Technique

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MODELE MODELES

 

Le document officiel du service « recherche » nous conduit à poursuivre notre questionnement. Les « non-dits » ne sont pas à éluder pour qui cherche à comprendre et à apprendre mais à clarifier.

Dans les années 70, et même un peu avant, toutes les disciplines fonctionnant lors des stages Maurice Baquet avaient été invitées à préciser ce qu’était pour chacune d’elles « leur structure conceptuelle et logique », « leur noyau dur », leur spécificité. La natation avait été une de premières à proposer un « modèle » dans le sens exclusif que nous accordons à ce terme. (Notion précisée dans plusieurs articles plus ou moins récents du site.)

Depuis la proposition du modèle « E.R.P. » , l’intégration de connaissances nouvelles a fait évoluer le modèle initial en l’enrichissant d’un pôle (1977), puis lui faisant subir une mutation pour devenir celui qui caractérise la structure de toutes les nages : « Corps projectile-Corps propulseur ». Ce dernier modèle a été publié, explicité et développé en 1992.

D’années en années le formateur et l’entraîneur disposent d’un outil guidant ses actions.

Mais chaque nouveau modèle incite à le substituer l’ancien !

L’auteur du document nous apprend que : « L'analyse des patterns d'accélérations et de décélérations de tous les nageurs des équipes de France au cours de l’Olympiade 2008-2014 a permis une reformulation des modèles techniques des quatre nages. »

Il existerait donc un modèle théorique propre à chaque nage !

Tout esprit curieux est désireux de le consulter mais où le trouver ? Qui l’a produit ?

A moins de lire que la reformulation soit un simple ajout : les nageurs de crawl « doivent aussi chercher à s'organiser pour minorer les actions induisant des décélérations frénatrices »(sic) !

Postulons qu’il ne peut y avoir de décélérations accélératrices !

Dès lors, comment interpréter « minorer des décélérations » ?

Pour qu’elles disparaissent il faut envisager la propulsion continue ! Difficile avec les membres supérieurs agissant comme des rames !

Autre éventualité : multiplier les accélérations en jouant sur la fréquence !

Il semble pourtant que de fortes accélérations diminuent la fréquence au bénéfice de la performance.

Alors nous sollicitons les lecteurs qui ont bien compris de nous éclairer sur le nouveau modèle, éventuellement sur les modèles des autres nages, et les en remercions chaleureusement

raymond

 

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APPUI ! QUAND TU NOUS TIENS

 

La pérennité d’une pratique pédagogique efficace ne peut s’inscrire en contradiction avec les lois connues des sciences de l’homme.

On peut lire dans le document fédéral censé guider l’activité des formateurs et entraîneurs :

« Dans la réalité le nageur prend appui sur une grande masse d’eau et projette son corps vers l’avant à partir de cet appui. »

Le Robert nous précise : appui « action d’appuyer, de s’appuyer sur quelque chose » et nous renvoie donc à « appuyer ». Ce dernier terme est éclairé par : « maintenir, soutenir, tenir, reposer, supporter, affermir, arc-bouter. Pas la moindre notion de déplacement, de mouvement !

Le « point d’appui » est un point sur lequel une chose s’appuie.

De là à renforcer l’idée que le nageur fonctionne comme le marcheur est à craindre.

Point de rebroussement ou boucle, nos visiteurs ont eu, dans des articles qui précèdent celui-ci ( RECUL OU REBROUSSEMENT ; LE MODELE DE LA ROUE ), la démonstration du recul des surfaces propulsives mobilisant des masses d’eau dans le mécanisme de locomotion des nageurs.

« Rapporté au phénomène réel, que signifie orienter les surfaces motrices vers l’arrière lorsque l’on observe les déplacements latéraux des phases sous marines des bras ? »

Le « phénomène réel » est vraisemblablement constitué par la trajectoire sous-marine d’un membre supérieur mu par des groupes musculaires du nageur. Le nageur constitue un « volume déformable » réparti de chaque coté d’un plan vertical contenant son axe de déplacement. Tous les « déplacements latéraux » en seront la conséquence inévitable ou nécessaire. Approximativement son grand axe tend à épouser l’axe de déplacement. Pour éviter les dérives latérales trop importantes de ses actions propulsives, le nageur sera amené à utiliser un « roulis » amenant les surfaces propulsives à se répartir de part et d’autre du plan vertical contenant l’axe de déplacement de façon à « axer » ses poussées. La grandeur des « rotations » repérées dans les nages alternées approche souvent les 45° de chaque coté. Effectivement « plusieurs groupes musculaires différents se succèdent dans la production des forces » et cela n’est nullement contradictoire avec le fait que la poussée soit orientée vers l’arrière, bien au contraire. Non contradictoire également avec le fait que la résultante des forces puisse s’exprimer en intensité croissante dans leur coordination.

C’est ainsi que s’organise le nageur pour obtenir le meilleur rendement.

Les choses vont se compliquer lorsqu’il recherchera la puissance maximale pour produire sa plus grande vitesse de déplacement. Sollicité à sa plus grande puissance, le grand dorsal amène le membre supérieur vers l’extérieur et subordonne l’action du grand pectoral qui amenait le déplacement des avant-bras et main à se répartir de part et d’autre du plan vertical contenant l’axe de déplacement du nageur.

C’est alors que les membres inférieurs entent en jeu plus intensément pour conserver à l’ensemble le meilleur alignement possible.

Il y a là « une logique de l’action » à laquelle les représentations des entraîneurs doivent se soumettre ou s’adapter.

raymond

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LE MODELE DE LA ROUE

 

En présence de la complexité, l’esprit curieux est tenté de se la représenter de manière accessible et intelligible. La locomotion du nageur n’est simple qu’en apparence ! Mobiliser les bras et les jambes doit dépasser leur simple agitation. Pour atteindre son objet, cette locomotion dans l’eau doit intégrer et coordonner l’entrée en jeu de plusieurs fonctions.

La création d’un modèle vise à comprendre non seulement le fonctionnement d’un ensemble, mais également comment sont organisés entre eux les éléments permettant ce fonctionnement : sa structure.

Une autre fonction du modèle est de prévoir ou prédire ce que l’on peut attendre du fonctionnement au-delà de ce que l’on en connaît déjà. Enfin, le modèle est indispensable pour construire rationnellement et efficacement ce qui pourra fonctionner au terme de l’entreprise.

Parce qu’il est la plus simple à analyser le crawl est devenu l’objet des recherches les plus nombreuses en natation. Pour leur part les actions des membres supérieurs qui jouent un rôle déterminant dans la performance ont concentré les observations.

Schématiquement, l’observateur voit des mouvements de chaque membre supérieur de type circulaire s’organisant autour de l’épaule et déclenchant une translation de l’ensemble auquel il relié.

Cette circumduction peut alors être comparée à la rotation d’un rayon autour de son moyeu.

Si l’on pense dans un premier temps que la main qui parcourt le trajet le plus long doit privilégier l’attention, on sera tenté de l’assimiler provisoirement à l’extrémité distale du rayon.

Décrire un mouvement dans l’espace et dans le temps, c’est le référer à un point fixe.

Ce point fixe pour une roue qui tourne peut être pris sur la roue elle-même et l’on choisira alors le moyeu ou son centre. Mais il peut tout aussi bien être pris en dehors et l’on choisira alors le sol ou substrat auquel la roue adhère.

Quelle sera la trajectoire de l’extrémité du rayon dans chaque cas ?

A cette question les représentations des participants lors des sessions de formation sont souvent loin d’être conformes à la réalité et partagées par tous.

Premier cas, la roue n’est pas en contact avec le sol et tourne sur elle-même.

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L’extrémité du rayon va décrire une circonférence. Si on veut décrire son trajet par rapport au centre en suivant son déplacement dans le sens des aiguilles d’une montre, on constatera qu’à partir de l’horizontale, dans le premier quart, il descend et recule ; dans le second quart, il remonte et recule. Dans la première moitié de son déplacement il est passé de son point le plus avant au point le plus arrière. Dans le troisième quart, l’extrémité monte et avance puis dans le derniers : avance et descend.

Par analogie on verrait le membre supérieur du nageur réaliser son passage dans l’eau dans la première moitié de la rotation et dans l’air dans la seconde moitié. Le référentiel serait l’épaule du nageur.

Second cas : Que devient la trajectoire de cette extrémité du rayon lorsque la roue tourne à la fois sur elle-même tout en adhérant au sol ?

Pour faciliter la comparaison nous avons conservé la même situation de départ. Par rapport à un point fixe extérieur, le sol par exemple, l’extrémité du rayon dans chaque quart de cercle réalisé par la rotation de la roue : avance et descend, puis avance et monte, puis avance et monte et enfin avance et descend.

A aucun moment l’extrémité du rayon ne recule. Le point bas est appelé point de rebroussement. Chaque extrémité de chaque rayon prend appui sur un point fixe ! (ou plus précisément fixé le temps de l’adhérence)

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Qu’en est-il des membres supérieurs du nageur ? 

Par rapport à un point fixe extérieur il réalise en même temps une rotation et une translation

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Pour expliciter la disparition d’un point de rebroussement fixe au profit de l’apparition d’une boucle nous avons imaginé un dispositif permettant à l’extrémité du segment qui pivote de se déplacer plus rapidement que l’ensemble qu’il déplace par sa rotation.

Pour une même vitesse angulaire de rotation, l’extrémité  d’un rayon prolongé décrira un trajet plus long avec une vitesse linéaire supérieure.

La roue se déplace à la vitesse de son rayon non prolongé tandis que l’extrémité se déplace plus rapidement entraînant l’apparition d’une boucle.

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Par analogie, si le propulseur se déplace plus rapidement que le substrat qu’il met en mouvement on verra apparaître une boucle.

Ainsi l’apparition d’une boucle décrite par l’extrémité d’un propulseur est incompatible avec l’existence d’un point d’appui fixe.

Chez le nageur, le propulseur ne se réduit pas à un segment de droite pivotant autour de l’articulation proximale. Il comporte une partie distale articulée ou « pale » susceptible de prendre et conserver une certaine orientation tandis que la rame pivote autour d’un axe.

Il en résultera des altérations de la « régularité » et de la symétrie de la trajectoire également spécifiques des nageurs dont elles seraient une signature.

Lire la suite : LE MODELE DE LA ROUELire la suite : LE MODELE DE LA ROUE

Les traces obtenues ci-dessus et ci-dessous l’on été avec un appareil photographique immergé et fixe, en « pose », le nageur était équipé de lampes aux poignets et aux chevilles. Il se déplaçait de profil par rapport au preneur de vues.

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Ce modèle de la roue apporte une contribution à l’étude de la propulsion chez le nageur qui est bien loin d’être épuisée.

Il apporte cependant aux entraîneurs et formateurs des informations susceptibles de guider leurs stratégies et leurs démarches dans l’activité quotidienne.

Il ouvre un champ de réflexion aux théoriciens.

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raymond

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RECUL OU REBROUSSEMENT

L’ami qui m’avait communiqué le document fédéral en recommandant de l’étudier avait raison. Une étude est une application de l’esprit humain à comprendre et à apprendre avec méthode. C’est un effort intellectuel fait en vue d’acquérir des connaissances.

A leur tour les connaissances acquises vont pouvoir guider l’entraîneur ou le formateur dans l’élaboration d’un plan et le choix des tâches transformant ou construisant le nageur.

Etudier le document va exiger de pouvoir disposer d’un « code » permettant de « décoder » ce que l’auteur est censé avoir voulu apporter, comme faits ou comme découlant de l’interprétation de faits.

Pour notre part nous pensons que le respect des règles de la pensée rationnelle devient incontournable. La première nous dit qu’il convient de définir exactement et complètement ce dont on parle. Et si possible de l’exprimer sans ambigüité.

Notre langue est effectivement très riche et autorise l’utilisation de deux négations pour avancer une affirmation. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Nous trouvons dans le document cette formulation : « En clair, la propulsion du nageur sera d'autant plus efficace que ce dernier prendra appui sur une grande masse d'eau résistante dans des zones d'eau déjà non perturbées, et afin de projeter son corps vers l'avant à partir d'un point d'appui le plus fixe possible. »

Nous savons que dans l’eau un segment ne rencontre « appui » ou « résistance » que dans la mesure où il se trouve mobilisé. La masse d’eau n’est pas résistante « en soi » ; elle le devient en résistant à son propre déplacement. La grandeur de ce déplacement dépend de sa masse et de la vitesse acquise au terme de son accélération. Quant aux « zones (déjà sic.) non perturbées » cela ne change pas fondamentalement la nature du problème, c’est un autre aspect à envisager, un autre sujet d’études.

Il n’est pas nécessaire de faire de savantes études ou des « travaux » compliqués pour visualiser le mécanisme. Une caméra étanche immergée et fixée devant laquelle passera le nageur nous permettra de vérifier ce qui vient d’être exposé.

Dans sa thèse de doctorat, Alain a présenté ce qu’il a appelé les paramètres du cycle. Une relation entre les points remarquables.

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PE  : le point d’entrée de la main dans l’eau et PS son point de sortie.

PAV : le point le plus avant de la trajectoire dans le référentiel exo centré.

PP : le point le plus profond.

PF : le point de fin de poussée.

PAR : le point de la trajectoire sous la surface.

Le nageur se déplace de droite à gauche sur le schéma.

Pour tous les nageurs ce sont des données permanentes et spécifiques, des éléments que l’observateur repèrera sans difficultés dans l’analyse d’un passage de profil à partir de la reconstruction de la trajectoire de l’extrémité des doigts de la main dans leur trajet sous la surface.

Le « point d'appui le plus fixe possible » est enfin démasqué et identifié : C’est le « recul » !!!

Que le nageur cherche à obtenir et obtienne le recul le plus réduit possible est effectivement hautement souhaitable. La dimension antéropostérieure de la boucle est à mes yeux un indicateur de rendement ou d’efficacité du nageur puissant.

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Les flèches indiquent le sens de déplacement du nageur.

On remarquera combien le diamètre antéropostérieur de la première boucle, ou recul, est réduit par rapport aux suivantes.

On peut concéder que l’entraîneur n’a pas d’accès direct à ce type d’information et doit avoir recours à un appareil et un dispositif de prises de vues, un peu comme le docteur qui cherche peut avoir besoin d’un examen complémentaire de type radiographie ou autre plus moderne.

G. Bachelard nous dit que le passage du qualitatif (ce que l’on voit et décrit) au quantitatif (ce que l’on peut mesurer) constitue une rupture épistémologique dans la nature des connaissances.

Un changement dans la manière de penser !

Pour l’entraîneur ou le formateur, ce passage des apparences, voire d’une image incomplète et déformée de ce qui se passe sous la surface à une connaissance objective et mesurable de l’interrelation du nageur en action dans son substrat devrait changer également la nature de ses interventions.

Certes elle nécessite l’utilisation occasionnelle d’un instrument de prises de vues à immerger et le traitement des données dans un second temps. Ces appareils sont devenus d’un usage banal et sont de moins en moins onéreux. En standardisant la profondeur d’immersion, la distance de passage du nageur, la focale de l’objectif et la fréquence de prises de vues on pourra aisément caractériser et comparer les informations recueillies entre nageurs différents ou pour un même sujet à des périodes différentes.

L’entraîneur de demain ne se contentera plus de son « œil » et de son chrono, il sera équipé d’outils lui donnant accès à l’observation de l’espace sous la surface, espace de vérité du nageur !

raymond

28 10 2014

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UN OBJET TECHNIQUE NON IDENTIFIE

« Les COORDINATIONS »

 

S’il est un domaine où certains préjugés ont la vie dure, c’est bien celui des caractéristiques et des mécanismes de la propulsion en natation.

Une lecture des actes des 5ièmes Journées Spécialisées de Natation en offre de multiples exemples chez plusieurs intervenants.

Lire la suite : UN OBJET TECHNIQUE NON IDENTIFIE : « Les COORDINATIONS »

Entre les retours rapides en surface et les actions de poussées sous la surface de masses d’eau qui résistent, des rapports de durées entraînent dans leur enchaînement des « coordinations » variables.

La coordination consiste à agencer dans l’espace et dans le temps les parties d’un tout (ici, l’activité propulsive) de manière cohérente et efficace.

Les modes de coordination immédiatement repérables dans la construction du nageur qui passent d’une organisation terrienne à une organisation aquatique s’opèrent en trois étapes dont la première est celle de l’arrêt des mains aux cuisses chez les débutants, en nage ventrale mais surtout en nage dorsale. Un progrès décisif est celui de la disparition de ce temps d’arrêt (position de relâchement du terrien) en nage sur le dos et plus facilement sur le ventre pour réaliser une coordination en opposition. Quand un membre supérieur est dans l’eau l’autre se trouve hors de l’eau. La dernière étape intègre le fait que le retour relâché du bras dans l’air est devenu plus rapide que son passage dans l’eau qui résiste.

Un déphasage spatial s’instaure et voit le retour « attendre » en projectile le phasage temporel de 0.5 dans les nages alternées. Les entraîneurs évoquent alors un « rattrapé ».

Dans toutes les nages et singulièrement dans les nages alternées, à l’image de ce qui se produit dans la course à pied, l’équivalent du temps de suspension au cours duquel il ne saurait y avoir de « propulsion » dans le sens de l’accélération de la masse propulsée, un espace temporel variable occupe une période d’inertie.

En clair il n’y a pas et ne peut pas y avoir de juxtaposition et encore moins de superposition des actions propulsives. C’est mécaniquement et physiologiquement impossible.

Il est donc pour le moins étonnant de voir L. Seifert (page 63 et 64) des Actes, reprendre sans la moindre hésitation ou le moindre doute la classification de D. Chollet selon qui (sic) il existe trois modes de coordination : en rattrapé ou en glisse ; en opposition ou en continuité ; en superposition.

Continuité et opposition : ce n’est pas la même chose ou il faut le prouver !

Que dans les années 70 on ait pu avancer de telles hypothèses, reste en grande partie tributaire des moyens d’observations utilisés alors et d’extrapolations de données chiffrées des « coups de bras. Spitz utilise 25 coups de bras dans le second 50 m. du 100m. papillon et 51 dans le second 50 m. du 100 m. nage libre. La conclusion première consiste à penser que le crawl est une nage moins discontinue que le papillon. La tentation est grande d’extrapoler, idéologiquement, à l’intérieur du crawl et d’imaginer une forme de « continuité ».

Lire la suite : UN OBJET TECHNIQUE NON IDENTIFIE : « Les COORDINATIONS »

C’est ce que l’on retrouve page 157 de l’Enseignement d » la Natation de Catteau – Garoff de la troisième et dernière édition en 1974.

D. Chollet, jeune professeur d’EPS suit alors les cours d’Initiateurs et d’élève-entraîneur de la FFN , assurés par le Conseiller Technique Régional du Comité des Flandres : ( R. Catteau)

Dans ces mêmes cours on évoque également l’influence de la ventilation alternée sur la symétrie de nage en crawl comme en dos.

Mea culpa !!! Mais fort heureusement, quarante années sont passées et j’ai évolué !

Comment se fait-il que de tels cadavres intellectuels survivent à l’Université et dans le milieu fédéral ? L’attitude expérimentale ne s’impose plus dans notre formation.

Une liste impressionnante de références littéraires ne saurait remplacer une étude en situation.

L’écueil initial tient au fait que la plupart des études de mouvements menées le sont à partir d’un référentiel égocentré (la caméra suit le nageur dans son déplacement) et non d’une analyse comparative des référentiels égo et exo-centrés.

En second lieu, les conditions du caractère propulsif ne sont pas définies. Et dans le cas qui nous occupe c’est le trajet dans le sens avant-arrière du propulseur qui retenu en négligeant la vitesse propre de déplacement du nageur en sens opposé.

C’est également ce qui est advenu à propos de la théorie de la portance dont on parle heureusement de moins en moins.

Après les OPNI voici venu le temps des OTNI !

raymond

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