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Interview de Raymond CATTEAU @ « Sport et Plein Air »

 

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Notre ami Marc porte à notre attention une interview de Raymond CATTEAU par la revue « Sport et Plein Air » qui date « des années euphoriques de la nation française » dont la lucidité aurait du alerter.

Je voudrais tout d’abord situer le niveau de mes compétences pour répondre.

Mon statut est celui d’un praticien enseignant recherchant l’efficience dans la construction des nageurs. Mon parcours de nageur et d’enseignant m’a amené à ne plus dissocier l’initiation de la haute performance en ce qui concerne la nature de l’activité et le contenu de ce qui est enseigné. La natation est « une ». Il n’est pas logique de distinguer une natation élémentaire, un perfectionnement et une natation de compétition. En vue de rationaliser la formation des nageurs, une réflexion sur les contenus m’a amené à proposer une didactique de la discipline ; je n’ai pas eu l’opportunité de vivre assidument les pratiques d’entraînement bien que je sois amené à beaucoup échanger avec des entraîneurs parmi les meilleurs.

 

Première question : La France s'enorgueillit des exploits de ses nageurs durant les JO et autres compétitions internationales, et vante son « exception » dans la formation, est-il possible de voir une telle "excellence" profiter à l'ensemble des nageurs?

 

L’objet de la question est-il un postulat (point de départ indémontrable mais tenu pour incontestable) ou reflète-t-il une réalité ? L’orgueil est aussi la satisfaction d’amour propre que donne quelque chose. La dimension affective peut affecter la vision objective.

Le problème clé est celui du choix des critères.

Il y a une extrême diversité dans les épreuves proposées selon les modes de nage (4), les distances : 50, 100, 200, 400, 800, 1500 pour les épreuves en bassin, la combinaison des modes de nage et leur réalisation individuelle ou en équipe voire associant ou dissociant les sexes, et en ne considérant que les épreuves de nage. Le moment où se réalise la performance nous amène à distinguer le champion et le recordman.

Il est vrai que si l’on se réfère aux informations diffusées par la presse ou la télévision, une focalisation et une sélection des séquences valorise l’accès aux épreuves dans lesquelles les nageurs français sont engagés.

Dans un souci d’objectivité j’ai eu recours au classement mondial des nageurs pour les hommes et pour les dames et également interrogé des entraîneurs étrangers.

Dans le classement consulté (établi en 2010) le critère étant le nombre de médailles (or, argent, bronze) totalisé, le meilleur Français pointe à la septième place et chez les dames à la douzième.

Le meilleur mondial accumule des médailles dans plusieurs modes de nage et dans des épreuves les contenant tous. Cela nous conforte dans l’idée que toutes les nages procèdent des mêmes mécanismes.

En ce qui concerne la « formation des nageurs» on ne voit guère de continuité entre la phase initiale proposée à l’école (où l’intrusion de l’éducation nationale amène de la confusion) et la façon dont les clubs prolongeraient le travail. Une tendance assez générale consiste à accroitre les distances nagées et la vitesse de déplacement. La dimension physiologique est interrogée en priorité. Pour sa part la formation des entraîneurs n’est pas systématiquement organisée et ne constitue pas une priorité fédérale ; la quasi-totalité s’est formée sur le tas. Ce sont alors les nageurs qui forment les entraineurs à travers les problèmes posés. 

Il n’en reste pas moins vrai que la performance du champion n’est pas le seul fruit du travail quantitatif mais dépend du niveau qualitatif de son fonctionnement qu’il est convenu d’appeler sa « technique ». Et c’est précisément par l’appropriation de la technique qu’un grand nombre de personnes peut progresser rapidement dans la mesure où il n’aura pas à revivre toutes les étapes tâtonnantes de « l’inventeur ».

L’obstacle majeur de la pédagogie contemporaine reste lié à ce qui constitue le référentiel de son contenu. Très majoritairement ce référentiel est la connaissance descriptive de l’activité du nageur champion, du meilleur. C’est une référence à un produit, à un effet observable.

Une pédagogie active qui rendra le nageur auteur de sa construction impose de se centrer, non plus sur le produit mais sur le processus, sur le fonctionnement produisant ce que l’on pourra observer.

Un autre obstacle lié à la spécificité de la natation tient au fait que l’essentiel se déroule sous la surface et n’est pas immédiatement visible. Lorsque l’observation en est organisée le choix du référentiel devient déterminant. Un point de référence pris sur le nageur conduit à n’en percevoir que les mouvements ; pris hors du nageur il permet d’en reconstituer l’action.

 

2)  Quelles seraient les grandes innovations dont aurait profité l'élite des nageurs et qui devraient devenir accessible à tous ?

 

Comme déjà évoqué, les innovations sont essentiellement l’œuvre des nageurs : Voir la plaquette « Comment les Hommes construisent leur natation » éditée par SPA (Yves Renoux, Alain Catteau observant les J.O. de Montréal du point de vue d’enseignants).

Dans l’évolution de la technique découlant du respect des lois physiques, physiologiques, psychologiques, les premières à conquérir sont assez logiquement celles qui respecteront les contraintes d’ordre physique : hydraulique et biomécanique.

Accessible immédiatement est l’expérience du « corps flottant ». Dans la très grande majorité des cas, le corps humain et singulièrement celui des jeunes, présente une densité inférieure à celle de l’eau. Il suffit donc de ne pas chercher à sortir toute la tête et le haut du corps de l’eau en permanence.

Depuis très longtemps les nageurs ont découvert que se déplacer sous la surface était avantageux. La formulation populaire de « brasse coulée » en est l’illustration. Paradoxalement le règlement des compétitions de brasse imposait de ne pas immerger la tête.

Heureusement cette interdiction s’est ensuite transformée en « obligation d’en sortir une partie » ce qui était de toute façon inévitable pour respirer.

L’immersion complète dans la quasi-totalité du cycle de nage (de toutes) est à retenir.

Elle apparait en compétition aux J.O. de Montréal en 1976.

L’alignement de l’axe du corps et de l’axe de déplacement constitue une organisation posturale favorisant le rendement propulsif.

La stabilisation de la tête et la mobilisation des épaules (dislocation d’un bloc chez le débutant) ne cesse de s’amplifier et s’imposer dans les nages alternées de la haute performance. Le débutant peut se l’approprier rapidement.

Un roulis important caractérise un haut niveau d’organisation dans les nages alternées.

Pour inspirer il convient de pivoter la tête et non la relever.

Dans les nages simultanées les ondulations du corps pilotées par la mobilisation de la tête deviennent un élément technique favorisant.

 

3) Dans quel domaine l'enseignement de la natation doit-il prioritairement évoluer pour devenir vraiment un "sport populaire"?

 

La pratique populaire spontanée dans sa relation avec l’eau c’est la baignade, celle qui ne remet pas en question son organisation verticale en équilibre instable du terrien soumis à la pesanteur. La natation pour les néophytes se résume trop souvent à l’exécution de mouvements des bras et des jambes à reproduire dans l’eau.

En tant que locomotion dans l’eau la natation requiert une orientation horizontale obtenue par le choix d’une forme du corps et la découverte d’un équilibre stable. Pour acquérir ce dernier il faut adopter une posture (organisation générale du corps) inédite.

La posture nouvelle se stabilisera pour le nageur lorsqu’il multipliera ses passages à travers l’eau. Nous disons lorsqu’il se fera projectile. Les entrées à l’eau « par la tête » devenant assez rapidement « plongeon de départ » constituent la base idéale de construction du projectile en ce sens qu’elles produisent une vitesse initiale conséquente favorable à l’ajustement postural commun à l’entrée dans l’eau et à la nage.

C’est à partir de cette étape de la construction du nageur que les actions propulsives s’organiseront le plus facilement pour ensuite intégrer des solutions ventilatoires.

Pour que l’enseignement de la natation concerne tout le monde et devienne populaire il faudra organiser l’accès à l’eau (bassins et piscines) et à la belle saison les plages.

Pour toucher le plus grand nombre l’enseignement collectif (activité simultanée de tous) impliquera l’auto-socio-construction dans des groupes authentiques.

La pédagogie de l’action a l’immense avantage de diminuer au strict nécessaire le temps de parole de l’enseignant et de supprimer le « un à la fois » qui divise le temps d’activité de chacun par celui du nombre d’élèves. Elle autorise avant tout chacun à progresser à son rythme. L’appartenance au groupe ne peut se dissocier du développement de la personnalité et donc de sa socialisation. Notre ami Mauro estime que se trouvent alors réunies les conditions d’une activité populaire par définition.

Cela ne peut se réaliser par décret. Nous avons tracé dans ses grandes lignes les conditions relatives à ce qu’il faut enseigner ; il convient d’y ajouter le développement des compétences des animateurs et des enseignants au moyen d’une formation authentique à partir d’animations en situation (pratique) de construction de nageurs.

 

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Raymond Catteau: le père de l’apprentissage moderne de la natation

Interview à Raymond Catteau par Anne Courtel de La Voix Du Nord

 

Lire la suite : Interview... Raymond Catteau @ La Voix du Nord« En France, un adulte sur sept ne sait pas nager et le Nord – Pas-de-Calais est l’une des régions qui compte le moins d’adultes sachant apprivoiser l’eau. Un chiffre qui désole Raymond Catteau. Tourquennois, ancien nageur des ENT, il a théorisé l’apprentissage moderne de la natation. Rencontre avec un pionnier qui a aujourd’hui 94 ans. »

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Obstacles épistémologiques et mutation de l'espèce humaine

 

Extrait de :

Gaston Bachelard - La formation de l’esprit scientifique

Paris, Librairie philosophique Vrin, 1999 (1ère édition : 1938), chapitre 1er.

 

Lire la suite : Obstacles épistémologiques et mutation de l'espèce humaine« Quand on cherche les conditions psychologiques des progrès de la science, on arrive bientôt à cette conviction que c'est en termes d'obstacles qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de considérer des obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse des sens et de l'esprit humain: c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de nécessité fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C'est là que nous montrerons des causes de stagnation et même de régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie que nous appellerons des obstacles épistémologiques. La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n'est jamais immédiate et pleine. Les révélations du réel sont toujours récurrentes. Le réel n'est jamais « ce qu'on pourrait croire» mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser. La pensée empirique est claire, après coup, quand l'appareil des raisons a été mis au point. En revenant sur un passé d'erreurs, on trouve la vérité en un véritable repentir intellectuel. En fait, on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites, en surmontant ce qui dans l'esprit même fait obstacle à la spiritualisation.

L'idée de partir de zéro pour fonder et accroître son bien ne peut venir que dans des cultures de simple juxtaposition où un fait connu est immédiatement une richesse. Mais devant le mystère du réel, l'âme ne peut se faire, par décret, ingénue. Il est alors impossible de faire d'un seul coup table rase des connaissances usuelles. Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l'âge de ses préjugés. Accéder à la science, c'est, spirituellement rajeunir, c'est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé.

La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres raisons que celles qui fondent l'opinion; de sorte que l'opinion a, en droit, toujours tort. L'opinion pense mal; elle ne pense pas: elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l'opinion: il faut d'abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. Il ne suffirait pas, par exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en maintenant, comme une sorte de morale provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.

Une connaissance acquise par un effort scientifique peut elle-même décliner. La question abstraite et franche s'use: la réponse concrète reste. Dès lors, l'activité spirituelle s'invertit et se bloque. Un obstacle épistémologique s'incruste sur la connaissance non questionnée. Des habitudes intellectuelles qui furent utiles et saines peuvent, à la longue, entraver la recherche. « Notre esprit, dit justement M. Bergson, a une irrésistible tendance à considérer comme plus claire l'idée qui lui sert le plus souvent ». L'idée gagne ainsi une clarté intrinsèque abusive. À l'usage, les idées se valorisent indûment. Une valeur en soi s'oppose à la circulation des valeurs. C'est un facteur d'inertie pour l'esprit. Parfois une idée dominante polarise un esprit dans sa totalité. Un épistémologue irrévérencieux disait, il y a quelque vingt ans, que les grands hommes sont utiles à la science dans la première moitié de leur vie, nuisibles dans la seconde moitié. L'instinct formatif est si persistant chez certains hommes de pensée qu'on ne doit pas s'alarmer de cette boutade. Mais enfin l'instinct formatif finit par céder devant l'instinct conservatif. Il vient un temps où l'esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit, où il aime mieux les réponses que les questions. Alors l'instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s'arrête.

Comme on le voit, nous n'hésitons pas à invoquer les instincts pour marquer la juste résistance de certains obstacles épistémologiques. C'est une vue que nos développements essaieront de justifier. Mais, dès maintenant, il faut se rendre compte que la connaissance empirique, qui est celle que nous étudions presque uniquement dans cet ouvrage, engage l'homme sensible par tous les caractères de sa sensibilité. Quand la connaissance empirique se rationalise, on n'est jamais sûr que des valeurs sensibles primitives ne coefficientent pas les raisons. D'une manière bien visible, on peut reconnaître que l'idée scientifique trop familière se charge d'un concret psychologique trop lourd, qu'elle amasse trop d'analogies, d'images, de métaphores, et qu'elle perd peu à peu son vecteur d'abstraction, sa fine pointe abstraite. En particulier, c'est verser dans un vain optimisme que de penser que savoir sert automatiquement à savoir, que la culture devient d'autant plus facile qu'elle est plus étendue, que l'intelligence enfin, sanctionnée par des succès précoces, par de simples concours universitaires, se capitalise comme une richesse matérielle. En admettant même qu'une tête bien faite échappe au narcissisme intellectuel si fréquent dans la culture littéraire, dans l'adhésion passionnée aux jugements du goût, on peut sûrement dire qu'une tête bien faite est malheureusement une tête fermée. C'est un produit d'école.

En fait, les crises de croissance de la pensée impliquent une refonte totale du système du savoir. La tête bien faite doit alors être refaite. Elle change d'espèce. Elle s'oppose à l'espèce précédente par une fonction décisive. Par les révolutions spirituelles que nécessite l'invention scientifique, l'homme devient une espèce mutante, ou pour mieux dire encore, une espèce qui a besoin de muter, qui souffre de ne pas changer. Spirituellement, l'homme a des besoins de besoins. Si l'on voulait bien considérer par exemple la modification psychique qui se trouve réalisée par la compréhension d'une doctrine comme la Relativité ou la Mécanique ondulatoire, on ne trouverait peut-être pas ces expressions exagérées, surtout si l'on réfléchissait à la réelle solidité de la science anté-relativiste. (…)

On répète souvent aussi que la science est avide d'unité, qu'elle tend à identifier des phénomènes d'aspects divers, qu'elle cherche la simplicité ou l'économie dans les principes et dans les méthodes. Cette unité, elle la trouverait bien vite, si elle pouvait s'y complaire. Tout à l'opposé, le progrès scientifique marque ses plus nettes étapes en abandonnant les facteurs philosophiques d'unification facile tels que l'unité d'action du Créateur, l'unité de plan de la Nature, l'unité logique. En effet, ces facteurs d'unité, encore agissants dans la pensée préscientifique du XVIIIe siècle, ne sont plus jamais invoqués. On trouverait bien prétentieux le savant contemporain qui voudrait réunir la cosmologie et la théologie.

Et dans le détail même de la recherche scientifique, devant une expérience bien déterminée qui pourrait être enregistrée comme telle, comme vraiment une et complète, l'esprit scientifique n'est jamais à court pour en varier les conditions, bref pour sortir de la contemplation du même et chercher l'autre, pour dialectiser l'expérience. C'est ainsi que la Chimie multiplie et complète ses séries homologues, jusqu'à sortir de la Nature pour matérialiser les corps plus ou moins hypothétiques suggérés par la pensée inventive. C'est ainsi que dans toutes les sciences rigoureuses, une pensée anxieuse se méfie des identités plus ou moins apparentes, et réclame sans cesse plus de précision, ipso facto plus d'occasions de distinguer. Préciser, rectifier, diversifier, ce sont là des types de pensées dynamiques qui s'évadent de la certitude et de l'unité et qui trouvent dans les systèmes homogènes plus d'obstacles que d'impulsions. En résumé, l'homme animé par l'esprit scientifique désire sans doute savoir, mais c'est aussitôt pour mieux interroger. »

 

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L'école comme fabrique d'inégalités...? - Agnès Van Zanten @ franceculture.fr

Merci à notre ami Marc d'avoir porté à notre attention cette émission :


Lire la suite : L'école comme fabrique d'inégalités...? - Agnès Van Zanten @ franceculture.frProgramme jeudi 9 mars à 12h55

La grande table ( 2ème partie )

Agnès Van Zanten, l'école comme fabrique d'inégalités...?

Agnès van Zanten Directrice de recherche CNRS

 

Selon Agnès VAN ZANTEN, sociologue de l'éducation, ce qui manque à beaucoup d' enseignants " c'est la capacité de s'adresser à des élèves de niveaux hétérogènes. Pour le faire il faut pouvoir repérer ce qui pose problème à chaque élève ".

 

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Transformation

 

Suite à la question de GG :

Mot souvent utilisé: TRANSFORMATION
Quelle est au juste la nature de la transformation ?
Merci

GG

 

Lire la suite : TransformationTransformer c’est donner une autre forme, une autre apparence à quelque chose, (aspect visible) mais c’est fondamentalement avoir modifié l’organisation et le fonctionnement de la structure (aspect caché). Nous sommes en outre dans le domaine du vivant et « un organisme vivant présente toujours une structure organisée, si primitive soit-elle, qu’il travaille à préserver et à développer, et il ne réagit aux actions du milieu qu’en fonction de cette structure » *1  ...

… « au cours de l’évolution, la vie ajoute à l’univers des formes originales d’organisation qui n’existaient pas avant elle. » *1

« L’homme se crée lui-même progressivement par son action sur le monde extérieur » *2

Le terme création est explicitement défini par Piaget par l’apparition de nouveautés.

Que ce soit dans ses actions de modification de son environnement ou celles qui lui permettront d’agrandir l’espace en s’y déplaçant, l’être humain ne cesse de se transformer.

Plus que toute autre l’action éducative sollicite l’adaptation permanente à des situations inédites, à des tâches qu’il convient de réussir et qui pour êtres réussies impliquent des transformations du fonctionnement initial et de ce fait de la structure. Il en découle pour l’observateur attentif un changement de forme ou d’apparence. Et dans les deux sens du mot une transformation.

raymond 

 

 

*1 Nadine Galifret-Granjon : La théorie opératoire de la connaissance de J. Piaget, Revue « La PENSEE n° 152 »

*2 J. Piaget

 

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