Bibliographie

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Raymond CATTEAU

LA NATATION DE DEMAIN - Une pédagogie de l'action

 

Nouvelle édition revue et augmentée

 

Lire la suite : Raymond CATTEAU : LA NATATION DE DEMAIN - Nouvelle édition revue et augmentéeLa seconde édition ne se caractérise pas seulement par un changement de couverture. Elle se présente comme une œuvre plus aboutie et plus accessible que la première.

La structure de l’ouvrage comporte de nouveaux chapitres et de nouvelles annexes qui viennent agrémenter et compléter l’ensemble.

Sept années après la première édition de « la natation de demain », cette seconde édition revue et corrigée s’enrichit d’une importante iconographie et d’un chapitre inédit sur la connaissance des nages. On sait que les conceptions relatives aux apprentissages, à l’enseignement, aux techniques sont interdépendantes. En cohérence avec une pédagogie de l’action se trouve ici développée une analyse fonctionnelle des techniques de nage qui devrait intéresser tous les intervenants dans le domaine de la natation. L’utilisation d’un référentiel prenant en compte les actions du nageur dans l’eau en même temps que son propre déplacement permet de lire et interpréter autrement les nages. Voici un nouvel outil pour mieux observer les nageurs et intervenir plus efficacement pour les faire progresser.

Le nouveau contenu et les annexes, particulièrement « l'incursion dans le cadre de référence », devraient inciter et aider le formateur et l’entraîneur à expérimenter le plus souvent avec le sentiment de dépasser l’exercice ou la recette.

Veuillez consulter le site Internet de ATLANTICA Editions. Vous y trouverez les indications pour acheter le livre.

 

 

 

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LES METHODES NOUVELLES 


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Comment définir les méthodes nouvelles d'éducation et à partir de quand dater leur apparition ? Eduquer, c'est adapter l'enfant au milieu social adulte, c'est-à-dire transformer la constitution psychobiologique de l'individu en fonction de l'ensemble des réalités collectives auxquelles la conscience commune attribue quelque valeur. Donc, deux termes dans la relation que constitue l'éducation : d'une part, l'individu en croissance ; de l'autre, les valeurs sociales, intellectuelles et morales auxquelles l'éducateur est chargé de l'initier. L'adulte, percevant le rapport selon sa perspective propre, a commencé par ne songer qu'a ces dernières et par concevoir l'éducation comme une simple transmission des valeurs collectives de génération en génération. Et, par ignorance ou à cause même de cette opposition entre l'état de nature, caractéristique de l'individu, et les normes de la socialisation, l'éducateur s'est préoccupé d'abord des fins de l'éducation plus que de sa technique, de l’homme fait plus que de l’enfant et des lois de son développement.

Ainsi a-t-il été conduit, implicitement ou explicitement à considérer l’enfant soit comme un petit homme à instruire, moraliser et identifier le plus rapidement possible à ses modèles adultes, soit comme le support de pêchés originels variés, c'est-a-dire comme une matière résistante qu'il s'agit de redresser plus encore que d'informer. De ce point de vue procède toujours la majeure partie de nos précédés pédagogiques. Il définit les méthodes « anciennes » ou « traditionnelles » d'éducation. Les méthodes nouvelles sont celles qui tiennent compte de la nature propre de l'enfant et font appel aux lois de la constitution psychologique de l'individu et à celles de son développement.

Passivité ou activité.

Encore faut-il s'entendre. La mémoire, l'obéissance passive, l'imitation de l'adulte et, d'une manière générale, les facteurs de réception sont aussi naturels à l'enfant que l'activité spontanée. Or, on ne saurait dire que les méthodes anciennes, si antipsychologiques soient-elles parfois, aient entièrement négligé l'observation de l'enfant, à cet égard. Entre les deux pédagogies, le critère est donc à chercher, non dans l'utilisation de tel ou tel trait de la mentalité puérile, mais dans la conception d'ensemble que l'éducateur, dans chaque cas, se fait de l'enfant.

 

L'enfance est-elle un mal nécessaire ou bien les caractères de la mentalité enfantine ont-ils une signification fonctionnelle définissant une activité vraie ? Suivant la réponse donnée à cette question fondamentale, le rapport entre la société adulte et l'enfant à éduquer sera conçu comme unilatéral ou comme réciproque. Dans le premier cas, l'enfant est appelé à recevoir du dehors les produits tout élaborés du savoir et de la moralité adultes ; la relation éducative est faite de pression d'une part, de réception de l'autre. D'un tel point de vue, les travaux d'élèves, même les plus individuels (rédiger une composition, faire une version, résoudre un problème) participent moins de l'activité réelle de la recherche spontanée et personnelle que de l'exercice imposé ou de la copie d'un modèle extérieur ; la morale la plus intime de l'élève reste plus pénétrée d'obéissance que d'autonomie. Dans la mesure au contraire où l'enfance est considérée comme douée d'une activité véritable et ou le développement de l'esprit est compris dans son dynamisme, le rapport entre les sujets à éduquer et la société devient réciproque : l'enfant tend a se rapprocher de l'état d'homme non plus en recevant toutes préparées la raison et les règles de l'action bonne, mais en les conquérant par son effort et son expérience personnels ; en retour, la société attend des nouvelles générations mieux qu'une imitation : un enrichissement.

 

Psychologie et pédagogie, Gonthiers Denoël, 1969, coll. Médiations, Paris, pp. 199-201.

cliquer ici pour écouter l'INTERVIEW DE JEAN PIAGET AU C'ENTRE D'EPISTEMOLOGIE DE GENEVE.

 

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G. BACHELARD

LA FORMATION DE L’ESPRIT SCIENTIFIQUE

 

Quand on cherche les conditions psychologiques des progrès de la science, on arrive bientôt à cette conviction que c'est en termes d'obstacles qu’ il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de considérer des obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse des sens et de l'esprit humain: c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de nécessité fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C'est là que nous montrerons des causes de stagnation et même de régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie que nous appellerons des obstacles épistémologiques. La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n'est jamais immédiate et pleine. Les révélations du réel sont toujours récurrentes. Le réel n'est jamais «ce qu'on pourrait croire» mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser. La pensée empirique est claire, après coup, quand l'appareil des raisons a été mis au point. En revenant sur un passé d'erreurs, on trouve la vérité en un véritable repentir intellectuel. En fait, 1’ on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites, en surmontant ce qui, dans l'esprit même, fait obstacle à la spiritualisation.

L'idée de partir de zéro pour fonder et accroître son bien ne peut venir que dans des cultures de simple juxtaposition où un fait connu est immédiatement une richesse. Mais devant le mystère du réel, l'âme ne peut se faire, par décret, ingénue. Il est alors impossible de faire d'un seul coup table rase des connaissances usuelles. Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l'âge de ses préjugés. Accéder à la science, c'est, spirituellement rajeunir, c'est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé.

La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres raisons que celles qui fondent l'opinion; de sorte que l'opinion a, en droit, toujours tort. L'opinion pense mal; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l'opinion : il faut d'abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. Il ne suffirait pas, par exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en maintenant, comme une sorte de morale provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.

 

 Lire la suite : Gaston Bachelard - La formation de l’esprit scientifique.

 

 

Gaston Bachelard,

La formation de l’esprit scientifique. Contribution à une psychanalyse de la connaissance,

Vrin, « Bibliothèque des Textes Philosophiques – Poche », 1993. 304 p.

 

 

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IL NUOTO DI DOMANI

La traduzione italiana

 

Clicca qui per andare alle pagine di presentazione del libro

Lire la suite : Il Nuoto di Domani - Traduzione Italiana!

 

L'ambito della pedagogia non conosce frontiere, non più di quello delle scienze dell'uomo di cui si nutre.

Allo stesso tempo scienza e arte, essa si fonda su delle conoscenze e si apre verso le innovazioni nella sua pratica.

Oggi dobbiamo rallegrarci di questa traduzione in lingua italiana che accresce il campo dei progressi e alimenta i dibattiti che possono farla evolvere ancora di più.

I miei più sinceri ringraziamenti vanno al traduttore e al curatore per questa edizione aggiornata di "Il Nuoto di Domani".

Auguro a tutti i lettori il successo nella propria evoluzione pedagogica ma mi aspetto da essi critiche e commenti, che saranno fonte di crescita, quando espressi attraverso il sito.

Ringrazio tutti anticipatamente.

raymond catteau

 

 

Le domaine de la pédagogie ne connaît pas de frontières, pas plus que celui des sciences de l'homme dont elle de nourrit.

A la fois science et art, elle tient des connaissances et s'ouvre vers les innovations dans sa pratique.

On ne peut aujourd'hui que se réjouir de sa traduction en langue italienne pour étendre le champ des progrès et nourrir des débats susceptibles de la faire encore évoluer.

Mes remerciements les plus vifs vont au traducteur et à l'éditeur pour cette édition actualisée de "La Natation de Demain".

Je souhaite à tous les lecteurs le succès dans leur propre évolution pédagogique mais attends d'eux les critiques ou les remarques, sources de dépassements, lorsqu'ils s'exprimeront sur le site.

Que tous en soient par avance remerciés.

raymond catteau

 

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Suite à l'intervention de GS :

«La posturologia studia il sistema tonico posturale ovvero quell'insieme di leggi neurofisiologiche che regolano e controllano la postura.

Gli ingressi posturali sono principalmente gli occhi e i piedi e secondariamente la pelle e l'apparato stomatognatico (i denti e la lingua).

I segnali provenienti da questi "ingressi" vengono elaborati da centri superiori e utilizzati per adeguare le risposte posturali che ci permettono di lottare contro la gravità e mantenere la stazione eretta, opporsi alle forze esterne e mantenere l'equilibrio nel movimento.» (da Kinesis Officina Posturale)

Cosa ne pensi? Allora in acqua, con la perdita delle informazioni plantari, il principale ingresso posturale sono gli occhi? E l'orecchio interno non serve all'equilibrio?

GS

« La posturologie étudie le système tonico-postural ou plus précisément l’ensemble des lois neurophysiologiques qui règlent et contrôlent la posture.

Les afférences posturales (entrées) proviennent principalement des yeux et des pieds et secondairement de la peau (toucher) et de l’appareil digestif (dents et langue).

Les signaux provenant de ces entrées sont analysés par des centres supérieurs et utilisés pour adapter les réponses posturales qui permettent de lutter contre la pesanteur et maintenir la station érigée s’opposant aux forces externes et maintenir l’équilibre dans le déplacement. » (D’après : Kinesis Officina Posturale)

Qu’en pensez-vous ? Alors dans l’eau, avec la perte des informations plantaires, les principales entrées posturales sont les yeux ? Et l’oreille interne ne servirait pas à l’équilibre ?

GS

 

Les contributions de nos lecteurs sont précieuses mais peu nombreuses et nous tenons à les en remercier.

Nous savons que ce que nous considérons comme vérité du moment n’est qu’une suite d’erreurs rectifiées.

L’accès aux productions savantes peut se trouver facilité par des textes intermédiaires, notes de lecture de ceux d’entre nous qui se les sont le mieux appropriées.

Un recours momentané peut prendre la forme de lecture de textes de vulgarisation. La difficulté majeure consiste à simplifier sans dénaturer.

Le texte relatif à la posturologie que nous propose aimablement GS nécessite d’être en certains points précisé et complété par d’autres lectures dont le caractère scientifique est avéré.

Ce thème a été abordé par Paillard et nous serons amenés à le relire avec profit.

Il me semble qu’une vision éclairée du fonctionnement du vivant pourrait prendre une part « subordonnante » pour accéder aux textes qui n’en considèrent qu’un aspect.

Dans cette intention je vous propose une « entrée » qui trouverait une place prioritaire dans notre lexique. Il pourrait inciter certains d’entre nous de remonter à la source : la lecture du livre dont elle est extraite.

raymond

 

QUELQUES DÉFINITIONS

 

1.1. Nous ferons constamment référence à deux aspects complémentaires et étroitement solidaires du fonctionnement des machines biologiques dotées d'un système nerveux :

Celui de la machinerie bioénergétique, d'une part, qui intéresse l'ensemble des fonctions dites métaboliques des systèmes vivants. Elle est au servie de la satisfaction des besoins énergétiques essentiels à la croissance des organismes puis au maintien de leurs structures matérielles ; elle est indispensable; aussi au déploiement de leurs activités motrices dans le monde qui l’entoure.

Celui de la machinerie bio-informationnelle, d'autre part, constitué par un système nerveux assimilateur, intégrateur, distributeur de signaux. Elle est au service de la régulation des activités internes et devient l'instrument des relations qui s'établissent entre l'organisme et son univers d'action.

La première traite de l'énergie, la seconde de l'information. Chacune a sa logique, ses lois de fonctionnement, ses exigences, ses possibilités et ses limites d'adaptation et de transformation, ses capacités de résistance à la fatigue et l'usure du temps.

 

1.2. Pour caractériser la modificabilité du système nous userons de deux concepts précis qui demandent clarification.

Nous entendons par flexibilité du système la marge d'écart par rapport sa norme de fonctionnement que le système peut tolérer en continuant d'assurer l'exercice correct de la fonction qu'il assume.

Nous réservons le terme de plasticité à la capacité que peut présenter le système de modifier durablement sa structure interne en acquérant une possibilité nouvelle de fonctionnement non prévue dans son plan de construction initial.

Nous distinguerons aussi les modifications plastiques qui intéressent la structure stabilisée en fin de croissance et celles qui relèvent de la croissance ou de la maturation du système au cours de son développement.

 

1.3. Nous introduisons enfin une distinction entre ce qui, dans les organisations vivantes, concerne l'expression d'un ordre existant tant au plan structurel qu'au plan fonctionnel, autrement dit leur part organisée, et ce qui relève de leur capacité de modifier l'ordre existant ou d'engendrer et d'accroître l'état d'organisation du système, autrement dit de leur fonction organisante.

La part "organisée" du système superpose à l'ordre structural les interactions dynamiques entre les éléments de la structure, interactions qui composent son fonctionnement. Ce fonctionnement s'exprime dans des actions fonctionnelles finalisées, c'est-à-dire des performances de la machine qui ont une valeur biologique adaptative au regard des impératifs de survie du système lui-même.

La fonction "organisante" du système concerne sa capacité autonome de création d'ordre non initialement prédéterminé par son programme génétique d'auto-construction. Elle s'exprime dans une auto-organisation non-programmée génétiquement et s'alimente dans le dialogue ininterrompu qu'un organisme entretient avec son environnement par le truchement de l'acte moteur, instrument de conquête, de perfectionnement adaptatif et de progrès évolutif [...] Nous évoquerons enfin les perspectives ouvertes en pédagogie par le modèle des systèmes auto-organisateurs.

 

« La machine organisée et la machine organisante », in Itinéraire pour une psychophysiologie de l'action, Jacques Paillard, Editions ACTIO, 1986, p. 100 et 101.

 

 Lire la suite : Paillard : Itinéraire pour une psychophysiologie de l'action

 

 

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