Technique

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Gaëlle DARME: ‘ la jeune nageuse de brasse ’

 

Age : 15 ans

Club : AVAN Natation (59) depuis l’âge de 6 ans.

Saison 2010-2011 : 9ème

Son Objectif : se qualifier au Championnat de France Minimes

Record Personnel : 38:76 au 50m Brasse / 1.23:47 100m Brasse / 2.58:73 au 200m Brasse

 

Vidéo

Analyse et commentaires

 

Commentaires du coach :

 

C’est la 3ème saison que je travaille avec Gaëlle.

Lors de notre première rencontre en 2008, j’ai pu constater qu’elle aimait bien nager en brasse parce que, selon elle, c’était la nage qu’elle savait faire le mieux.

J’ai pu repérer qu’elle se ré accélérait bien par de bonnes poussées des jambes (bonne organisation, orientation des pieds à l’extérieur de la jambe et de la jambe à l’extérieur de la cuisse). Cependant, elle ne s’alignait pas bien sous la surface et ne replongeait pas.

A la suite de quelques échanges, j’ai vu qu’elle ne prenait pas en compte que l’eau la freinait et que pour elle, pour nager plus vite en brasse il fallait ‘’pousser le plus possible sur les jambes’’. Elle ne faisait que de se sortir de l’eau et pousser sur ses jambes.

Puis j’ai vu les autres nages, pas de corps flottant, pas d’utilisation du gouvernail de profondeur et pas de fixité de tête en crawl. En papillon, elle n’était pas capable de replonger sous la surface.

Elle a eu des réticences pour nager dans les autres nages. « Pourquoi on ne fait presque jamais de la brasse ? », me disait-elle. Elle avait des difficultés à progresser parce que le 1er obstacle était de comprendre pourquoi elle ne pouvait pas nager seulement la brasse à l'entraînement puisque c'est la nage dans laquelle elle était le plus performante.

J’ai privilégié les nages alternées pour qu’elle aligne sur le grand axe, notamment de nombreuses longueurs en dos à 2 bras avec un temps d’arrêt bras dans le prolongement du corps. Il était inconcevable pour Gaëlle de flotter entre chaque cycle. Cependant, fin de saison dernière, elle était heureuse de pouvoir flotter au-delà des 30 secondes sur le dos.

Ce qui est assez surprenant, c’est qu’à partir du moment où elle a su flotter, naturellement il y a eu des répercutions énormes dans la nage en brasse. Elle s’alignait après la poussée des jambes.

Autre tâche à réaliser : sortir au-delà des 5m sans aucune action d’ondulation ou de battement après chaque poussée du mur.

Le papillon et la brasse ont été abordés avec une seule consigne, replonger dans l’eau par la nuque pour aller profond. Elle n’arrive toujours pas à le faire en papillon. Je pense que le retour des bras lui pose des problèmes. Elle ne savait pas le réaliser en papillon, j’ai pu constater qu’en brasse elle le faisait plus facilement. J’ai été surpris de la voir s’aligner si profond par rapport à la surface de l’eau.

 

En voyant les images sous l’eau, j’ai été surpris de voir à quel point, en conservant le corps aligné, le rôle des bras était important.

Les autres nageurs du groupe mobilisent la tête pour plonger mais descendent les bras également alors que Gaëlle, grâce à l’orientation de ses bras, s’aligne et s’oriente.

Récapitulation:

  1. Nager en crawl et dos pour être aligné.
  2. Surtout en dos et notamment le dos à 2 Bras, glisser entre chaque cycle et augmenter la durée de flottaison.
  3. Réaliser des coulées sans rien faire après chaque poussée au mur.
  4. Nager en Papillon et Brasse en replongeant profond par l’arrière de la tête : diminuer le nombre de cycles dans les parcours de Papillon et Brasse par longueur de bassin (pas plus de 5 par 25m) lors des distances proposées en 4N.

Nicolas

 

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JEUNE BRASSEUSE

« Jeune nageuse de brasse »: que cette vidéosoit au hit-parade des clics, nous interpelle. Nous interpelle également l’absence de commentaires de la part des visiteurs du site. Et l’on pourrait se perdre en conjonctures pour en élucider la raison première !

Certes les vues sous-marines ne sont pas légion. La brasse n’est pas la nage la plus étudiée dans sa structure.

Incontestablement il y a quelque chose de fluide et d’harmonieux dans l’enchaînement des mouvements. Une grande amplitude alliée à une grande souplesse peut également se repérer. Pour les experts le pilotage par la tête est manifeste. On pense au « haut niveau » de coordination.

Qu’on le veuille ou non, cela passe très vite et l’on voudrait pouvoir ralentir le geste ou mieux procéder par des arrêts sur image, voire opérer des marches en arrière.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de cette nageuse, à votre intention nous avons regroupé sur une seule image toutes les informations repérables d’un CYCLE . Il faut préciser que tous les événements qui se trouvent sur un même rayon du cercle se passent au même instant.

La prise de vues à 60 images par seconde facilite la tâche mais les vues sous-marines n’ont pas été couplées avec des vues en surface d’où l’imprécision concernant la durée précise de l’inspiration. L’angle de prise de vues favorise le repérage des actions dans la direction du déplacement.

 

Lire la suite : JEUNE BRASSEUSE

 

Deux commentaires faisant autorité:

« Quand j'évoque une action trop "courte" il s'agit de la coulée qui est courte dans sa longueur et brève dans le temps (alors que le corps projectile est remarquablement bien construit), l'accélération provoquée par la poussée des jambes doit être plus efficace (rendement/puissance) afin que le " passer à travers bien construit" permette de couvrir plus de distance à une vitesse plus élevée.

La tâche que je demanderais à la nageuse :  réaliser le moins d'actions possibles par longueur. Elle serait ainsi contrainte d'appliquer une intensité plus forte sur une masse d'eau plus importante pour se ré accélérer afin d'obtenir des coulées plus longues, puis plus rapides.

Le buste me semble se relever de façon prononcée pour obtenir "un plongeon" par la tête qui manque de profondeur. La tâche proposée peut également lui faire découvrir que plonger plus profond fait partie des solutions.


Formuler et reformuler m'aide à y voir plus clair, merci pour tes questions. »

M.B.

 

« Je te transmets cette petite observation qui m'oblige a bien organiser mon observation, dis moi quelle est ton point de vue.


Voici l’observation que je peux faire sur la petite vidéo de la brasseuse.

J’observe qu’elle organise bien son corps projectile en confondant l’axe du corps et celui du déplacement en essayant d’être sous la surface.

Ma deuxième observation se situe sur sa capacité à piloter son corps. Elle semble alterner efficacement des passages au-dessus de la surface et des passages au-dessous de la surface pour rechercher le meilleur déplacement de son bateau en produisant le moins de frein possible. Je trouve qu’elle utilise sa tête de façon harmonieuse, les différents blocs fonctionnels ( tête, épaules, tronc) lui permettent de bien piloter son corps dans l’objectif d’aller loin et sous la surface de l’eau.

Ma troisième observation est en réalité une suggestion afin de mieux observer sa capacité à s’organiser avec ses jambes et ses bras. Raymond ne penses-tu pas qu’il serait intéressant d’avoir une vue de dessus pour observer l’orientation des rames et des jambes et d’avoir un film avec la fonction image par image pour voir le déplacement effectué par image? »

J.C.

 

Cliquer ici pour lire le commentaire du coach de la jeune nageuse

 

Pour ceux qui voudraient examiner le film avec la fonction image par image, on peut télécharger la vidéo en haute résolution:

{phocadownload view=file|id=1|target=s}

 

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Les RETOURS

Nager le 50 m. constitue une « action complexe » réf. : (J. Piaget - les praxies)
En tant qu’action elle est nécessairement COHERENTE.
Chaque nageur possède sa propre cohérence (son style) ou manière personnelle de gérer les contradictions inhérentes à toute tâche et à toute ACTION.
Cette action complexe coordonne (coordination externe) en les unifiant des actions élémentaires (susceptibles d’exister à l’état isolé) dont
- une impulsion initiale à partir du plot
- une entrée dans l’eau
- un parcours sous la surface
- une partie nagée
- un changement de sens (petit bassin)
- une impulsion sur le mur
- un parcours sous la surface
- une dernière partie nagée.
Dans les parties nagées on comptera (repèrera) un certain nombre de cycles.
Chaque cycle voit intervenir les propulseurs combinant rotations et translations.
Pour accélérer périodiquement sa propre masse, le nageur doit agir sur des masses d’eau puis revenir chercher très en avant de nouveaux appuis.
Nous savons que pour être active, la pale doit aller plus vite vers l’arrière que le nageur vers l’avant.
Lorsque la pale se porte d’arrière en avant par rapport au nageur nous sommes dans le « RETOUR », lequel comporte une partie sous la surface, une partie aérienne et une dernière partie sous la surface.

Dans notre modèle théorique du fonctionnement du nageur, nous postulons que les retours, dans une nage à haut rendement doivent être « rapides et relâchés ».
Les mouvements « balistiques » sont préférables aux mouvements « en rampe » (conduits).
Se pose donc pour l’observateur le critère observable du respect des caractéristiques.
A vitesse lente et moyenne, l’avant bras fléchi et « pendant » sur le bras lorsque l’épaule tire le bras vers l’avant et que le coude entraîne la main relâchée et l’avant-bras vers l’avant, nous pensons nous trouver en présence d’un retour « rapide et relâché ».
Que se passe-t-il à vitesse élevée ?
Lorsque nous tenons une longue serviette de bain roulée par la main gauche à l’une des extrémités et de la main droite à sa mi-longueur, la partie libre est semblable à la partie relâchée de l’avant-bras et de la main.
En faisant décrire à vitesse modérée presque un demi cercle à la main droite nous voyons la partie libre de la serviette « pendante » osciller autour du de la main durant la translation.
Si nous faisons exactement la même chose à vitesse rapide, nous voyons la partie libre de la serviette se mettre dans le prolongement du segment tenu par la main gauche et la main droite.
C’est par analogie ce qui se passe lorsque les retours de bras se font à fréquence élevée.
Si l’avant-bras est relâché il se mettra dans le prolongement du bras et donnera, au spectateur peu averti l’impression d’un retour tendu (critère d’un retour conduit à vitesse angulaire lente).
Essayons de considérer les retours à partir de cet éclairage pour considérer qu’une même loi peut se manifester sous des aspects en apparence contradictoires en restant COHERENTE...

raymond


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Suite à la consideration de Julien:

Je suis épaté par l'analogie faite entre la serviette et le bras. L'expliquation est clair et simple, encore fallait-il y penser.
Cela nous ramene encore a:
- ce qui est visible: les conséquences
- ce qui est invisible: les causes

Un point me fait réfléchir: "Nous savons que pour être active, la pale doit aller plus vite vers l’arrière que le nageur vers l’avant"
Si on se réfère a Newton (loi d'action/réaction)
la force de la pale transmise vers l'arrière doit être égale a la force de l'eau transmis vers l'avant sur la pale, en conséquence le bras est fixe et le corps avance, c'est d'ailleurs ce qui me semble se fait a haut niveau. chez le débutant par contre, la pale doit éffectivement aller plus vite vers l'arrière.
un éclaircissement me ferait pas de mal. Sportivement.

 

NEWTON

Que n’a-t-on dit et fait dire en son nom ?

Tout d’abord, il faut rectifier une erreur, une faiblesse d’observation ou d’analyse et peut-être avoir recours à une autre « analogie » !
NON ! Dans l’eau, la pale (avant-bras et main) n’est pas fixe lorsqu’elle fait avancer le corps.
Elle pourrait être fixe si le corps avançait, mais par rapport à quoi ?
Pas de Newton sans Galilée !
Je vais reprendre les éléments d’un article de la revue DIRE.
Pour se déplacer en barque, des rameurs utilisent des avirons alternant : trajets au dessus de l’eau et trajets dans l’eau de la pelle.
Si, au terme du trajet aérien (retours) ils abandonnent les extrémités des manches qu’ils avaient en mains, dès leur immersion les pelles vont rester sur place (immobiles par rapport à l’eau) pour se déplacer vers l’arrière et à la vitesse du bateau par rapport à ce dernier (référentiel) mais SANS LE PROPULSER.
Les mouvements ne sont pas des actions.
N’oublions pas cette règle : on ne peut parler de mouvement que par rapport à un référentiel en fonction d’une durée (temps). Si on oublie un seul de ces éléments on se trouve dans l’abstraction. (Parodie de la réalité).

La sagesse et la raison imposent de ne jamais dissocier les 3 principes de Newton !
En natation, le POINT FIXE a la vie dure (les racines des préjugés sont profondes Voltaire)
On ne peut transposer mécaniquement ce qui se passe sur terre à ce qui se passe dans l’eau.
Essayons de préciser à l’aide d’un exemple déjà proposé à un ami théoricien la nécessité d’envisager, dans l’étude d’une réalité, les 2 référentiels
- égo centré (point fixe pris sur le sujet)
- exo centré (point fixe pris à l’extérieur du sujet)
Notre nageur se trouve allongé sur une planche à roulettes, bras dans le prolongement du tronc, les mains serrant chacune un tube fixé perpendiculairement dans le sol et suffisamment écartés l’un de l’autre pour laisser passer le nageur sur sa planche.
Pour se propulser, il devra prendre appui sur les tubes, points fixes dans un référentiel exo centré mais mobiles par rapport à son propre corps, et exercer une poussée (pression) vers l’arrière par rapport à son sens de déplacement.
S’il exerce la poussée jusqu’à son terme, ses mains quitteront leur « point fixe » lorsqu’elles auront atteint la mi-cuisse.
Par rapport au point fixe, les mains n’auront pas bougé et par rapport au nageur, elles auront parcouru la distance mains dans le prolongement du tronc à mains le long des cuisses, approximativement 2 longueurs de membres supérieurs tendus.
Ceci ne se voit jamais dans l’eau chez le nageur se propulsant !
POURQUOI ?
C’est le nouveau jeu !!!
Quel que soit le référentiel il n'y a pas de "point fixe" dans la propulsion en natation. La pale se déplace en sens inverse de celui du nageur dans la phase qui nous intéresse.

P.S. si j’introduis la durée pendant laquelle la pression s’exerce je décris mieux la réalité mais vous rends le problème plus compliqué.

raymond

 

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Suite à la consideration de Matthieu D. :

Bonjour,
il me semble que le rôle équilibrateur des jambes ne vaut que pour le dos et le crawl. 
En brasse bien évidement les jambes sont propulsive, mais en papillon aussi. 
L'une des ondulations est placé en fin de propulsion et participe à l'éjection vers l'avant et la seconde même réduite est placée dans une phase non propulsive des bras . 
Enfin dans les nages simultanées, il ne me semble pas que l'équilibration soit nécessaire.

 

SEMANTIQUE: propulsion

les questions de Matthieu sont très intéressantes puisqu’elles vont nous amener à réfléchir sur la complexité de l’action de nager.
Un article de Gaétan parue dans la revue HYPER 237 et titré : « Natation. Une nécessaire prise de conscience » pourrait nous servir d’utile introduction.
Il est à peu près acquis que lorsqu’il n’est que projectile le corps du nageur ne cesse de perdre de la vitesse, de décélérer et il ne doit pas être trop difficile de comprendre que les actions propulsives sont destinées à retrouver de la vitesse au terme de chaque accélération.
On pourrait résumer que l’on fait ici une analyse « intra cyclique » de la nage.
Lorsque l’on passe à l’analyse de l’épreuve ou d’une distance parcourue, il faut envisager les liaisons et l’inter relations entre les fonctions posturale et propulsive de la nage.
Un engin autopropulsé, partant d’une vitesse nulle commence par accélérer tout en rencontrant de plus en plus de résistances à la fois internes et externes. De telle sorte qu’en fonction de la puissance délivrée (supposée constante) un moment viendra où les forces de poussées seront annulées par les résistances. La vitesse de l’engin sera alors stabilisée.
Il n’y a plus accélération, le système a atteint sa vitesse maximale.
Le système est-il propulsé ? Oui !
Lorsque l’on aborde la propulsion du nageur, il devient indispensable de se situer au niveau du système, de l’ensemble.
Par ses seules ondulations un nageur est capable de se déplacer.
Par les seules actions de ses membres supérieurs (MS) et en brasse des membres inférieurs (MI) le nageur peut se déplacer et donc se propulser.
En abordant l’analyse du fonctionnement du système, la précision des mots doit nous aider à clarifier nos idées.
Il y a deux sens au mot « propulser » :
- faire avancer par une poussée (déplacer)
- projeter au loin (et donc communiquer une grande vitesse, accélérer).
On retrouve ces deux sens dans le terme « propulsion » :
- Action de pousser en avant
- Action de mettre en mouvement (ce qui ne l’est pas) accélérer.

En 1994, à Megève, nous avons filmé sous la surface Franck Esposito partant de l’arrêt pour obtenir le plus vite possible la plus grande vitesse de nage.
Les images nous montrent =
1) qu’il s’immerge
2) qu’il fléchit très fort les jambes sur les cuisses
3) qu’il déclenche simultanément la poussée des jambes et l’action des bras
4) qu’il commence par s’éjecter
5) que cette coordination initiale disparaît immédiatement pour passer à la coordination de nage tout à fait différente.

Lorsque nous envisageons l’action propulsive dans la nage, nous nous attachons à ce qui procure à l’ensemble (le nageur) une accélération et là, dans cette nage, ce sont les MS qui jouent ce rôle.
Lorsque cette aciération éjecte un corps immergé, on ne peut imaginer que cela puisse se faire sur un corps rigide et indéformable, d’autant plus qu’au terme de ce passage de la tête et des MS au dessus de la surface, il faudra s’immerger à nouveau.
Le caractère ondulant de cette nage s’accompagne de changements permanents de direction. Tantôt favorisée par des appuis des jambes, tantôt initiée par la direction des poussées des MS sur un tronc qui vient de changer d’orientation..
Ce qu’il faut vérifier c’est si à un moment donné les MI sont en mesure d’ajouter de la vitesse à celle qui a été déclenchée par les MS.
Dans cette nage aux accélérations extrêmes et aux freinages qui en sont la conséquence immédiate, la coordination « propulseur – projectile » joue un rôle essentiel.

raymond

 

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