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Suite à la question de lafyfi:

Remise en question

Tout d'abord je souhaiterais remercier raymond Catteau pour sa brève venue surprise en structure parisienne. Celle-ci à ouvert plusieurs débats sur la construction de la natation de notre part.

Cependant, ils nous restent une question toujours "sans solution": nous adhérons entièrement au principe de construction de la natation selon Raymond, mais nous rencontrons quelques difficultés quant à les appliquer à nos scolaires. Nous avons en moyenne 3 groupes dont 24 élèves en scolaires non nageurs. Le souci rencontré est le suivant: comment appliquer ce concept sachant que le groupe des plus faibles s'élèvent à un nombre faramineux, que nous accueillons des CLIS, que ce sont des personnes à forte densité et que nous avons une limite de temps à savoir 15 séances maximum avec eux?

Si quelqu'un peut nous apporter une brève solution, nous sommes à la lecture....

Cordialement,

lafyfi

« UNE » QUESTION, UN CONTEXTE, UN PROBLEME.

 

Il semble judicieux de faire un état des lieux pour bien comprendre ce que signifie : « une question sans solution » à laquelle il conviendrait d’apporter une « brève solution ».

Si j’en crois le récent témoignage de Gérard, le cas de notre collègue Lafyfi ne doit pas être exceptionnel et non seulement en région parisienne.

Pour compléter son message, il est peut-être utile de préciser le contexte des situations évoquées.

L’établissement comporte deux bassins auxquels on accède par des plages permettant une circulation normale et un accès relativement aisé aux plans d’eau. Le plus grand mesure 25m. x 15m. (Profondeur de 1.80  à  3.20 m. et le bassin dit d’apprentissage 15 x 12.5 comporte des marches sur toute sa longueur (profondeur progressive jusqu’à 1.20 m.).

Les bassins sont surveillés par 2 M.N.S. assurant la sécurité et chaque classe se trouve confiée à un MNS enseignant.

Lors de mon passage des accompagnateurs, maître de la classe ou personne agrée se trouvaient sur la plage.

Nos visiteurs sont sollicités pour apporter des propositions utiles et utilisables de manière pérenne.

La « question » de notre interlocutrice n’est pas banale et relève de la complexité de la vie en réunissant plusieurs problèmes :

  • celui de la gestion de l’occupation des espaces d’action par rapport à la programmation de l’enseignement ;

  • celui de la répartition des apprenants en « sous-groupes » en fonction de ce qui déjà construit et de la stratégie ;

  • celui du partage de la conception des, passages obligés et d’une manière générale de la didactique par les intervenants ;

  • celui de l’entrée en jeu des accompagnateurs (dont certains sont les responsables pédagogiques de la classe) ou agréés ;

  • celui de la « circulation » des élèves confrontés à une même tâche qui devrait se trouver rapidement abandonné au profit du travail collectif permettant à chacun de multiplier les essais pour la réussir (chacun à son rythme).

 

Le critère d’appartenance à la pédagogie de l’action est précisément la disparition des « files d’attente » pour entrer dans la tâche, conséquence du « un à la fois ».

La solution attendue ne peut venir que de la réorganisation des groupes de travail pour mettre en perspective un véritable projet pédagogique avec des objectifs explicites partagés par l’ensemble des intervenants.

Une conception partagée de fait (mais pas seulement déclarative) des lois de l’apprentissage et des contenus à enseigner faciliterait singulièrement une partie essentielle des solutions aux problèmes posés actuellement.

On n’entre pas par décret dans la pédagogie active.

raymond

 

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