Annexes

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L'âge Libre - SPORT&VIE n° 147

Rencontre avec Raymond Catteau

 

Propos recueillis par Nicolas Knap

www.aquatikaquebec.com

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« La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! »

Albert Einstein ?

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Nos « Travaux Pratiques » révisités

 

Durant toute une période, nos TP ( TRAVAUX PRATIQUES - SOMMAIRE ) ont connu un indéniable succès et provoqué la réalisation de productions, dont certaines fort intéressantes, entraînant de nombreux échanges. Nous avions lancé cette opération dans l’hypothèse de réussir, à travers l’ensemble des implications, une « auto-socio-construction » des participants confrontés à la formation et l’entraînement des nageurs.

Comment dépasser le simple échange entre tous les contributeurs pour en tirer le meilleur parti ? Le problème est que nous nous sommes  trouvés devant un matériau contributif très dense et riche  dont le traitement ne va pas de soi. Certaines compétences nous font défaut !

Suite à ce travail engagé dans les TP un des contributeurs a essayé de répondre à un autre niveau à l'exercice :

"J'ai trouvé, sur le moment,  que le TP était  un formidable matériau pour explorer la question de la diffusion des connaissances.

Ici on est dans un cas d'espèce où les acteurs  sont  censés être également informés voire convaincus. Qu'en est-il,  confrontés à la même tâche d'analyse? Cette contribution est une réponse".

Cette contribution nous interpelle dans la mesure où elle n'a pas d'équivalent, me semble-t-il, dans les réponses aux TP sur le site. Elle pointe en outre certaines difficultés. 

Une chose est d'être informé (ici de la démarche d'un auteur, R. Catteau . Autre chose est de l'avoir comprise. Autre chose encore est de savoir l'utiliser pour analyser le réel (ici une traversée de piscine d'un jeune nageur). Autre chose encore est de savoir communiquer son analyse. Autre chose enfin est de concevoir des situations pédagogiques cohérentes avec l'analyse. A tous les étages les dérives existent - qui aboutissent par exemple à ce qu'un contributeur (M) en vient à "trahir" en toute bonne foi la démarche - qui donnent la mesure de la complexité des choses.

Le lecteur averti, qui a en tête que la diffusion des connaissances est une des deux missions fondamentales de l'université - l'autre étant la production - après avoir été consterné de voir qu'il y a encore, en masse, des "nageurs de surface" formés par des intervenants officiels - indicateur de faillite sur ce plan - pourra également légitimement se dire : n'est-ce pas aussi, et surtout, à l'université de développer systématiquement - et à un autre niveau que celui produit par un retraité sympathique et méritant, mais tout de même un peu juste - des travaux d'analyses de matériaux didactiques en vue de trier ce qui est à éliminer ou garder... et de diffuser massivement vers les intervenants de toutes sortes les résultats de ces analyses?

À leur niveau et avec leurs moyens il nous semble que tous les participants ont gagné à se lancer dans les TP. Plusieurs témoignages confortent cette idée.

Nous remercions très sincèrement notre contributeur dont le travail suit.

raymond catteau

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PENSEE SPECULATIVE ! PENSEE RATIONNELLE !

C’EST QUOI ???

COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

La réponse d’Aurélien FABRE

 

Lire la suite : Pensée spéculative ! Pensée rationnelle ! C’est quoi ??? Comment ça fonctionne ?

 

Il nous arrive souvent d’emprunter à Aurélien FABRE des citations ou des notions qui nous semblent incontournables pour orienter la pédagogie vers les principes, les préceptes et les règles des méthodes actives, tant notre discipline aurait à y gagner.

Le chapitre « L’expérimentation pédagogique : Empirisme – Expérience – Expérimentation » retrace toute l’histoire de la pédagogie et en indique les perspectives possibles et souhaitables. 

Le passage qui suit de cet ouvrage, extrait de ce chapitre, devrait inciter nos lecteurs à le lire attentivement l’ensemble de l’ouvrage.

 

Entre la pensée spéculative et la pensée rationnelle, c’est le combat sans merci et l’issue de la lutte ne peut être obtenue que par l’élimination de l’un des deux adversaires.


Des deux adversaires qui s'affrontent, l’un, la pensée rationnelle, est bien connu ; mais l'autre, l'irrationnel, ne l’est pas.

II est généralement admis, sous la foi de l'idée vague de progrès, que l'esprit de l'homme contemporain est un esprit rationnel. Rien n'est moins exact pour la grande majorité des hommes.

Les différences essentielles entre la pensée conceptuelle rationnelle et la pensée conceptuelle spéculative peuvent être posées d'emblée.

La première (la pensée rationnelle) est faite de l'observation de trois conditions :

a) une définition exacte des concepts qui représentent l'objet dans les opérations de l'esprit

b) une correction rigoureuse dans l'énoncé du jugement et dans la conduite du raisonnement,

c) l'administration de la preuve par l'expérimentation qui confronte la conclusion avec l'objet.

La pensée spéculative ne satisfait à aucune de ces conditions.

Elle se dispense d'abord de former des concepts justes par une analyse du réel et ne se soucie pas de la preuve. L'esprit délesté du réel, malgré qu'il prétende observer les règles formelles du jugement et du raisonnement, n'étreint jamais que lui-même.

Le jugement et le raisonnement, au lieu de tenir de leur contenu la nécessité de leur mouvement, résultent de courts-circuits permanents qui s'instituent entre les instincts, les besoins, les états affectifs, les intérêts ou les désirs, et les actes qu'ils sollicitent. De là cette facilité de jeu de la pensée spéculative. De la aussi cette prétention du sujet à régler ses rapports avec l'objet sans se croire obligé de rendre compte de ses décisions et en se mettant à l'abri de toute exigence de justification et hors de portée de la pensée rationnelle.

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Elodie Yven - Mémoire de recherche scientifique : préconisations pédagogiques et pratiques pédagogiques "réelles" en natation dans les années 1960-70.

 

Bonjour à tous,

Pour ceux qui se souviennent de moi, je suis une ancienne élève de la promotion BEESAN 2009-2010 du CREPS de Dinard ( la dernière promotion de Daniel ! ). Je garde un très bon souvenir de tous mes formateurs. Il était donc important pour moi de vous faire partager mon travail, car celui-ci n'aurait certainement jamais vu le jour sans toutes les influences pédagogiques vous avez pu me transmettre. Je vous en remercie !

Après quelques années sur les bassins, j'ai repris mes études l'année dernière en master 1 à l'UFR STAPS de Brest, pour passer le CAPEPS ( que j'ai récemment obtenu ). J'ai donc tout naturellement axé mon mémoire de recherche scientifique de fin de master2, sur l'histoire de la natation scolaire et la conception de Raymond Catteau ; sous la direction de J. FUCHS, enseignant-chercheur, sociologue-historien de l'EPS.

Mon postulat de départ était de démontrer un décalage entre les préconisations pédagogiques en natation (dans les textes officiels de l’Éducation Nationale, dans les années 1960-1970), et les pratiques pédagogiques "réelles" ( de terrain ), sur cette période.

A la fin de mon travail de recherche, j'ai réalisé une interview de Raymond pour appuyer mon argumentaire et mieux comprendre la diffusion massive de cette conception atypique (dans les années 1960-70).

Je souhaitais ainsi vous faire partager mon travail. Et celui de Raymond ! Car il m'a accordé beaucoup de son temps. Je vous laisse donc découvrir mon mémoire que je vous transmet en pièce jointe.

N’hésitez pas à "sauter" quelques passages de la partie "revue de littérature" pour aller directement à l'essentiel, car c'est un long récit !

Bonne lecture,

Elodie YVEN

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