Annexes

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Exemples de questions...

 

- Comment définir un cycle de nage ?

- Combien d'images (ou quelle est la durée) pour un cycle ? (On choisit généralement le membre situé du côté de la caméra et on commence par repérer sa partie distale : les doigts.)

- Combien de temps dure le passage dans l'eau ? dans l'air ?

- Où voit-on la main changer de sens ?

- A quel endroit la main change-t-elle de sens ? (passage de AR -› AV à AV -› AR). lci les lignes verticales du carrelage servent de repères.

- A quel endroit (moment) la main passe-t-elle par le point le plus bas ? Les lignes horizontales du carrelage servent alors de repère.

- A que/ moment (endroit) la main quitte-t-elle son orientation verticale ?

- A quel endroit la main sort-elle de l'eau ?

- Peut-on repérer dans le passage AV - AR des variations de vitesse ?

- Quel passage dure le plus longtemps pour la main .' du point avant vers le point profond, du point profond vers le point arrière ?

- Comment se positionne la main dans les retours, le passage aérien ?

 

On reprendra le questionnement précédent à propos de la situation du coude lorsque la main passe par les «points remarquables» et entre ces points.

- Quels sont les mouvements de l'épaule ?

- Au passage à la verticale de l'épaule, du poignet ou du coude lequel franchit le premier cette ligne virtuelle ?

 

Observation avec mise en relations mains - avant-bras - bras.

- Comment s'organisent les segments lorsque les doigts atteignent le point le plus avant, le plus profond, le plus arrière ?

- Comment s'organisent main et avant-bras de la surface au point le plus avant ? Du point avant au point profond ? Du point profond au point fin de poussée ?

- L'eau est-elle mise en mouvement ? Dans quelle direction ? A quel moment ?

- Que font main et avant-bras lorsque l'eau est mise en mouvement ?

- A quel moment l'épaule parvient-elle à son point le plus avant ? Le plus bas ? Le plus arrière ?

- A quel moment la hanche parvient-elle à son point le plus bas ?

- Comment se coordonnent les montées et descentes de l'épaule et de la hanche ? (côté homologue et côté opposé)

 

Reprendre ces items en questionnant la coordination bras gauche / bras droit.

 

L'action des membres inférieurs :

- Quelle trajectoire décrivent-ils ?

- Combien y a-t-il de points bas des pieds à chaque cycle ?

- Tous les points bas se repèrent-ils à la même profondeur ?

- Où se fait la flexion maximale de la jambe sur la cuisse ?

- Où se fait l'extension maximale de la jambe sur la cuisse ?

- Quand s'opèrent les changements d'orientation du pied ?

 

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Comment observer … ?

pour faire de l’observation un instrument de connaissance

 

À proprement parler, il n’y a pas d’observation qui soit un décalque exact et complet de la réalité. À supposer, d’ailleurs, qu’il en fût de telles, le travail d’observation serait encore tout entier à entreprendre. Bien que déjà, par exemple, l’enregistrement cinématographique d’une scène réponde à un choix souvent très poussé : choix de la scène elle-même, du moment, du point de vue, etc..., c’est seulement sur le film, dont le mérite est de rendre permanente une suite de détails qui auraient échappés au spectateur le plus attentif et sur lesquels il lui devient loisible de revenir à volonté, que va pouvoir commencer le travail direct d’observation. Il n’y a pas d’observation sans choix ni sans une relation, implicite ou non. Le choix est commandé par les rapports qui peuvent exister entre l’objet ou l’événement et notre attente, en d’autres termes notre désir, notre hypothèse ou même nos simples habitudes mentales. Ses raisons peuvent être conscientes ou intentionnelles, mais elles peuvent aussi nous échapper, car elles se confondent avant toutes choses avec notre pouvoir de formulation mentale. Ne peuvent être choisies que les circonstances à soi-même exprimables. Et, pour les examiner, il nous faut les ramener à quelque chose qui nous soit familier ou intelligible, à la table de références dont nous nous servons, soit à dessein, soit sans le savoir.

La grande difficulté de l’observation pure comme instrument de connaissance, c’est que nous usons d’une table de référence sans le plus souvent le savoir, tant son emploi est irraisonné, instinctif, indispensable. Quand nous expérimentons, le dispositif même de l’expérience opère la transposition du fait dans le système même qui permettra de l’interpréter. S’il s’agit d’observation, la forme que nous donnons aux faits répond souvent à nos rapports les plus subjectifs avec la réalité, aux notions pratiques dont nous usons pour nous-mêmes dans la vie courante. C’est ainsi qu’il est très difficile d’observer l’enfant sans lui prêter quelque chose de nos sentiments ou de nos impressions. [...] Tout effort de connaissance et d'interprétation scientifique a toujours consisté à remplacer ce qui est référence instinctive ou égocentrique par une autre table dont les termes soient objectivement définis.

Henri Wallon: L'Évolution psychologique de l'enfant

A. Colin, Paris, 1941.

 

Il n'y a pas de fait en soi, un fait est toujours plus ou moins façonné par celui qui le constate. Mais il peut répondre davantage à des poncifs, à des routines qu'à l'individualisation clairvoyante de traits fournis par l'expérience. Ainsi des collections indéfinies de faits peuvent ne pas valoir un fait unique mais significatif. En réalité, un fait n'a d'intérêt que dans la mesure où il est déterminé, et il ne peut l'être que par ses rapports avec quelque chose qui le dépasse. Mais il est lui-même un ensemble ayant sa physionomie, sa définition et qui se rattache par les traits qui la composent à d'autres ensembles plus élémentaires. Il en résulte non seulement que de confronter un fait avec tous les systèmes auxquels il peut être rapporté, c'est le traiter selon sa nature, mais que le meilleur observateur est celui qui saura utiliser le plus de systèmes, tour à tour pour l'individualiser et pour l'expliquer.

 

Henry Wallon, Les Origines du Caractère chez l’Enfant

PUF, Paris, 1949.

 

Lire aussi le : TEXTE INTERMEDIAIRE " d'après H. Wallon "

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COME OSSERVARE... ?

per fare dell'osservazione uno strumento di conoscenza



A dire il vero, non c'è osservazione che ricalchi in modo esatto e completo la realtà. D'altra parte, anche supponendo che ne esistano di questo tipo, il lavoro di osservazione sarebbe ancora tutto da cominciare. Sebbene, per esempio, la registrazione cinematografica risponda già ad una scelta spesso molto accurata: scelta della scena stessa, del momento, del punto di vista, ecc... è soltanto sul film, il cui merito è di rendere permanente una successione di dettagli che sarebbero sfuggiti allo spettatore più attento e sui quali diventa per lui agevole ritornare a volontà, che potrà cominciare il lavoro di osservazione diretta. Non c'e osservazione senza scelta ne senza una relazione, implicita o no. La scelta è imposta dai rapporti che possono esistere tra l'oggetto o l’avvenimento e le nostre aspettative, in altri termini il nostro desiderio, la nostra ipotesi o anche le nostre semplici abitudini mentali. Le sue ragioni possono essere coscienti o intenzionali, ma possono anche sfuggirci, perché si confondono prima di tutto con il nostro potere di formulazione mentale. Possiamo scegliere solo le circostanze a noi stessi comprensibili. E, per esaminarle, dobbiamo riportarle a qualche cosa che ci sia familiare o intelligibile, al quadro di riferimenti di cui ci serviamo, sia di proposito che senza saperlo.

La grande difficoltà dell'osservazione pura come strumento di conoscenza consiste nel fatto che facciamo ricorso ad un quadro di riferimento, nella maggior parte dei casi senza rendercene conto, tanto il suo uso è irragionevole, istintivo, indispensabile. Quanto sperimentiamo, il dispositivo stesso dell'esperienza opera la trasposizione del fatto nel sistema che permetterà di interpretarlo. Se si tratta d’ osservazione, la formulazione che diamo ai fatti risponde spesso ai nostri più soggettivi rapporti con la realtà, alle nozioni pratiche che usiamo per noi stessi nella vita di tutti i giorni. Per questo motivo è molto difficile osservare il bambino senza attribuirgli qualcosa dei nostri sentimenti o delle nostre intenzioni. [...] Ogni sforzo di conoscenza e d’interpretazione scientifica si è sempre basato sul sostituire ciò che è referenza istintiva o egocentrica con un altro sistema i cui termini siano oggettivamente definiti.

 

Henri Wallon: L'Evoluzione Psicologica del Bambino

A. Colin, Paris, 1941

 

 

Non esiste un fatto in sé, un fatto è sempre più o meno rielaborato da colui che lo osserva. Ma può corrispondere più a degli stereotipi, a delle abitudini, piuttosto che essere chiaramente individuato attraverso le caratteristiche fornite dall'esperienza. Così una quantità indefinita di fatti può non valere quanto un fatto unico ma significativo. In realtà, un fatto è interessante nella misura in cui è determinato e non può esserlo che attraverso il rapporto che ha con qualcosa che lo superi. Ma è lui stesso un insieme con una sua fisionomia, una sua definizione e che si ricollega per mezzo dei tratti che la compongono ad altri insiemi più elementari. Ne risulta non soltanto che il confrontare un fatto con tutti i sistemi ai quali può essere relazionato vuol dire trattarlo secondo natura, ma anche che il miglior osservatore è colui che saprà utilizzare il maggior numero di sistemi, sia per individuarlo che per spiegarlo.

 

Henry Wallon, Le Origini del Carattere nel Bambino

PUF, Paris, 1949.

 

 

Si legga anche: TEXTE INTERMEDIAIRE " d'après H. Wallon "

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ÉCLECTISME

 

ÉCLECTISME : système composé d'idées ou d'éléments doctrinaux empruntés à des philosophies d'écoles différentes.

 

Extrait de H. Wallon, Esprit critique et agnosticisme, « Cahiers du SPI », Vol IV, 1936.

 

L’éclectisme philosophique a la prétention de choisir, dans tous les systèmes possibles ce qu’il y a de bon dans chacun, et il aboutit à un rassemblement disparate de pièces et de morceaux qui, détachés de l’ensemble idéologique dont ils étaient un élément organisé et significatif, perdent toute espèce de sens et ne peuvent, associés à d’autres, que prêter à des quiproquos. C’est un défi aux conditions les plus évidentes d’une pensée cohérente et constructive. Son succès ne peut se comprendre à moins d’y voir le reflet, dans le domaine de spéculations intellectuelles de doctrines qui ont leurs fondements sur un autre terrain. La philosophie éclectique appartient effectivement à la même période historique que le « laissez faire, laissez passer » du libre échange. Elle en est visiblement une sorte de réplique, de caricature. 

[ Pour les éclectiques ] il ne s’agit pas [ ... ] de chercher quels problèmes se posent et dans quels termes ils se posent mais de remplir des cadres traditionnels et à propos de chaque rubrique, de faire la revue des principales opinions qui ont été émises et parce que toute opinion aurait le droit de se faire jour. N’ayant pas posé le problème, celui qui les expose serait bien en peine de les utiliser pour atteindre une vérité. Il utilise son talent à trouver entre elles un ordre qui permette de les développer successivement sans heurt ou conflit apparents, à découvrir des transitions ingénieuses ou plausibles, à concilier leur points de vue en accordant à chacun une certaine part de vraisemblance ou à réfuter les unes par les autres au nom du sens commun.

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