Technique

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NATATION MODERNE en 1930

 

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Si l’on tente d’interpréter les rares indices contenus dans cet opuscule d’une vingtaine de pages, on pourrait le dater des années 30.

Que savait-on, que disait-on des nages il y a environ quatre-vingt ans ?

Dirait-on que notre natation en était au stade artisanal ?

Si le premier niveau de la connaissance est celui de la description des phénomènes, les auteurs se trouvent en situation d’observateurs d’une locomotion dont l’essentiel se passe sous la surface. Avant de savoir dessiner les objets en mouvement, il faut apprendre à les dessiner immobile. Les descriptions de l’époque caractérisent les mouvements comme une succession de « temps » avec le souci de considérer successivement les éléments impliqués.

Des références à la mécanique et à ses lois sont évoquées. Des précisions sur l’espace du nageur ou sur les mécanismes en jeu nous paraissent fausses ou approximatives.

Mais qui peut savoir comment nous serons à notre tour jugés à la fin de notre siècle ? 

Que vous inspire ce regard sur notre passé ? 

raymond

 

 

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Travaux Pratiques

ÉVALUATION pour un ETUDE de CAS

 

Traditionnellement le chronométrage d’une épreuve d’entrée comparée à la même épreuve en fin de stage fournit une indication macroscopique sur d’éventuels progrès. Elle ne permet pas de distinguer si ces derniers sont dus à des facteurs physiologiques techniques ou autres.

Dans l’intention de pouvoir situer les causes et objectiver les éventuels progrès des nageurs au terme d’une semaine de stage, les organisateurs les ont filmés sous la surface, caméra fixe, au début et à la fin.

Les experts ont retenu les images de Benjamin qui, comme ses camarades, a vécu 10 séances d’entraînement de 2 heures et nagé environ 55 km dans la semaine.

Il vous est proposé de comparer les deux séquences pour relever trois modifications, significatives selon vous, de progrès technique souhaitable.

Dans un second temps, nous vous demandons de suggérer la ou les tâches à l’origine des transformations obtenues dans chaque cas.

Dans vos réponses sur le site, vous pouvez conserver l’anonymat ou vous identifier par plusieurs lettres.

En conclusion, les responsables du stage vous apporteront toutes les précisions sur leur stratégie et leur démarche.

Entrez rapidement dans ce jeu et dites-nous s’il présente à vos yeux de l’intérêt !

Merci

 

 

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GEOMETRIE DES BATTEMENTS dans les nages alternées

 

Dans un précédent article nous avons mentionné l’utilité de situer dans l’espace ce que l’on percevait pour décrire des mouvements ( Décrire ce que l’on perçoit )

« L’espace est " orienté " - nous dit J. Paillard - et pour le percevoir l’observateur trouvera des directions, des sens, des distances, des angles... » et bien que non mentionné des plans.

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Un de ces plans est particulièrement important fonctionnellement ; il partage avec un autre plan le même axe longitudinal y compris lorsqu’on le basculera de la verticale à l’horizontale lors du passage de l’activité terrienne à l’activité aquatique. Il sépare également nos deux hémicorps. Il permet de repérer l’aspect symétrique ou non des nages alternées.

Pour le sujet il intègre ce qui constitue son « devant » et son « derrière » et dans les nages le « dessous et le dessus » ; le plan qui lui est perpendiculaire en partageant le même axe, distingue pour sa part ces espaces.

L’activité locomotrice du bipède se réalise presque exclusivement selon ce plan sagittal de son espace corporel et simultanément dans l’espace d’action ou « espace extracorporel ».

Chez le nageur de haut niveau, la fixité de la tête dans l’espace extracorporel permettra à l’ensemble du corps de pivoter autour de son grand axe, assurant ainsi l’unification des deux espaces dans l’action.

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Dans les descriptions requises par des travaux pratiques, il conviendra de préciser pour tous les mouvements l’espace de référence ainsi que sa relation à l’autre espace.

raymond

 

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Travaux Pratiques - Battements dans l’organisation locomotrice en nage alternée

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Il semble que pour un certain nombre de participants la réalisation des TP s’est révélée utile pour mettre en lumière certains aspects du fonctionnement des nageurs.

Giuseppe avait été le premier et je crois le seul à distinguer deux séquences dans la vidéo : la première qualifiée par lui de passive suivie de l’active.

Il avait également nommé ce qui constituait l’activité des membres inférieurs en l’assimilant à des battements. A ce stade de travail sur les TP il était le plus avancé.

Dommage qu’il se soit montré terriblement prolixe en ce qui était sans intérêt pour l’avancée vers le but de ce T.P. puis qu’il abandonne la partie « active » en approchant du but.

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Une méthodologie efficace suppose que l’on reprenne la définition de « battre » et de « battements ».

Battre = frapper à coups répétés avec un instrument, nous précise le dictionnaire.

Dans les battements, l’instrument ce sont les membres inférieurs (MI) et ce qui est « battu », ce sur quoi ils agissent de façon répétée, ce sont des masses d’eau. Ce n’est pas dans le dictionnaire mais cela me semble important : pour être « répétés », après le coup il faut « préparer » le suivant (retour).

L’instrument ce serait les membres inférieurs.

Les membres inférieurs agissant alternativement dans le même but, nous nous centrons sur les mouvements de l’un des MI.

Là commence la nécessité d’une description de cette « action élémentaire » (voir aussi GEOMETRIE DES BATTEMENTS dans les nages alternées ).

Le premier mouvement de la phase active dans un référentiel centré sur le sujet a été la flexion des segments du MI, les uns par rapport aux autres, le talon se rapprochant des fesses tandis que la cuisse se portait dans le prolongement du tronc et un peu au-delà. Diminuant considérablement la longueur du levier ce « retour » est relativement bref. Parvenu au point le plus arrière les différents segments vont s’étendre les uns par rapport aux autres et l’ensemble se projeter vers l’avant et vers le haut avec rotation interne du pied pour offrir plus de surface.

C’est un temps fort qui a pour effet de rapprocher le tronc de la verticale (assimilable au frappé). Par réaction à l’inertie des masses d’eau pulsées dans une direction l’ensemble « pulsant » est déplacé en sens opposé.

Coordination : pour lesmembres inférieurs le phasage est de 0,5  (le point hautde l’un correspondant au point bas de l’autre).

Fonction : les battements ont un effet qui ne s’est pas révélé propulseur en ce sens que l’ensemble du corps n’a pas été déplacé vers le haut ! Ils ont eu pour effet de modifier la forme et la direction de l’ensemble du corps dans le sens d’un alignement selon une direction (la verticale à ce stade de destruction du terrien et construction du nageur).

Fonctionnement : le sujet n’a pas eu à inventer ces « mouvements » ; ils procèdent d’un schème locomoteur correspondant à ce qui serait une course en arrière (le pied allant chercher un point d’appui au sol en arrière pour le pousser vers l’avant). Dans la nage ventrale alternée c’est ce même schème qui donne naissance spontanément aux battements, sans qu’ils nécessitent un apprentissage. Dans la nage dorsale, c’est le schème de la course vers l’avant qui est sollicité.

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Prolongement pédagogique : partant de ces considérations et constatations, il convient de se poser la question de la pertinence d’un « apprentissage » des battements de jambes, du travail en trains séparés et des « exercices » en usage dans les pratiques d’initiation et d’entraînement en natation.

C’est également les représentations que se font encore de nombreux intervenants des mécanismes locomoteurs dans l’eau qui se trouvent interrogées. L’idée selon laquelle pour le nageur dans les nages alternées il y aurait deux moteurs, l’un en avant et l’autre en arrière est encore trop largement admise.

Si les quadrupèdes utilisent de la même manière leurs membres sur terre et dans l’eau, il en est tout autrement des bipèdes qui doivent changer radicalement l’orientation du grand axe de leur corps passant de la verticale à l’horizontale. Le TP nous a montré un fonctionnement spontané particulièrement efficace et transférable chez le nageur.

Dans la nage alternée, des considérations anatomiques relatives aux articulations de la hanche impliquent alors la prédominance fonctionnelle d’un mouvement de haut en bas et inversement, peu compatible avec des poussées rétrogrades mais particulièrement adapté au maintien à plat de l’ensemble aligné du corps du nageur.

Les membres supérieurs peuvent alors fonctionner avec le meilleur rendement pour exercer leurs poussées rétrogrades.

Pour compléter l’illustration de la généralisation de cette organisation posturale spontanée d’équilibration, les images de Pierre se déplaçant rapidement à la goulotte par ancrages successifs des mains, mettent le focus sur l’action des membres inférieurs pour conserver la verticalité de son orientation qu’il ne peut abandonner à ce stade de sa construction. On y retrouve le schème de la course à pied. Il ne s’agit plus de mettre le sol derrière soi mais d’aller chercher en avant des masses d’eau à projeter vers l’arrière pour compenser et anticiper toute bascule du tronc vers l’avant et le bas. Transposé à l’horizontale ce même schème (de la course en avant) utilisera la descente des membres inférieurs pour maintenir constamment l’alignement du nageur de dos crawlé.

En fonction de l’importance des perturbations apportées par le travail des membres supérieurs à des endroits précis de leur cycle, des « temps forts » apparaîtront ou non comme cela est repérable dans les images de Roland Matthès.

La question centrale qui demeure : doit-il ou peut-il y avoir distinction ou confusion des fonctions de propulsion et d’orientation dans l’organisation locomotrice en nage alternée ?

raymond

 

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Dos : Roland MATTHES arrêt sur image

 

Un de nos visiteurs, entraîneur, nous pose cette question :

« Toujours en dos alternatif, est ce que une fois que la capacité de dissociation (hémicorps par rapport à l'autre) est acquise, il est possible de voir aussi apparaître une sorte de "rattrapé", j'ai tenté d'observer cela chez des nageurs avancés mais je n'ai pas l'impression que cela soit possible (ou visible à l’œil nu), anatomiquement cela me paraît difficile, est ce que je me trompe ? »

 

Par chance, je viens de retrouver un document datant des années 70, réalisé à partir d’un arrêt sur image d’une projection d’un film 16 mm.

C’est une image de Roland MATTHES illustrant le retour rapide d’un bras relâché repérable au fait que la main se trouve paume encore dirigée vers le haut. J’avais noté qu’à ce stade la jambe homologue atteignait son point le plus bas.

Dans les images qui suivent on voyait la main se placer en rotation interne (pronation) et se fléchir sur l’avant-bras pour déclencher son action propulsive.

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Ce niveau de construction semble bien se situer au terme d’une progression fort éloignée du comportement spontané où le nageur marque un arrêt des mains au niveau des cuisses. Un peu plus élaboré se trouve le travail en opposition. L’idéal étant de rechercher l’indépendance des membres pour réaliser des retours rapides et relâchés.

On remarquera également la tête en flexion pratiquement sortie de l’eau et caractérisant une vision dépassée de la posture ignorant alignement et immersion.

raymond

 

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