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METTRE à L’EPREUVE DE LA DUREE

CE QUI EST CONSTRUIT !

 

b_361_482_16777215_00_images_oziogallery3_foto_din2016a.jpgLa présence de Marc Begotti au terme du Séminaire de Dinard 2016 a prolongé et complété heureusement le thème du perfectionnement des stagiaires dans leurs nages.

Préalablement à sa venue les participants avaient vécu des séances au cours desquelles l’accent avait été mis sur l’organisation posturale et singulièrement celle de la tête.

En choisissant le crawl, Marc a insisté sur le rôle de la mobilisation des épaules pour gagner en efficacité de nage. Ces consignes de fixation de la tête et de mobilisation des épaules devaient être respectées sur la plus longue distance possible et le nageur devait s’arrêter dès qu’il ne se sentait plus capable de les tenir.

Incontestablement la nage s’est faite de plus en plus fluide avec un meilleur rendement et pour une majorité, une modération de l’entrée en jeu des membres inférieurs.

Toutefois on ne pouvait noter une différence sensible dans l’organisation de la pale préalablement à l’action propulsive.

Lors d’une autre séance consacrée aux nages simultanées la même stratégie fut adoptée et les retombées du même type furent observées. Une nageuse du groupe ne put suivre les consignes, éprouvant, à ses dires, une gêne respiratoire. En réalité, elle ne parvenait pas à mobiliser la tête pour conduire l’ondulation. Le début de la plongée de la tête était contrarié par une rentrée par le menton. Après quelques tâches de structuration de mobilisation convenable de la tête, elle pouvait rejoindre le groupe pour s’exercer à tenir sur des distances plus longues.

La distance et par conséquent la durée ne saurait à elle seule apporter la construction optimale de la nage. Elle ne devrait s’envisager qu’au terme et dans le prolongement d’une construction de la posture et de l’organisation locomotrice pertinente.

b_421_228_16777215_00_images_oziogallery3_foto_din2016b.jpgLes meilleurs nageurs n’ont pas spontanément trouvé l’organisation efficiente. Dans la motricité, ils ont du substituer au schème spontané de l’abaissement du coude (le sonneur de cloches) celui de « l’établissement du gymnaste passant de la suspension à l’appui ».

Les exercices de musculation de type « pull-over » consistant à partir d’un « couché dorsal » à déplacer des masses, des bras placés dans le prolongement du tronc à les amener vers les cuisses, contribue à mieux positionner les avant-bras et les mains pour propulser des masses d’eau vers l’arrière lorsque l’on nage.

Combiner une rotation interne des segments proximaux à une rotation externe des segments distaux ne se réalise pas spontanément et doit être appris et acquis pour nager efficacement.

Pour stabiliser cette organisation la nage sur des longues distances s’impose.

raymond

 

 

Comments   

0 #1 GOSSET Gérard 2016-07-01 10:20
Pour passer du "sonneur" au "rétablissement", parce que à l'usage, les exercices de type "pull-over" sont sujets à variations. Les positions et les déplacements des membres supérieurs gagneraient à être indiqués. (Mains en pronation ou en supination, des m. sup. tendus à fléchir, au-delà de la tête, de la tête, de la poitrine, de l'abdomen, etc... et un trajet inversé possible.

La sortie de l'eau, d'un bassin, à l'aide des m. sup. pour passer de la verticale en suspension à l'appui les mains au niveau des cuisses présente les mêmes impératifs...
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0 #2 GOSSET Gérard 2016-07-01 10:21
Les exigences proposées pour devenir meilleur nageur nous obligent à devenir plus pleinement conscient de tout le substrat psycho-physique.
Le retentissement de ses "activations" révèle et modifie nos structures: l'ensemble y gagne en connaissances, énergie et liberté.
La région "tête/cou/haut du dos est souvent le siège de tensions résiduelles des activités antérieures conscientes et surtout inconscientes et cela depuis notre naissance. Ces tensions, ces raideurs, devront être débloquées, éliminées pour gagner en efficacité de nage.
La mise à l'épreuve de la durée de ce qui est révélé et construit demande notre attention, mieux notre concentration. En nageant, pendant la durée, une vigilance doit s'installer pour "être témoin" des phénomènes psycho-physiques qui peuvent s'actualiser, apparaître et disparaître, pour quitter les schèmes spontanés et accéder à un mode créatif, constructif, propre à "l'humain de demain" pour devenir meilleur nageur.
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0 #3 GOSSET Gérard 2016-07-28 08:05
Tout n'est pas dans le volume et la puissance des muscles squelettiques périphériques !

Les muscles et les unités motrices en action ne sont pas les mêmes lors d'une construction posturale, d'une locomotion pertinente, de la musculation, de la durée dans la nage.
À trop travailler la périphérie musculaire, on laisse les muscles profonds (posturaux) s'atrophier.
La sensibilité fine disparaît, apparaissent alors les douleurs qui expriment le déséquilibre.
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0 #4 Gérard GOSSET 2017-07-28 16:05
Marc a mis l’accent sur l’organisation posturale et singulièrement celle de la tête.
Avec notre pratique, notre compréhension s’améliore, chacun, selon son vécu, ses orientations, ses capacités, peut explorer les facettes de la natation de demain.
En se mettant en action, à l’observation, notre perception et notre compréhension s’affinent.
En ce qui concerne la tête, l’articulation atlanto occipitale ou occipito-atloïdienne est la première sollicitée dans la fixation de la tête.
En corps flottant statique, on peut percevoir plus finement le simple rôle du menton sur l’horizontalité et l’alignement des membres inférieurs : le jeu du corps dans l’eau le permet.
On commence dans le monde médical à trouver nécessaire de réaligner et corriger l’atlas parce qu’il a constaté les inconvénients du non-alignement et la nécessité de corriger la position de l’atlas….
Pour peser, prenez deux bascules, mettez un pied sur chaque bascule et faites vérifier par un tiers le poids sur les deux bascules. Le poids est-il identique de chaque côté ?
Gg
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