignage de Gg : 10 À 72 ans


À 72 ans, n'étant plus un professionnel de la natation mais toujours convaincu que depuis mes rencontres avec Raymond, "un éveil" à "devenir meilleur nageur et meilleur humain" est possible.
Depuis deux ans, nageant trois fois par semaine avec un équipier, nous constatons les transformations qui apparaissent.
J'aide encore chaque dimanche quelques personnes à devenir meilleur nageur.

Dans les années 1970 lors des stages avec Raymond, j'ai constaté que je quittais une mentalité "rêveuse" pour une prise de conscience d'une autre "réalité", ce qui a provoqué un effondrement de mon ancienne personnalité.

Depuis 45 ans, conjointement à d'autres activités, j'ai suivi deux formations de professeur de yoga et encore maintenant je suis un troisième cursus de formation.

Je passe donc avec mon vécu antérieur dans les pratiques et au quotidien dans la vie, à la fois de l'ignorance à la connaissance, par : le marteau, le clou, l'inertie, la réaction, les "recettes", les expériences, les transformations possibles, la créativité, à la fois avec l'aide d'un formateur, seul ou avec d'autres.

"Résister, c'est créer" et si nous ne créons pas, nous n'existons pas !

Est que j'existe quand je constate des situations répétitives conditionnées automatiques ?

Ce que j'ai observé lors des formations à Dinard, ce sont "les nombreuses distractions "de certains étudiants et parfois de moi-même, ce qui confirme une définition : "le yoga, c'est l'arrêt des modifications automatiques du mental". Ces modifications automatiques nous sortent de la réalité du moment présent.

Y a-t-il une structure de fonctionnement qui caractérise "le formateur" ... ?

Selon moi "un mental disponible" non pas attentif mais concentré. C'est la condition pour passer de la réaction à l'action.

J'ai observé que nager avec une tâche comme support mental amène à la concentration et à la "révélation" des fonctionnements physico psychique et des transformations possibles à stabiliser, intégrer, pour progresser. De mon point de vue, c'est un moment de "création" de la vie.

Soit le pratiquant ou son mental est "éveillé" soit le contenu proposé va le "réveiller". Et je dois cela à Raymond qui a suscité le "réveil" et au yoga qui m'a permis d'approfondir ce réveil, cet état de "témoin" et ainsi plus souvent de permettre un mental disponible à la "création" dans toutes activités.

Mais le mental par nature est fluctuant, d'où l'impermanence de la créativité c'est cela qui est Terrible pour l'instant... Puissions-nous résister !

Gg

 

 

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Incompétence et obstination hiérarchique

 

Suite à la question de M :

Bonjour Raymond,

depuis septembre à l’essai dans les Ardennes, ma hiérarchie (non diplômée, anti sport et le revendique ) m’a demandé de me mettre au pas et d’apprendre la brasse à tout le monde pour me conformer au pseudo projet péda... faute de quoi pas d’embauche ! Cheminement de démarche expliquée et motivée, mais la responsable me répond que je dois me remettre en question... et qu’en aucun cas ils ne changeraient d’avis. Comment voyez vous cela? J’envisage du coup de partir.

Par avance merci.

M.

 

Bonjour et merci de nous adresser ce message.

Dans certains débats entre journalistes à propos de l’économie productrice de richesses il est souvent fait référence aux relations entre ceux qui « dirigent » et ceux qui « produisent » !

Je ne sais si c’est un privilège de notre pays de posséder une catégorie que les commentateurs qualifient « de la plus bête du Monde » ?

J’ai rencontré en région parisienne un chef de bassin incapable d’imaginer l’initiation à la natation autrement que par la brasse, probablement la seule qu’il connaisse, mais il avait la sagesse de laisser aux autres MNS le choix de leur démarche pédagogique.

Malheureusement en de nombreuses circonstances le pouvoir est confié à des personnes qui loin d’être expertes sont chargées de l’exercer et sans qu’elles soient en mesure ou en devoir de justifier leurs choix.

Le pouvoir n’aime pas se trouver contesté. C’est pour cela qu’il entre en conflit avec le savoir ou le savoir-faire. Un savoir-faire dans lequel l’intervenant comprend et contrôle le processus finit par contester la fonction castratrice du pouvoir.

Ce qui est dommageable pour tous et en particulier les enfants c’est le type de relation avec l’eau et les limites et obstacles qu’ils vont rencontrer pour devenir toujours meilleurs nageurs.

Faut-il espérer avec Marc, qu’ils apprendront malgré leur maîtres ?

On comprend la frustration de notre ami, désarmé face à l’absurdité !

raymond

 

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Roxana Maracineanu : JO de Londre 2012

 « En France, nous pratiquons une natation très technique qui tire sa source dans les écrits de Raymond Catteau, un théoricien français de l’activité physique, créateur d’une méthode d’apprentissage de la natation, âgé de 89 ans aujourd’hui. C’est lui qui a inspiré la plupart des entraîneurs. Cette école diffère, par exemple, des écoles russe ou américaine qui considèrent qu’il faut faire des kilomètres et des kilomètres dans l’eau pour devenir un poisson. En France, on s’interroge surtout sur comment devenir efficace. On réfléchit sur l’intensité de l’effort. En revanche, on travaillait moins les départs, les virages, comme le font les autres nations, pour se concentrer sur la technique de nage pure. »

 

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A l'autre bout du monde - suite : la NATATION

Chaque école à Tamworth et dans toute l’Australie réserve la piscine pour la journée pour organiser sa propre compétition. Tout le monde participe, c’est obligatoire. Il n’y avait pas d’absent ce jour-là. (C’est la raison pour laquelle le nombre d’adhérents au club a augmenté fortement à la fin de l’été et à la rentrée pour pouvoir représenter au mieux son équipe, son école).

Les élèves sont répartis dans 2 équipes aux couleurs de l’école, (St Joseph Gold and Blue), Chaque élève marque au moins un point de participation, et les élèves marquent aussi des points en fonction de leur classement. Ils peuvent s’engager sur les épreuves de papillon, dos, brasse, nage-libre dans leur année d’âge sur 25m, 50m et 100m. et le 200m 4Nages.

Les 2 premiers de chaque épreuve à partir du 50m peuvent se qualifier pour la compétition suivante qui est pour les écoles catholiques ‘diocesan carnival’.

Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION. Clementine est arrivée 1ère au 25m brasse, 25m dos et 50m nage-libre et au relais 4x50m libre.

 

Augustin 1er au 25m brasse et 25 nage-libre 

 

Achille 1er au 15m nage-libre

 

Le nageur qui a remporté le plus de point par année d’âge est élu ‘Champion’. Les nageurs participent à un maximum d’épreuves pour peut-être obtenir le titre de champion et aussi pour marquer des points pour leur équipe.

 Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION. Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION.

 

 

 

 

 

 

 

 

Clémentine, Augustin et Achille étaient dans l’équipe des Gold et ils ont remporté le challenge par équipe. Ils ont passé une super journée de natation.

Clémentine s’est qualifiée au 50m nage-libre pour la compétition suivante à Tamworth ‘diocesan carnival’. L’équivalent d’un championnat académique pour les écoles catholiques.

Quelle belle promotion pour la natation : 370 nageurs présents, la piscine était pleine à craquer (parents, grands-parents, professeurs, officiels etc…). La plupart des parents prennent un ‘day off’ pour assister à cette compétition. Même principe que les éliminatoires : il y a un classement par école, une nomination d’un champion par année d’âge et le rêve de chaque participant c’est d’être dans les 3 premiers pour se sélectionner pour la compétition suivante ‘polding state carnival’ et de pouvoir nager à Sydney dans la magnifique piscine Olympique. La compétition est rude, très rude. C’est spectaculaire et une belle fête de la natation. Je comprends qu’ aux sélections Olympiques Australiennes, les nageurs sont habitués aux jeux des qualifications.

Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION.

 

 

St Joseph’s team

 

 Clémentine à la chambre d’appel 

Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION.  

 

 

 Clémentine avant le départ 

Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION.

 

 

 

 

Lire la suite : A l'autre bout du monde - suite : la NATATION.

 

 

 

 

 

Clémentine a obtenu un PB (Personal Best), elle a gagné sa série et arrivée 13ème au classement général des filles dans la catégorie 8 ans et moins.

 

 

 

Un seul garçon de l’école St Joseph s’est qualifié pour aller à Sydney au 50m nage-libre.

Ensuite après la natation, les élèves peuvent choisir un sport différent. Des compétitions sont proposées le samedi matin et les entraînements un soir de la semaine.

En ce moment, Augustin fait du Cricket. Il s’entraine tous les jeudis soir et il a les matches le samedi matin. En hiver, il va choisir Rugby. Mais les élèves peuvent choisir aussi Netball, OZ tag, Hockey. 

Nicolas

 

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La GRANDE ILLUSION

Quand la pensée spéculative se substitue à la pensée rationnelle

 si vous voulez vous faire une opinion cliquez ici pour visiter le site

 

Suite aux questions de F. :

Bonjour Raymond, je t'interpelle car je viens de découvrir "la grande évasion" concernant l'enseignement de la natation, proposée par l'université de Lille.

Je suis assez interloqué, même si l'on redonne un rôle d'animateur à l'enseignant, il me semble que l'on y fait "du neuf avec du vieux" voire de l'antique.

J'aimerai connaître ton point de vue sur "cette innovation", en espérant être conforté dans mes convictions.

Je te remercie par avance et te renouvelle mon salut amical.

F. en mai 2012

 

Il serait intéressant que F. nous dise en quelles circonstances il a fit cette découverte ? Le public visé ?

raymond

 
Bonsoir Raymond.

Une collègue de B., elle aussi professeur EPS à suivi un stage de formation continue dispensée par l'Education Nationale, 2ème session.

Tous les professeurs d'EPS de l'académie de Toulouse sont invités à y participer afin de "rendre l'enseignement de la natation plus efficace".

Cette personne en est revenue toute enthousiaste et assurée de la réussite pour ces élèves.

La bonne parole est en marche !

A partir des quelques éléments dont je disposais: le titre, l'histoire et Lille (l'origine), j'ai recherché sur internet et j'ai trouvé.

Cependant j'ai été quelque peu étonné et même déçu que P. nous raconte des histoires ( Péchomaro et maintenant la Grande Evasion). En effet je l'ai connu plus exigeant, plus rationnel lorsque que j'ai passé le MNS.

F. en mai 2012

 

Je viens d'adresser ce message au conseiller technique de natation de Toulouse :

« … tu seras probablement surpris de cette intrusion après plusieurs années de notre rencontre. Si mes informations sont exactes, il semblerait qu'une opération de l'éducation nationale en direction des enseignants d'EPS ait proposé une large diffusion d'un document réalisé dans notre région : "la grande évasion"  ??? Si cela était, la FFN et son comité régional s'y trouvaient-ils associés.

Étais-tu informé  et sollicité pour apporter une aide ou un encouragement ?

Si tu ignorais  l'objet de mon interrogation  je te joins le lien

http://campusport.univ-lille2.fr/ress_nat_peda/ "

il me permettra de connaître ton point de vue, si tu le veux bien. »

 

ET POUR QUE TU SOIS MIEUX INFORMÉ  nous publions le dossier de la GRANDE INVASION  ou  de la  GRANDE ILLUSION.

Il y a de quoi bien organiser une riposte s'il le fallait !!!

raymond

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La  GRANDE ILLUSION : réactions

 

Bonjour Raymond,

Il faudrait un comité de vigilance pour dénoncer les inepties du monde de la natation comme il en existe pour celles du monde médiatique. Mais dans un cas comme dans l'autre l'ineptie s'impose comme pensée dominante précisément parce qu'elle est la pensée des dominants. Il n'y a qu'à voir la quantité d'artifices de légitimation déployés en préambule (du nombre de titres honorifiques affichés` jusqu'....au portrait de notre président en arrière-plan!!) pour se faire une idée de l'arbitraire et du peu de fondement de la "didactique" que l'on s'apprête à découvrir.

Concernant la dite didactique, je ne suis pas allé très loin mais j'ai déjà (ré)appris l'importance du phénomène de portance due au fait que "sans vitesse on ne s'allonge pas". Tiens, un des grands messieurs parmi ceux qui paradent dans les vidéos introductives, celui précisément en arrière duquel est exposé le portrait officiel de notre roi, a fait partie d'un conseil scientifique sur  la séparation isotopique. Ce document sur la "grande évasion" est plus qu'une source d'information sur le royaume de la tradition dans le monde de la natation. Il est une mine d'or pour la réflexion sociologique sur le pouvoir symbolique, la valeur des hiérarchies scientifiques et universitaires voire même sur la validité des sciences.

Pour te donner une idée de l'étendue internationale de la mascarade pseudo scientifique qui nous entoure, J-B et moi allons nous soumettre durant trois jours à une formation qui nous est rendue obligatoire par les fédérations et ministères canadiens et québécois. Le seul titre de la première session de formation en dit assez: "Science, sécurité et...godille"!!!

Bon courage Raymond. Amicalement.

C. 02 02 11

 

 

Bonjour Raymond,

Je pense que c'est très éloigné de la NATATION d'après le sens que je lui donne.

Certaines personnes qui interviennent dans les vidéos sont des amis. P quia suivi un stage avec toi en 1977. Ca me fait bizarre de voir tout ça.

à bientôt,

N. 2 02 11

 

 

Incroyable!!!!!!!!!!!!!

Je l'ai parcouru rapidement mais je veux prendre le temps de le lire... c'est trop surprenant de voir ça de nos jours.

D'autre part, je vais voir pour le stage de mai en Bretagne avec C. et je te tiens au courant pour la plaquette programme afin que l'on puisse l'annoncer au plus tôt.

Je pars aussi en Palestine du 14 au 19 mars avec H. pour intervenir sur la formation pour les femmes, je serais accompagnée de MP qui est maitre nageur. On va travailler à partir de ton livre.

J'espère que tu vas bien, bises

V. 02 02 11

 

 

Bonjour Raymond,

j'espère que tu vas bien. Je suis consterné des propositions qui sont faites et de la débauche de moyens et d'argent utilisés pour des initiatives qui nous ramènent quelques années en arrière... Je ne suis cependant pas surpris car j'ai toujours pensé que la "thématique" du savoir nager introduisait une forme de régression de l'enseignement de la natation. Cette proposition est de plus conforme à ce que les grands penseurs de l'enseignement de la natation que sont Maillard et Pelayo ont déjà écrit à ce sujet...

Quel gâchis !!! Amitié

R. 02 02 11

 

 

Salut RAYMOND

C'EST PROPREMENT AHURISSANT DE LIRE DE PAREILLES PAGES ! J'ai eu du mal à aller jusqu'au bout ! Et dire que ce sont des collègues qui ont pondu cela ! COMMENT REAGIR ?????? Amitiés

A. 2 02 11



Hop là!

Bonjour d'Alsace,

          Que te dire.....Que le Nord reste à la pointe des innovations....

                     Qu'au XXI eme siècle la fritte a remplacé le palan du XIXeme.... (ils doivent faire des affaires les marchands de fritte!)

                     Qu'à la place de 1,2... 3,4!   c'est "armer, viser... recharger, tirer!" (rien que le dessin de la 1ere page en dit long...)

                     Que le test "péchomaro" existe bien... (si ma mémoire est bonne)

                     Qu'apprendre à nager en 10 séances... ça me rappelle: "si tu veux continuer a vendre de la salade , vas y , continues, mais pas avec moi!" (cf un stage de 1977 avec ....TOI!)

                     Que plein de choses me choquent genre "garder les repères du terrien"...."faire du sur place" (tellement important???)..."garder la tête émergée"..."un enseignant dans l'eau"...etc...."

                     Que ça n'est pas du "savoir nager" mais du "savoir se sauver" pour des enfants qui, je pense, n'iront jamais plus loin techniquement, leurs bases étant faussées. Ce seront de joyeux "baigneurs"!, bon, c'est mieux que la noyade , certes...

                     Qu'ont fait ces enfants et leurs intervenants depuis la maternelle ??? Dieu merci (mais c'est tout de même énorme!) ils ne sont que 25°/ !

                   Ca n'a rien a voir avec ma conception du savoir nager, bien sur la motivation est importante , on peut parfois avoir recours aux histoires, évadé ou autre... mais l'histoire la plus belle est à mon avis: "super! Je construis ma natation, j'y participe activement!." Il n'y a qu'à voir les sourires des gamins à la fin d'une séance ou ils ont "découvert" quelque chose (genre "quand j'ouvre la bouche sous l'eau, je ne me remplis pas"..."quand je lâche les pieds de mon copain, je remonte "tout seul"!" etc., etc....)

                    Voilà le "premier jus " de ce que j'ai vu (vite fait sans trop rentrer dans les détails, il y a aussi des contradictions...)

J'ai une question: quel est le pourcentage de réussite à ces tests au bout des 10 séances??? (c'est peut-être dit dans le document ???) pour connaître, au bout du compte, le pourcentage d'enfants "toutes catégories confondues ..." arrivant à faire 25m à l'entrée en 6ieme..

           Je reverrai plus "profondément" ce document... Amicalement

F. 02 02 11

 

Raymond,

Plus j'y pense... plus j'espère que ce "gag" ne va pas devenir le "savoir nager" utilisé par tout intervenant de la maternelle à la 6ieme...

C'est tellement simple!!  Pourquoi ne pas généraliser cela!!! Plus besoin de réfléchir, (ni de faire réfléchir....)  une fritte ! et hop! le tour est joué! C'est dangereux ce truc!! Faut faire quelque chose! Bon, qu'est-ce qu'on fait?? qui a une idée?? On brule les usines a frites ?

J'espère juste que les gamins en auront vite marre de leur histoire... ça n'ira qu'un moment... , si on leur ressert la même balade chaque année... ce ne sera plus "on va apprendre à nager" ce sera "on va jouer à s'évader..." jusqu'à quand ????

Allez je vais essayer de me calmer...

Sportivement (tout de même!)

PS: pourvu que ça n'atteigne pas l'Alsace... que ça reste à "l'intérieur"! 

F. 03 02 11

 

Effectivement, c'est plutôt pauvre en contenu. Nous voilà revenus à une bonne vieille natation "sécuritaire" à peine cachée sous le vernis d'une histoire imaginaire à laquelle on préfèrera sans doute la version originale avec Steve McQueen.

C'est le retour des supports flottants, de la familiarisation, des défauts, du moteur sans posture, de la nage terrienne dans l'eau, du pliez-écartez-serrez, bref rien de novateur, en fait.

La pédagogie traditionnelle est morte, vive la pédagogie traditionnelle maquillée!!!

Ce sont certains de mes collègues MNS qui vont être ravis car "la grande évasion" ne fait que reprendre et légitimer le "folklore pédagogique" qu'ils ont l'habitude d'utiliser. Ils auront désormais l'esprit tranquille car l'université se met à leur niveau.

La route est encore longue. Amitiés.

J. 03 02 11

 

 

Bonjour Raymond,

Merci pour le document, il est édifiant ! De telles représentations de l'enseignement sans aucune réflexion didactique, me semble néanmoins assez communes dans le monde du sport.

M. 03 02 11

 

 

La natation en plein délire.

C'est peut être un gag, ce qui est amusant dans ces propositions c'est de constater qu'il n y a pas que dans la sphère de Ben Ali ou Moubarak que l'on est plus dans  le réel.

"Il s’agit ici de dédramatiser le fait d’apprendre à nager. ... Nous sommes un groupe de prisonniers et nous allons nous entrainer à nous évader d’une prison: il nous faut donc nous préparer à toutes éventualités : …transporter des blessés, se cacher ou attendre les secours sans faire de bruit…Nous allons répéter différentes scènes jusqu’au jeudi 15 juin, date à laquelle nous devrons TOUS nous évader, personne ne restera sur le côté, …"

Je vois là deux erreurs... le problème n'est pas de dédramatiser mais d'assumer  l'épreuve. Ne pas prendre en compte que l'entrée en natation relève de l'épreuve au sens de Bernard Jeu : affronter les enfers et en revenir régénéré, avec un changement de phase vers la logique de une performance (agrandir l'espace raccourcir le temps) quand le corps flottant est construit, l'immersion  vécue avec plaisir  et enfin, un peu la compétition, pour une minorité de pratiquants.

Autres erreurs au niveau du scénario : d'où sort cette idée de prisonniers et de transports des blessés ? Pour qui veut dédramatiser on pourrait trouver mieux.

Dans cette mise en scène pédagogique je vois là la mode du "storytelling" qui inspire nos gouvernants serviteurs du libéralisme.

Je ne rejette pas l'idée du scénario, l'idée de faire jour l'entraide entre les élèves est sympathique mais le scénario des prisonniers ne me parait pas cohérent avec le sens de la natation (je n'ai pas de scénario pour le moment de remplacement).

Après j'abandonne pour le moment car cela me parait torturé.  Je trouve que cela va compliquer la tache de nos collègues qui vont chercher à s'inspirer de cette démarche.

En fait on est toujours malgré le décorum pédagogique, on est toujours dans un corps mécanisé, quasiment appareillé il n'y pas eu vraiment de progrès depuis l'apprentissage sur le tabouret. Seul l'emballage a changé. Après coup, je comprends mieux la présentation ringarde de la première page.

J'y reviendrai plus tard si j'ai du temps à perdre.

Ce serait présenté comme un Compte rendu de pratique, une tentative pédagogique cela serait acceptable, mais là ça se présente quasiment comme une méthode officielle.

Y. 03 02 11

 

 

Mon cher Raymond,

Comme tu le dis, c'est édifiant, effarant, effrayant!...

En plus, cela se passe à Lille!... Mon pauvre Raymond.!... Comme quoi, les obstacles épistémologiques sont tenaces... Quel gâchis pour les gamins qui passent par là!... Que dire, que faire ???

Merci de l'info et bon courage quand même. Je t'embrasse.

C. 3 02 11

 

La grande évasion ou la grande illusion. ?

Le brancardier : La vitesse n'est pas suffisante pour « ressentir » une quelconque propulsion et le nageur est à moitié hors de l'eau.

Je défie n'importe quel enfant de continuer à avancer lorsqu'il « lâche » la frite !

La position du nageur dans l'eau est très mauvaise : tête et bras relevés, pas d'alignement pas de gainage il faudrait que la fritte soit sous l'eau ! On est très éloigné de ce qu'il faudra mettre en place par la suite, de la position du nageur pour construire un corps projectile !

Je n'ai jamais vu un nageur se maintenir en position verticale en s'aidant de « ciseaux » de brasse. !! Est-ce que les profs d'EPS ont essayé ?

Il y en a tellement à dire...Tout cela doit te faire bondir! à bientôt

MD 4 02 11

 

Et quel emballage ! il faut quand même y croire (pour les enfants pourquoi pas...) mais tout ça pour quels objectifs ? Plus l'emballage est séduisant plus on peut faire du vide à l'intérieur!

La question que l'on pourrait se poser pourquoi tant d'élèves après toutes leurs séances de natation scolaire sont en échec ? ça ce n'est pas normal et ce sont ces séances qu'il faudrait remettre en question!

J'en ai rêvé cette nuit tellement j'étais troublée et interpellée de lire ces travaux...

à bientôt, je t'embrasse.

MD 5 02 11

 

 

Bonjour Raymond,
MF me fait le plaisir d'une petite visite surprise et nous en profitons pour visionner ton document.
Nous sommes si surprise que n'avons pas encore atteint le stade de l'analyse et de la réflexion.
Cela viendra... OU pas.
Bises,

L 06 02 11

 

Personnellement je viens de Lille et j'avoue ne pas comprendre comment la fac peut proposer qqc comme ça.

Ca part d'une bonne intention dirons nous... du moins je l'espère...

Tibo 08 02 11


 

Cher Raymond,

je viens de revoir le vidéo de la "Grande Evasion". Cosa ne penso?

J'ai eu du sommeil à le regarder.

On parle de 1500 élèves, mais on en ne voit que quelques dizaines.

On ne voit pas de débutants.

On voit des garçons qui savent nager sans appui solide, mais qui n'ont pas construit le corps flottant, le corps projectile, le corps propulseur.

En n'ayant pas construit le corps flottant, on voit utiliser du matériel flottant pour réaliser l'équilibre horizontal et même vertical; on utilise la propulsion aussi pour rester sur place.

Il n'y a pas une véritable évaluation initiale, d'où on devrait partir; manque une succession d'objectifs intermédiaires et un objectif final plus ambitieux.

J'ai toujours apprécié le sérieux de garçons français quand j'ai eu l'occasion de les observer en vacances. Je ne peux pas oublier un groupe de garçons qui jouaient à la pétanque dans un camping: ils jouaient... sérieusement.

Je trouve drôle de leur proposer "La grande évasion".

Il ne me fait pas plaisir savoir que cette proposition arrive de la région de Lille, là où je t'ai cherché il y a vingt ans.

Mais ils ne te connaissent pas?

Ou il est trop facile de profiter d'un expert qui se trouve juste à coté?

Je serai content de te rencontrer à Dinard.

Je te salue très cordialement,

L. 13 02 11

 

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Allo ça coule ... non mais ça flotte !

Après le stage de Dinard en juin 2011, comme après les stages entre 1972 et 1974, le même désarroi est de mise : Puis-je encore aider à la natation de demain ?

Plus je pratique, expérimente, étudie plus j’ai l’impression de ne plus savoir, entre cet espace temps de mes débuts de MNS en 1967 où j’ai connu l’enseignement de la brasse à l’aide de l’appareil Trotzier (Voir ci-dessous) et après mon retour auprès de Raymond en 2011, je me retrouve dans la situation d’un débutant en course à pied qui regarde un champion olympique qui utilise un autre couloir sur le même stade.

Et même je conduis une deux CV et Raymond roule en Ferrari.

Heureusement que les apprenants (surtout du troisième âge) qui me demandent de l’aide me permettent de reprendre « pieds » dans l’action. C’est tout une recréation.

Je suis toutefois rassuré par rapport aux Éducateurs - MNS diplômés de la piscine de ma ville qui en sont encore à ce que je ne fais plus depuis 35 ans : Brasse avec ceinture, planche et frite.

Le chef de bassin est même intervenu pour me signaler que je n’avais pas le droit d’enseigner.

Malgré mon interrogation sur ma compétence, je ne reviendrai pas à l’usage de l’appareil Trotzier de mes débuts de MNS en 1967.  Même si je fais partie de certains vieux « qui ont » de l’âge, l’usage du tabouret ne n’est vraiment plus possible.

Lire la suite : Allo ça coule... non mais ça flotte !

À l’eau s’il vous plait et dans le grand bain !

Gérard G.

 

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