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Travaux Pratiques

ÉVALUATION pour un ETUDE de CAS

 

Traditionnellement le chronométrage d’une épreuve d’entrée comparée à la même épreuve en fin de stage fournit une indication macroscopique sur d’éventuels progrès. Elle ne permet pas de distinguer si ces derniers sont dus à des facteurs physiologiques techniques ou autres.

Dans l’intention de pouvoir situer les causes et objectiver les éventuels progrès des nageurs au terme d’une semaine de stage, les organisateurs les ont filmés sous la surface, caméra fixe, au début et à la fin.

Les experts ont retenu les images de Benjamin qui, comme ses camarades, a vécu 10 séances d’entraînement de 2 heures et nagé environ 55 km dans la semaine.

Il vous est proposé de comparer les deux séquences pour relever trois modifications, significatives selon vous, de progrès technique souhaitable.

Dans un second temps, nous vous demandons de suggérer la ou les tâches à l’origine des transformations obtenues dans chaque cas.

Dans vos réponses sur le site, vous pouvez conserver l’anonymat ou vous identifier par plusieurs lettres.

En conclusion, les responsables du stage vous apporteront toutes les précisions sur leur stratégie et leur démarche.

Entrez rapidement dans ce jeu et dites-nous s’il présente à vos yeux de l’intérêt !

Merci

 

 

Comments   

0 #1 Benjamin 2016-05-03 20:02
Bonjour à tous,

Voici mon interprétation du "jeu technique" proposé par nos collègues.

Modifications posturales / orientation :

Le nageur a la tête plus basse qu’en début de stage. Il a le corps plus allongé et confondu avec l’axe de déplacement, horizontalement.

Modifications propulsives :

Le bras s’appui davantage sur le coude pour fléchir l’avant-bras afin de prendre appui sur les premières masses d’eau et commencer l’action propulsive. D’un bras presque tendu à l'entrée dans l'eau, il est passé à un bras dont le coude cherche à passer au dessus de la main pour orienter la paume de main vers l’arrière dans le sens inverse au déplacement (loi d’action/réaction).

Le point d’entrée et de sortie sont différents en début de stage, point d’entrée devant le point de sortie. En fin de stage, le point d’entrée et de sortie sont confondus, la main du nageur n’a pas « perdue » de terrain lors de la phase propulsive.

Propositions pédagogiques :

La précision des consignes pour les situations de nage complète :

1. baisser la tête pour laisser passer plus facilement les épaules. Regard orienté vers le bras et l’arrière.

2. Lors de l’entrée dans l’eau, amener l’avant bras devant la main en orientant la paume de main vers l’arrière avant la poussée.

Tâches spécifiques :
1. Travail du plongeon avec identification de la position de la nuque au moment de l’entrée dans l’eau puis reproduction de la posture dans la nage. Avoir la sensation que l’épaule passe au dessus de l’oreille lors du retour aérien.

2. Dans le petit bain, pousser de l’eau vers l’arrière le plus fort possible en allant chercher au préalable le plus loin possible devant et constater les flexions des avant-bras sur le bras. Reproduire pendant une situation « physiologique » les éléments techniques isolés au préalable. Exemple : 10 x 200m à 80 % du Meilleur temps (travail au seuil) avec identification du nombre de mouvements de bras nécessaires par 25 pour contrôler.

3. corps allongé sur une planche, amener simultanément les bras vers l’arrière, retour aérien loin devant. Chercher à ce que les mains ne pas perdre de terrain : c’est le corps qui avance vers les mains et non l’inverse. Réinvestir ce travail dans la nage.

Merci beaucoup à Raymond et son équipe pour le partage et la qualité des propositions qui font la joie des étudiants et des élèves !

Amicalement,
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0 #2 Leonardo 2016-05-30 07:40
A propos de l’action de nager de Benjamin.

La posture,à la fin de stage, est changée. La tète plus immergée et plus alignée, le regard vers le bas. Le corps est horizontal, tandis qu’il était incliné au début.

Donc Benjamin a réduit son maître couple et comme la valeur de la surface “s” dans la formule R=ksv2 est réduit, il va rencontrer moins de résistance pour avancer. Donc il a progressé.

Dans les deuxièmes images, quand la main est au point plus avant, on voit une précoce préparation de la pale, le coude est haut et l’avant bras plus vertical qu’au début.

Donc Benjamin a augmenté la surface de la pale au début de la phase propulsive du bras, là où le membre antérieur commence à se déplacer en arrière par rapport à espace. Il peut concerner une masse d’eau plus grande, pour la pousser en arrière. Donc il a progressé.

Dans les troisièmes images, l’avant bras et la main, qui forment la pale, sont verticales, au point plus profond, déjà plus avant du passage dans le plan frontal vertical des épaules, tandis qu’au début l’avant bras n’est pas vertical quand le coude passé pour le même plan. La pale est à sa plus grande surface et peut pousser sur la plus grande masse d’eau possible.

Donc Benjamin utilise au maximum la surface de sa pale et plus qu’au début. Donc il a progressé.

Dans les dernières images, la pale, au point plus arrière de la main, est encore presque verticale, la main plus arrière que le coude. Donc la pale est restée vertical sur toute la phase propulsive. Une grande masse d’eau a été poussée en arrière et plus qu’au début. Donc il a progressé.

A’ juger les distances entre les images, du point plus avant, au point plus arrière, il y a eu une augmentation de l’amplitude de la phase propulsive. Comme la distance entre les espaces occupés par le membre antérieur à chaque image nous informent de espace parcouru dans le temps fixé de la cadence des images et comme cet espace augmente dans la phase propulsive, c’est à dire que le bras parcourt plus espace dans le même temps, c’est à dire qu’il va plus vite, il y a accélération dans l’action de poussée. Cette accélération de la pale et de la masse d’eau, accélérera Benjamin, selon la formule MV=M1V1.


Les tâches proposés.

- Flotter bien à l’horizontal: tète alignée, nuque immergée, tallons, fesses, dos, mains en surface.

- Plonger et glisser le plus loin possible et flotter longtemps.

- Allongé à plat ventre sur le bord du bassin, ou debout au petit bassin, pousser plus d’eau possible, du plus avant possible, au plus arrière possible, en tenant l’avant bras vertical et profond. Rechercher les mêmes perceptions en nageant tout de suite le crawl.

- A couple et à sec, agir sur un sandow, comme quand on nage le crawl, pour percevoir la résistance croissante et la recherché en nageant tout de suite.

- Nager en réduisant les coup de bras pour parcourir le bassin.

- Nager à la vitesse moyenne plus élevée par rapport à la distance à parcourir.

Très cordialement,
Leonardo.
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