Technique

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Départ - Images

 

Les images qui suivent sont destinées à tous les participants aux TP.

Elles sont volontairement « neutres » et appellent VOS réactions.

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Suite à la question de G. Simoes:

Bonjour, J'ai deux exposés à faire. Un sur les départs en crawl et l'autre sur l'entraînement de carrière. Le premier je pense avoir réussi à trouver quelques informations, mais d'autres informations de votre part pourraient compléter mon exposé. Ensuite le deuxième : l'entraînement de carrière je ne sais pas du tout par ou commencer. Pourrais -je avoir quelques informations ainsi que quelques pistes sur ce sujet. Merci de votre compréhension Cordialement G. Simoes

 

DEPARTS

Il est assez symptomatique que des étudiants aient recours au site pour réaliser un exposé ou une présentation.

Est-il pertinent de faire deux exposés et ne serait-il pas plus judicieux d’approfondir un sujet afin de développer une méthodologie réinvestissable ?

Souvent les informations apportées par le demandeur se révèlent trop lacunaires pour répondre avec précision et concision à la sollicitation.

La dernière précaution dans la réponse consiste à ne pas se substituer à l’étudiant en le privant du travail à réaliser et de conditions indispensables à sa propre formation.

Le premier niveau de connaissance étant la description nous invitons notre visiteur à visionner les images de la première partie du « record du monde » tout en sachant qu’il n’y a pas eu de signal de départ.

  • les différentes phases sont à repérer à travers la flexion simultanée des parties du corps impliquées

  • la phase suivante se terminera au moment précis où les orteils quitteront le plot

  • la phase d’élévation impliquera dans la partie aérienne et à son sommet un changement de direction du nageur

  • cette direction nouvelle sera plus ou moins maintenue dans la pénétration dans l’eau

  • un nouveau changement de direction pour aller vers l’avant s’opèrera dans l’eau

  • ici une phase importante ne peut se voir en raison de la consigne spécifique à cette action complexe de l’épreuve originale et il convient donc de préciser ce qui se passe chez le nageur : le déclenchement et la réalisation d’ondulations (la présentation des amis du Québec peut aider) et de plus notre caméra n’est pas dans l’eau.

  • Le départ proprement dit prend fin avec la reprise de nage qu’il doit favoriser.

En se reportant à l’Enseignement de la natation à partir de la page 251 de la troisième édition du Catteau Garoff en bibliothèque il sera loisible de repérer ce qu’il était pertinent de réaliser à cette époque et ce que le nouveau matériel implique comme transformation technique du geste faisant l’objet de l’étude et donc de son actualisation.

Question complémentaire ajuster l’exposé « départs » à « en crawl ».

Photo illustrant le plot actuel

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Le second sujet ou du moins sa reformulation par l’étudiant pose problème

(De quoi s’agit-il ??? Qu’a dit l’enseignant et qu’à entendu l’étudiant ???)

L’entraînement de carrière est pour moi une expression étrange et inconnue.

Par contre je sais que la notion de « plan de carrière du nageur » a connu une certaine vogue et s’est trouvée remarquablement développée dans l’ouvrage de Claude LEPAGE : « INITIATION A L’ENTRAÎNEMENT EN NATATION »

Il serait donc sage de s’y reporter pour construire un exposé consistant.

raymond

 

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Encore et toujours la VITESSE

Que ce soit de manière informelle ou lors de rencontres organisées à des échelons différents, le questionnement sera évoqué : comment aborder, acquérir, travailler, développer la vitesse lors des séances d’entraînement (voire d’apprentissage) ?

Certes, la question est légitime puisque le but d’un entraînement réussi est bien d’être devenu capable de parcourir la distance de l’épreuve le plus rapidement possible.

Il y a donc bien, de la plus courte à la plus longue distance à parcourir, le même objectif : nager à la plus grande vitesse l’ensemble de l’épreuve.

Mais, il y a aussi des pratiques et des données qui interpellent.

-       dans les programmes de l’école, il est proposé une option pour que l’élève s’engage soit sur des distances courtes (vitesse), soit sur des distances longues.

-       Beaucoup d’entraîneurs restent persuadés que : plus un enfant est jeune, plus il convient de lui proposer des distances courtes en compétition.

C’est une situation et une position théorique qui interpellent le formateur et l’entraîneur !

Y aurait-il de ce point de vue des stratégies et des démarches différentes lorsque l’on aborde la formation initiale du nageur ?

Une difficulté se fait jour lorsque l’on aborde la notion de vitesse (voir la définition dans le lexique). On ne conteste pas la définition faisant référence à la distance parcourue par unité de temps, mais on résiste trop souvent à l’idée que, quelle que soit la distance et quelle que soit l’allure, le déplacement s’est fait à une vitesse donnée.  Ce qui occupe les représentations, c’est la rapidité (voir la définition dans le lexique), la capacité de se mouvoir, de se déplacer à vitesse élevée. Et ce qui est immédiatement repérable, c’est la rapidité des mouvements des propulseurs (vitesse de rotation des bras) avant l’évaluation de la vitesse de déplacement du nageur.

Lorsque le problème de se déplacer rapidement est posé à un débutant, on peut observer une réponse spontanée repérable à un accroissement de la fréquence d’entrée en jeu de ses propulseurs. (Il n’a pas encore appris à cerner des masses d’eau importantes et il ignore l’utilisation de forces croissantes). La conséquence inévitable est la diminution des masses d’eau à accélérer et le raccourcissement des trajets des propulseurs compensés par un accroissement du nombre des mouvements.

Si l’on observe la manière dont sont réalisées les meilleures performances, on constate que les solutions techniques sinscrivent à lopposé des solutions spontanées : historiquement et actuellement, on peut vérifier que plus les nageurs sont rapides, plus ils accélèrent des  masses d’eau  importantes,  plus ils réduisent leurs fréquences : dont l’aspect observable est la diminution du nombre de ses coups de bras nécessaires à réaliser  la distance nagée.

Cependant, pour accroître sa vitesse le nageur se doit de pulser les masses d’eau à une fréquence plus élevée, cela se produit toujours au détriment du rendement mais plus ou moins en fonction de la puissance dont dispose le nageur. Il y a là un rapport dialectique entre les facteurs de la performance que nous allons envisager maintenant.

Cette constatation nous incite à nous interroger sur les facteurs, les composantes mécaniques de la performance.  Celle-ci se présente à l’image d’un produit de facteurs qui peuvent devenir contradictoires : la puissance et le rendement (voir les définitions dans le lexique).

Dans la construction ou la formation du nageur, il ne sera pas indifférent de subordonner lun à lautre. Notre ami  J.G. l’avait à sa manière fort justement formulé, dans son bilan du stage d’Aix les Bains sous forme de « power-point » (accessible sur le site) :

« Il est préférable de voir un nageur devenir athlète plutôt quun athlète devenir nageur » entendant par là que le développement de la puissance n’est pas prioritaire au sens où il faudrait la développer d’abord.

En dautres termes, il convient dobtenir et maintenir le meilleur rendement avant de et pour développer la puissance. Cela permet d’éviter un gaspillage tout au long de la formation pour mettre  l’énergie économisée   progressivement au service de la puissance.

Si nous observons la pratique, nous constatons qu’à rendement égal, le plus puissant l’emportera, c'est-à-dire celui qui pendant le même durée sera capable de produire une quantité de travail supérieure.

Il est incontestable toutefois que, à puissance maximale (et donc sur les plus courtes distances), la meilleure performance sera obtenue par un accroissement de la fréquence au détriment du rendement. Cela s’observe par une diminution de la durée du cycle et dans la structure de nage par la modification des rapports de durée entre les phases d’accélération et de freinage. Le caractère discontinu de la propulsion dans toutes les nages est à l’origine de cette relation dialectique de l’amplitude et de la fréquence.

En résumé, la sagesse pour l’entraîneur consistera à construire prioritairement la posture du nageur, sa capacité à positionner la tête dans le prolongement du tronc immergé (nages alternées) pour exploiter et stabiliser sur de longues distances son caractère projectile. Ainsi, il pourra mieux aborder le développement indispensable de la puissance pour accéder progressivement à la haute performance.

Dans l’observation de ses nageurs il distinguera la fréquence d’entrée en jeu des propulseurs des performances objectives.

marc, raymond


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Suite à la question de Thibaut :

Questionnement sur la brasse.


Bonjour,

Je m'excuse de vous déranger, je suis en étude pour devenir Maitre Nageur Sauveteur, et je dois vous dire que Raymond Catteau est une excellente source d'information et d'apprentissage pour ma formation.

Cependant la semaine prochaine j'ai un exposé sur le sujet suivant : "la coordination et synchronisation de la nage" avec pour moi le sujet sur la brasse.

Après avoir expliqué ce qu'est la brasse, ensuite évoqué la coordination dans la brasse (dissocier mouvement des bras et des jambes pour être le moins freiné possible), je vous avoue que je bute sur une définition réelle de la synchronisation dans cette nage.

Je ne trouve pas de définition précise et le temps passe, les recherches avec mais je suis toujours dans le flou.

Pourriez-vous m'aider svp?

je vous en serai très reconnaissant.

Thibaut le cras


COORDINATION SYNCHRONISATION

Ces deux mots se trouvent au cœur de la question posée par notre étudiant.

Qu’il se rassure, ses questions, loin de « déranger », contribuent à clarifier des notions et souvent à mieux poser des problèmes. Je tiens donc à l’en remercier.

La nécessaire distinction entre ces deux termes de « coordination » et de « synchronisation » s’est posée à moi pour bien situer dans l’espace/temps les mouvements des membres supérieurs et des membres inférieurs dans les différentes nages.

Le terme « coordination » exprime l’idée de choses qui se déroulent en même temps dans un certain ordre. Ce même temps n’étant pas instantané (photo) mais dans un déroulement temporel, une durée (cinéma), il convenait de le décrire à propos des mouvements des membres des nageurs. Cela s’est opéré en partant de l’analyse de vues sous-marines de champions olympiques dans tous les modes de nage.

Dans les nages alternées, on observe que ce qui se passe d’un côté se trouve nécessairement associé à ce qui se passe de l’autre. C’est la description de cette liaison fonctionnelle qui se trouve envisagée lorsque l’on parle des membres supérieurs ou inférieurs entre eux que l’on doit distinguer de la liaison fonctionnelle lorsque l’on parle des membres supérieurs et des membres inférieurs.

Si notre étudiant se rend à la bibliothèque pour y emprunter le livre « l’enseignement de la Natation » Catteau-Garoff, il trouvera à la page 217 de la troisième édition (1974) le dernier paragraphe intitulé « LA SYNCHRONISATION » excluant le problème de la coordination (selon notre définition conventionnelle) (sic).

En effet, dans un souci de distinction pédagogique, je ne voulais pas utiliser le même mot pour évoquer les coordinations au niveau de chaque train (supérieur ou inférieur) et la coordination des trains entre eux.

Il y a donc là un piège sémantique à éviter.

Les deux termes évoquent bien une « coordination » !

Ce qui me semble important pour notre étudiant c’est de connaître :

  • le contexte du recours à l’exposé par les élèves

  • sa finalité par rapport au lien entre une pratique et le recours à « des connaissances disponibles » pour fonder les pratiques.

  • Si cela est bien le cas ? Quel type de pratique est visé ? Pédagogie du mouvement ou pédagogie de l’action ?

De cette option dépendra ce qu’il convient de préciser à propos des coordinations de la brasse !!!

Coordonner des fonctions pour « passer à travers l’eau » et pour « accélérer des masses d’appui » n’a plus rien à voir avec coordonner les mouvements des bras et des jambes.

Le recours à la définition des termes plaide en faveur de la pensée rationnelle chez notre étudiant ; il peut donc avoir recours au lexique du site pour y trouver les définitions le faisant sortir du « flou » mais il pourra également avoir recours à un dictionnaire de la langue comme « le petit Robert » pour affiner son vocabulaire.

Au stade actuel de son exposé on remarque :

1) expliquer la brasse ??? Son histoire ? Sa logique ?? Son statut dans la pratique compétitive ? Dans l’enseignement ???

2) Evoquer ou décrire une ou des coordination(s) ?? Chez un nageur de Haute performance ? Celle de notre « jeune nageuse » sur le site ???

Cette dernière option pourrait fonder et accompagner son exposé s’il disposait d’un vidéoprojecteur et des instruments lui permettant la projection image par image.

3) il entrerait alors de plain pied dans le contenu de son exposé après avoir défini « le mouvement » lexique du site et sachant qu’il se trouve en présence d’un référentiel exocentré.

4) ce référentiel permet de comprendre le fonctionnement du brasseur si l’on met en évidence la fonction des jambes dans la propulsion, et celle des bras dans la ventilation.

Dans l’espoir que ces quelques indications soient utiles à notre futur collègue.

raymond

 

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INDEFORMABILITE

La déformabilité (altération de la forme) liée ou non aux changements de taille ou de volume fait partie des caractéristiques du monde vivant et singulièrement du corps humain.

La notion d’indéformabilité (par définition : absence de modification ou de transformation de la forme) requise en natation se doit d’être précisée, nuancée, définie.

En effet, dans une activité locomotrice d’un sujet certains segments semblent particulièrement mobiles et d’autres (habituellement les plus massifs) relativement immobiles. Et nous savons que pour mobiliser certaines parties, il faut qu’elles puissent prendre appui sur d’autres masses (c’est une loi fondamentale de la physique). Par exemple : pour marcher ou courir nos pieds prennent appui sur le sol

Dans la complexité d’un fonctionnement impliquant la tête, le tronc et les segments qui s’y rattachent par l’intermédiaire des articulations des hanches et des épaules, on évoque toute « une dynamique* de stabilisation » (* toute une chaîne de contractions dépendant les unes des autres opérant simultanément en plusieurs parties du corps). Le tronc se trouve lui-même soumis à des possibilités de déformations en flexion, extension, torsion susceptibles de se combiner.

Dans certains cas le changement de forme se traduit par une modification du volume et par un déplacement relatif du C.G. (centre de gravité)*1 qui peut sortir du corps et en situation d’immersion par le déplacement du C.P. (centre de poussée)*2. Des changements de volume se révèlent indispensables aux échanges ventilatoires pour assurer la fonction respiratoire.

Dans notre discipline : locomotion dans un fluide, la mobilisation des propulseurs implique que des appuis soient pris sur la masse importante du tronc ou le reste du corps pour pouvoir mettre en mouvement des masses d’eau et ainsi assurer le déplacement de l’ensemble.

Lorsque le corps n’est pas rendu indéformable, les poussées des propulseurs qui prennent « appui sur les masses d’eau » ne sont plus utilisées pour les déplacer mais pour désorienter ou déformer le tronc ou le reste du corps.

Le rapport des masses et des vitesses communiquées par le propulseur, les masses d’appui et d’eau, déterminera l’importance des changements de direction et sens de tous les éléments en relations.

A ce stade de notre analyse, la relative indéformabilité du corps se résume à celle du tronc et de la tête repérable à la préservation de son alignement et sa coïncidence avec l’axe de déplacement.

Nous sommes obligés de constater que dans les nages alternées les membres inférieurs par leur extrémité, se trouvant impliqués dans l’inévitable processus d’équilibration jouent un rôle important dans la préservation de l’alignement sur l’axe de déplacement.

Cette nécessité mécanique de l’indéformabilité de l’ensemble déplacé à partir de la mobilisation de certains de ses segments met à la fois en jeu des mécanismes « volontaires » et « automatiques ». Lorsque les distances parcourues impliquent la durée, les solutions ventilatoires dans les nages ventrales alternées tentent de subordonner les automatismes aux options volontaires. (Parcours en immersion, apnée, ou fréquence ventilatoire faible). Dans la construction pédagogique de ce comportement, seuls les mécanismes volontaires pourront se trouver sollicités.

Ils se traduiront par la double recherche de l’alignement et celui de l’indéformabilité dans des circonstances variées sur terre ou en l’air avant de pouvoir être exigés dans l’eau.

La mobilisation comme l’immobilisation seront assumées par fonction musculaire dans sa vocation « clonique » pour assurer le mouvement (viscéral : cœur, appareil digestif par exemple ou squelettique) rendant possibles manipulation et locomotion ou « tonique » (posturale) pour stabiliser, rendre rigide la partie mobilisée, déplacée de l’ensemble du corps.

Pour s’exercer de manière globale à la tonification du corps, on utilise assez souvent l’exercice dit du « fakir » qui consiste à aligner le corps suspendu horizontalement à très faible distance du sol, le sujet étant soulevé à la nuque et aux talons et perdant tout contact avec le sol doit alors résister à l’action de la pesanteur qui attire vers le sol les parties du corps comprises entre les zones à partir des quelles il est suspendu.

Le sujet s’exerce ainsi à résister à l’action de forces ayant pour effet de le déformer.

On évoque à ce propos l’organisation d’un « état tonique axial » dans la nage.

Dans un second temps on associe cette posture d’alignement tonique du corps suspendu à l’horizontale à un relâchement complet des membres supérieurs à partir des épaules.

Comme chaque fois qu’il s’agit d’exploiter une information kinesthésique, les exercices de type fakir doivent immédiatement se prolonger dans leur intégration de la tâche pour laquelle ils ont été conçus. (Temps de suspension dans le plongeon de départ ou parcours nagés par exemple).

L’indéformabilité n’est pas à envisager abstraitement mais à partir des circonstances qui produisent le déplacement (impulsion à partir du monde solide : départs et virages, ou la locomotion). La notion de « gainage » familière à beaucoup d’enseignants ne se déclenche pas spontanément mais à partir de situations dans lesquelles elle conditionne la réussite ou l’échec de la tâche.

Dans les entrées à l’eau des départs en nages ventrales, il convient d’utiliser les résistances de type portance s’exerçant de haut en bas sur les membres supérieurs dès qu’ils entrent en contact avec l’eau pour contribuer au changement de direction (cesser de descendre et commencer la remontée en surface) et la possibilité d’intégrer les ondulations. Les membres supérieurs jouent alors le rôle de gouvernail de profondeur et modifient l’effort de résistance perçu en fonction de la direction obtenue et recherchée.

Dans la nage, l’indéformabilité de la pale qui tend à conserver sa verticalité bien que le segment qui la déplace pivote autour de l’épaule. L’effort de résistance se trouve modulé d’une part pour résister à la force croissante exercée par l’eau et assumé par l’action prédominante des fléchisseurs de l’avant-bras sur le bras jusqu’à la verticale de l’épaule ; ensuite ce sont les extenseurs des mêmes segments qui prennent le relais pour être soumis au maximum de force de poussée.

Dans la nage proprement dite, l’ensemble du corps se doit de rechercher la forme la plus adaptée pour passer à travers l’eau afin d’y rencontrer les moindres résistances.

Elle suppose « allongement » et « alignement » par rapport à la trajectoire de son déplacement. Plus un mobile est long pour un même maître-couple, plus le coefficient de forme est faible. Cet allongement est lui-même fluctuant en raison de l’intermittence des phases « projectile » qui voient les membres supérieurs se positionner alternativement (dans la nage) ou simultanément (départs et virages) dans le prolongement du tronc.

Dans la « natation de demain », nous avons utilisé l’image des « nages de poissons » pour caractériser les nages alternées. Chez eux, l’arête qui joue le rôle de colonne vertébrale est organisée en ligne droite. L’allongement du nageur tend à réduire les courbures cervicale, dorsale et lombaire de la colonne vertébrale, conséquence de l’alignement.

L’alignement à rechercher par le nageur suppose qu’il puisse disposer d’informations relatives à son corps (schéma corporel) dont nous savons qu’il est différent sur terre et dans l’eau. Il se trouve perturbé et quelque peu faussé par l’action de la poussée d’Archimède et doit donc être reconstruit avec patience par rapport au nouveau substrat.

Les informations kinesthésiques (par nature spécifiques au corps) vont nous aider à percevoir l’alignement. Celui des membres supérieurs dans le prolongement (alignement) du tronc et des membres inférieurs peut être vécu de manière intense dans les deux exercices suivants.

1) Couché sur le dos à même le sol avec le contact des bras dans le prolongement du tronc, de la nuque, du dos, des fesses, des cuisses, des mollets et des talons : décoller la tête et la soulever au maximum tout en gardant les bras « collés » au sol.

2) couché sur le ventre, front, nez, poitrine, ventre et bassin, cuisses, genoux et dessus des pieds collés au sol soulever les membres supérieurs au dessus de la tête.

Pour chacun, il convient de se montrer très rigoureux sur l’alignement qui dès qu’il est correctement réalisé doit se revivre dans l’eau, que ce soit en posture ou en déplacement.

Mais cet alignement peut et devrait se trouver déjà mis en œuvre dans la construction du nageur dès les entrées à l’eau par les sauts (de face comme de dos) qui recherchent la conservation de la verticalité et l’indéformabilité.

On le voit il s’agit d’un thème dont la permanence ne doit pas nous échapper. Il sera exploité en de nombreuses circonstances dans le plan de construction du nageur selon les passages obligés évoqués en d’autres textes du Site.

 

Bibliographie = les lecteurs soucieux de mieux comprendre et utiliser le texte qui précède liront avec profit deux articles d’Henri WALLON dans le n° spécial de la revue « ENFANCE » mai – octobre 1959 qui lui est consacré :

  • La maladresse - Journal de psychologie 1928 n° 1 (Wallon Henri. La maladresse. In: Enfance. Tome 12 n°3-4, 1959. Psychologie et Éducation de l'Enfance. pp. 264-276).

  • Kinesthésie et image visuelle du corps propre chez l’enfant (Wallon Henri. Kinesthésie et image visuelle du corps propre chez l'enfant. In: Enfance. Tome 12 n°3-4, 1959. Psychologie et Éducation de l'Enfance. pp. 252-263).

raymond


1 La pesanteur s’exerce sur l’ensemble du corps (immergé ou non) et son point d’application (C.G.) se trouve en son milieu géométrique s’il est de nature homogène (ce n’est pas le cas du corps humain) et déplacé du côté des parties denses en ce qui nous concerne. Toute déformation du corps entraîne un changement de position relative du centre de gravité dans le corps ou hors du corps.

2 Peut-être convient-il de préciser que le « centre de poussée » constitue le « point d’application » de la force dite de Poussée d’Archimède » s’exerçant sur le volume immergé d’un corps et se situant au milieu géométrique de ce volume immergé homogène ou non.

 

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