Pédagogie

"la pédagogie ne consiste pas à demander mais à obtenir"

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À la recherche d’une performance :

la démarche, la natation et le cadre de la locomotion sur terre

 

Suite à la question de BM:

 

Bonjour,

Nous nous sommes rencontrés lors du dernier séminaire à Dinard durant lequel j'étais stagiaire.

J'ai fait le choix de poursuivre ma formation cette année dans  un autre domaine (celui de la préparation physique) et durant un séminaire portant sur l'amélioration de la foulée  chez le sprinter j'ai été confronté à une situation que j'ai eu l'impression d'avoir déjà vécue.

En effet lors de ce séminaire, l'intervenant, entraîneur des coureurs de sprint d'un club d'athlétisme de renom à développé 6 paramètres autour desquels selon lui la foulée du sprinter s'organise (je cite) :

- le placement : organisation du corps au moment de l'appui

- le déplacement : déplacement du bassin sur l'appui

- le griffé : action du pied d'avant en arrière

- le travail du pied : capacité de rebond, création de force sur l'action du pied

- le caractère des tensions : fonctionnement pliométrique

- le rôle des membre libres : utilisation du balancier

Pour chacun de ces paramètres il nous était proposé différentes situations visant à faire progresser l'athlète sur tel ou tel aspect que l'on pourrait comparer aux dits "éducatifs" en natation.

Par exemple :

  • pour améliorer le placement : effectuer différents types de  "skipping " ;

  • pour améliorer le déplacement : effectuer différentes foulées bondissantes ;

  • pour améliorer le "griffé" : effectuer des déroulements plantaires ;

  • pour améliorer le rôle des membres libres : supprimer ou amplifier l'utilisation des mouvements de bras pour, je cite, "permette à l'athlète de mieux ressentir le placement du bassin".

Et tous ces exercices de développements sont souvent visibles dans l'entraînement de haut niveau en sprint.

Je ne jette absolument pas la pierre à cet entraîneur qui je n'en doute pas à déjà dû faire progresser bon nombre d'athlètes, j'ai simplement l'impression de me retrouver face aux mêmes problématiques que nous pouvons retrouver sur le bord des bassins en natation: des problèmes pas véritablement identifiés auxquels on propose des situations qui, on croise les doigts, modifieront l'organisation de l'athlète.

J'aurais souhaité savoir si selon vous, la démarche que vous proposez en natation est utilisable dans cette discipline ?

Si oui quelle démarche puis-je avoir pour identifier les problèmes posé aux sprinteurs, et ainsi trouver des situations modifiant véritablement leurs manière de s'organiser?

Dans l'attente de vos réponses, veuillez pardonner toutefois les évidentes erreurs de langage, j'ai cherché à m'exprimer avec les mots qui me semblaient justes.

Cordialement,

BM

 

La manière dont nous pensons et celle dont nous nous exprimons sont intimement liées.

 

« Le désordre qui règne dans l'emploi que nous faisons du langage entraîne un désordre correspondant dans notre pensée, notre réflexion. Une pensée confuse ou incorrecte se répercute et se reflète dans nos modes d'expression, d'où une communication verbale entre individus incertaine ou déformée. »

Alfred Korzybski

 

Nous remercions très sincèrement notre ami BM de nous faire partager une réflexion à propos d’une « formation » complétant celle qu’il a vécue lors du dernier séminaire de Dinard.

Nous restons dans le domaine de l’activité sportive à la recherche d’une performance dans le cadre d’une locomotion sur terre : un parcours de sprint. L’intervenant propose de prendre en compte 6 paramètres constitutifs selon lui de la capacité à courir à la plus grande vitesse.

Avec pertinence et à partir d’un cadre de référence utilisé à Dinard, BM évoque des analogies dans les problématiques dans lesquelles les « problèmes abordés » ne sont pas clairement identifiés.

Immanquablement la pensée spéculative et l’idéologie (le monde imaginé de l’entraineur substitué à la réalité) vont conduire à des impasses.

Le thème du regroupement est formulé comme suit : « amélioration de la foulée chez le sprinter » deux questions émergent :

1) la foulée est-elle constante du départ à l’arrivée de l’épreuve ? Qu’en est-il des activités dites cycliques ?

2) sur quels aspects « mécaniques » ou biomécaniques portent les conditions d’améliorations possibles ?

Une référence à la haute performance devrait nous aider à clarifier le problème !

Lire la suite : À la recherche d’une performance : la démarche, la natation et le cadre de la locomotion sur terre

L’amplitude, la fréquence et la vitesse moyenne produite ne cesse de varier entre le départ et l’arrivée. Chaque « foulée » comporte une phase d’accélération suivie d’une perte de vitesse.

Lire la suite : À la recherche d’une performance : la démarche, la natation et le cadre de la locomotion sur terre

Si l’on considère l’organisation d’un cycle, d’une « foulée », il est classique de distinguer deux phases : celle où les membres sont en contact avec le sol (le posé) et celle pendant laquelle il n’y a plus contact (le levé). Chaque phase comporte une flexion des différents segments du membre inférieur les uns par rapport aux autres enchainée à leur extension.

L’impulsion « propulsive » ne devient possible que lorsque l’articulation de la hanche passera à la verticale de l’appui dans la seconde sous phase du posé.

Les didacticiens de la discipline analyseront la liaison entre la mise sous tension (évoquée par l’entraineur) des muscles extenseurs de la jambe sur la cuisse préalablement à leur extension lors du posé à la recherche du meilleur rendement. (Capacité de rebond) ! La gestion de la puissance des impulsions tout au long de l’épreuve sera certainement envisagée.

On notera avec intérêt que l’entraîneur a à sa manière évoqué l’organisation posturale en précisant « au moment de l’appui ».

La notion de « griffé » doit impérativement être clarifiée et située. Dans les années 50 des entraîneurs évoquaient déjà cette idée que le pied pouvait se porter d’avant en arrière dès le posé, ce qui est une impossibilité mécanique avant que la hanche ne soit passée à la verticale de l’appui.

N’ayant pas l’expérience de la pratique d’entraînement en athlétisme, je ne puis que souhaiter que les personnes compétentes nous apportent leur éclairage « instruit » en la matière.

Selon toute vraisemblance la démarche proposée en natation serait profitable au développement d’autres disciplines. L’attitude expérimentale s’imposerait pour progresser en connaissances.

raymond

 

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PREPARER UNE SEANCE

OU

CONSTRUIRE LA SEANCE

 

Ceux qui fréquentent habituellement les piscines seront un jour nécessairement trouvés en présence d’un tableau scrupuleusement rempli par l’entraîneur et relatant en détail une suite d’exercices réalisée par un groupe donné à la séance d’entraînement.

Les distances, les nages et leurs modalités d’exécution (complète ou trains séparés), le nombre de fois et l’indication d’une intensité... Etc.

On ne peut pas exclure des « curiosités » telles que nager d’un seul bras et il m’est arrivé de voir d’une seule jambe (sic) ; tant il est vrai que la structure mentale de quelques entraîneurs se complait dans une vision analytique du monde (simple addition des éléments) !

Face à l’extrême hétérogénéité interne des groupes dont chaque participant se trouve à un niveau spécifique de son propre développement, à un degré donné d’appropriation ou de consolidation d’une acquisition posturale ou motrice, il y a assez peu de chances que l’exercice proposé à tous soit celui qui lui convienne particulièrement.

Ajoutons que l’entraîné après avoir « lu » le volume et l’intensité du programme est souvent incité à « modérer » ou moduler l’effort qu’il va produire en fonction de la séance dans son ensemble.

Psychologiquement cela est pour l’entraîné moins stimulant que la nature de l’exercice annoncée juste avant sa réalisation.

Depuis de nombreuses années à Dinard, un problème comparable se pose dans la « formation » de ceux qui auront la mission de construire les nageurs de demain.

Un temps considérable est consacré à la « préparation des séances » dont l’inconvénient majeur est d’envisager une suite de tâches pour un élève imaginaire, hypothétique, et non un « apprenant » donné à qui on va poser un problème à sa mesure, et qui à travers quelques tâtonnements, apportera une, « sa » solution. Après avoir modifié ou stabilisé cette première réponse, il aura transformé sa manière de faire, prélude à de nouveaux problèmes à résoudre.

Il semble bien que ce soit à travers de nouvelles contraintes que les formés soient amenés à réaliser ce progrès décisif consistant à évaluer avec précision le niveau de construction et de fonctionnement d’un débutant pour lui proposer un progrès possible et nécessaire à travers la réussite d’une tâche spécifique. Et ainsi de suite.

La disparition des préparations de séances dégagera un temps appréciable pour le consacrer à la connaissance « fonctionnelle » du principe d’action et des niveaux de l’action du nageur ainsi que des indicateurs lisibles de ces niveaux chez chaque débutant ou nageur en construction.

raymond

 

 

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Travaux pratiques - A propos de l’équilibre et des fonctions d’équilibration (R)

 Un travail d’analyse d’images sous la surface.

 

Résumé des séquences précédentes :

C’est une classe d’enfants de 8 – 9 ans.

Tous ont parcouru à la goulotte des centaines de mètres en variant l’orientation, le sens et les amplitudes, fréquences et modalités de déplacement des mains.

Ils se sont éloignés du bord en se déplaçant en suspension à la perche haute, de face, de dos, de profil.

Ensuite à la perche à fleur d’eau.

Ils n’ont pas encore abordé l’immersion systématique de la tête. 

Dans les images qui suivent ils doivent se déplacer à la ligne d’eau et se croiser.

Pour faciliter la communication et éventuellement les échanges, nous appellerons « V » l’enfant qui lors du croisement passe devant l’autre et « R » l’autre.

 

 

Votre travail d’observation consiste à :

1)  choisir  un enfant

2)  décrire ce qu’il fait (lire les images)

3)  Interpréter son fonctionnement (pourquoi il fait...) ?

4)  de quelle fonction pourrait-on y voir des « préludes »  ou  « structures d’accueil » pour la construction du nageur ?

5) pouvez vous les transposer dans le fonctionnement d’une nage alternée ?

6) Commentaires personnels.

raymond

 

Travaux Pratique - Analyse de l’activité de la personne B

 

  • Description de ses mouvements :

Au début de la séquence, la personne B est accrochée à la ligne d’eau à deux mains en position verticale. La tête est émergée, le corps se trouve face à la ligne d’eau, les mains sont ancrées de part et d’autres du cops sur cette ligne.

La personne A va contourner la B. La ligne d’eau s’enfonce sous la surface de l’eau et à ce moment là ses jambes sont statiques, tendues et écartés. Elles vont remonter à la surface en restant tendues. L’arrière de la tête s’émerge à ce moment là. La personne B se retrouve quasiment alignée sur un plan horizontal car le bassin et le tronc ont suivi cette remontée.

Les pieds sortent de l’eau, à la suite de cela on observe des mouvements de jambes alternés et du haut vers le bas avec un temps fort vers le haut. Cela se fait un sortant davantage les pieds de l’eau. En même temps que ces mouvements de jambes la tête s‘émerge de nouveau, le tronc, le bassin et les jambes se redressent et s’enfonce de nouveau sous la surface de l’eau. Le corps de la personne B se retrouve à la verticale et s’ancre avec le bras droit. Le jambes s’arrêtent alors de fonctionner

  • Interprétation de ceux-ci :

Le but de la personne B est de maintenir sa verticalité face aux perturbations entraînées par le passage de A autour d’elle. Lorsque celle-ci entame son contournement, elle exerce une poussée sous les fesses et les cuisses de la B, elle vient renforcer la poussée d’Archimède. Pour contrer cela la personne B tend les jambes et les écartes. Cela entraîne une remontée des jambes à la surface et est accentué par l’immersion de la tête qui favorise l’allongement du corps à l’horizontal.

Afin de pouvoir retrouver sa verticalité, la personne B va sortir ses pieds de l’eau afin de supprimer la poussé d’Archimède et alors seul la pesanteur s’applique sur ses pieds et ses jambes. Cela lui permet d’enclencher ses mouvements alternés de jambes vers le haut permettant ainsi de rééquilibrer son corps en position verticale. Lorsque celle-ci est retrouvée les jambes s’arrêtent de fonctionner car il n’y a plus de forces contraignantes, perturbant l’équilibre horizontal qui entrent en jeu

  • De quelles fonctions peut-on y voir les préludes de la construction du nageur ?

Je peux y voir dans ces actions les préludes de la construction du nageur dans le sens où lorsqu’un nageurs va se déplacer dans l’eau, il va devoir faire face à des variation d’équilibre due à des variations de la position du point de poussée et ce rééquilibrage va se faire par les jambes. Ici c’est ce qui est fait par la personne B, elle subit une contrainte extérieure qui lui change son équilibre et elle va retrouver sa position initiale grâce à ses mouvements de jambes, mais aussi grâce à la mobilisation de sa tête.

  • Peut-on les transposer dans une nage alternée ?

On peut les transposer en crawl (ses actions effectuées) notamment sur l’action équilibratrice des jambes qui permettent (en crawl) de maintenir l’horizontalité et ici la verticalité. Dans les deux cas (T.P et crawl) les actions des jambes permettent de lutter contre des contraintes dues aux actions des bras. Cela peut se transposer, je pense, aussi par rapport au temps fort des jambes. En effet lors du battement de crawl et du mouvement de jambe là, on observe des temps fort très important dans l’équilibration

  • Commentaires personnels :

Ce T.P m’a permis, notamment lors des échanges et puis par observation, analyse et interprétation de comprendre ce qu’étaient des coordinations. Elles se mettent en place face à des contraintes précise et ne font pas l’objet d’un réel apprentissage « conscient ». On pourrait plutôt parler ici d’une motricité intelligente qui s’adapte aux contraintes en partant de ses représentations prégnantes que sont celles de terriens. Ces nouvelles actions seront alors enregistrées pour pouvoir être utilisées de manière plus rapide et efficace lors de la prochaine intervention du même type de contrainte.

Romain

 

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Travaux pratiques - A propos de l’équilibre et des fonctions d’équilibration (A)

 Un travail d’analyse d’images sous la surface.

 

Résumé des séquences précédentes :

C’est une classe d’enfants de 8 – 9 ans.

Tous ont parcouru à la goulotte des centaines de mètres en variant l’orientation, le sens et les amplitudes, fréquences et modalités de déplacement des mains.

Ils se sont éloignés du bord en se déplaçant en suspension à la perche haute, de face, de dos, de profil.

Ensuite à la perche à fleur d’eau.

Ils n’ont pas encore abordé l’immersion systématique de la tête. 

Dans les images qui suivent ils doivent se déplacer à la ligne d’eau et se croiser.

Pour faciliter la communication et éventuellement les échanges, nous appellerons « V » l’enfant qui lors du croisement passe devant l’autre et « R » l’autre.

 

 

Votre travail d’observation consiste à :

1)  choisir  un enfant

2)  décrire ce qu’il fait (lire les images)

3)  Interpréter son fonctionnement (pourquoi il fait...) ?

4)  de quelle fonction pourrait-on y voir des « préludes »  ou  « structures d’accueil » pour la construction du nageur ?

5) pouvez vous les transposer dans le fonctionnement d’une nage alternée ?

6) Commentaires personnels.

raymond

 

Travaux Pratique - Encore deux analyses

 

1 - TP Etienne

 

Observation de la situation 

 

Une ligne d'eau est tendue dans le bassin

Deux filles prennent appui dessus 

la fille la plus proche de nous (fille B) est en appui sur la ligne et ne se déplace pas.

L'autre fille (A) derrière la première se déplace le long de la ligne vers nous. Pour cela, A est amenée à contourner B. 

Comment A s'y prend t-elle pour contourner B ?

 

1) Observations / Descriptions

 

Posture:

Sa tête est constamment hors de l'eau 

Alignent tête-tronc sur le plan vertical

 

~ "A" se trouve très proche de B et doit la contourner ~

 

Que font ses bras ?

Sa main droite est en appuie sur la ligne (à droite de B)

Sa main gauche passe derrière B pour s'ancrer à la ligne (à droite de la main gauche de B)

Sa main droite avance et s'agrippe à la ligne (à gauche de la main droite de B)

Elle passe son bras gauche sur la ligne d'eau pour la faire passer sous l'aisselle 

Elle ramène sa main droite à gauche de B

Sa main gauche se décale alors à gauche de la main gauche de B

 

Que font ses jambe ?

Ses jambes sont systématiquement dans son espace avant.

 

1) Avant le contournement de B:

Léger mouvement de flexion extension 

2) Pendant le contournement de B:

Ses jambes remontent plus haut dans son espace avant. Changement d'orientation de la poussée (vers l'avant et le haut) et augmentation du rythme / intensité 

3) Apres le contournement de B:

Léger mouvement de flexion extension 

 

2) Interprétation

 

La fille "A" utilise ses bras pour se déplacer en se tractant à la ligne d'eau.

N'ayant manifestement pas encore construit le corps flottant, elle s'organise pour garder la tête hors de l'eau et maintenir le grand axe de son corps aligner au plan vertical. Ses jambes lui permettent de s'équilibrer sur cet axe. 

 

~ Comment ? ~

La jeune fille est soumise à deux forces:

La pesanteur qui s'applique sur son centre de gravité (au niveau du bassin) et l'attire à la verticale vers le bas

La poussée d'Archimède qui s'applique sur son centre géométrique (près du nombril) et la pousse à la verticale vers le haut

 

-> Pour rester en position verticale, ses jambes décrivent un mouvement de pédalage lui permettant de maintenir sur centre de gravité sous son centre géométrique (objectif: couple de redressement proche de 0).

 

3)  Liens avec la construction du nageur

 

- Pour se propulser, A utilise ses bras en se tractant à la ligne d'eau 

- Pour s'équilibrer, A utilisé ses jambes subordonnée dès jambe.

 

4) Commentaire personnel

 

Par l'observation de cette situation nous avons remarqué que l'action équilibratrice des jambes est subordonnée à l'action propulsive des bras. Le déplacement du corps de la jeune fille dans l'espace fait varier en permanence la position de son centre géométrique par rapport à son centre de gravité. Aussi pour rester "debout dans l'eau" elle mobilise ses jambes qui prennent appui sur des masses d'eau et les pulse de façon à maintenir son bassin verticalement sous ses épaules. Ces mouvements sont coordonnés de manière inconsciente par le cervelet. 

 

Si l'on transpose cela dans la nage alternée, on comprends que l'intensité et l'amplitude des battements varient en fonction des perturbations qu'engendre les mouvements propulseurs des membres supérieurs (épaules et bras) sur l'équilibre du corps (alignement du grand grand axe du corps sur l'axe de déplacement). Les battements relèvent de la même façon des coordinations subconscientes du nageur. Ces coordinations ne s'apprennent pas et se produisent de façon instinctive. 

À partir de ce constat, il devient absurde d'exiger de la part des nageurs un battement spécifique (en intensité comme en amplitude) souvent disproportionné aux actions motrices des membres supérieurs.

Etienne

 

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2 - TP Aurélien

 

1/ Décrire la situation

2/ Interpréter la situation

3/ De quelles fonctions pourrait-on y voir les préludes pour la construction du nageur ?

4/ Pouvez-vous les transposer dans un nage alternée ?

 

1/ Nageuse A Je vois une fille dans une piscine avec le corps immergé hormis la tête et les épaules, elle est accrochée à la ligne d’eau avec ses deux mains.

Elle contourne une autre fille de gauche à droite en plaçant sa main gauche juste a côté de l’épaule de cette fille. En la contournant, elle lui touche le dos avec sa poitrine, pendant ce temps une bascule s’opère emmenant les jambes vers l’avant et la surface et la tête vers l’arrière et le bas ce qui la mène a agiter ses jambes de haut en bas et d’avant en arrière.

Elle replace son bras gauche pour être en appuis sur la ligne avec l’avant bras qui précédent le retour du bras droit sur la ligne, ce qui termine le contournement.

Elle continue sont déplacement le long de la ligne d’eau en l’attrapant successivement avec sa main gauche puis sa main droite et ainsi de suite.

 

2/ Je pense que cette fille a pour but de traverser le bassin avec l’aide de la ligne d’eau. Ayant encore une appréhension de l’eau, elle s’agrippe fermement à la ligne pour avoir des appuis solides. Suite à la bascule lors du contournement elle essai de ce rééquilibrée avec ses jambes en les replaçant vers l’arrière, technique qu’elle poursuit par la suite pour rester verticale.

 

3/ Dans un premier temps il faudrait travailler le corps flottant dans son intégralité car la perte des appuis plantaire est acquis mais nous pouvons voir que l’équilibre dorsal ne l’est pas sans pour autant parlé de l’immersion que l’on ne voit pas sur la vidéo

 

4/ Je pense qu’il y a certaines parties qui peuvent se rapprocher d’une nage alternée mais elles ne doivent pas être consciente chez cette fille

Je m’équilibre avec les jambes et je me propulse avec mes bras, action qu’elle fait instinctivement sans avoir réfléchie au sens de ses actions.

Aurélien

 

 

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Travaux pratiques - A propos de l’équilibre et des fonctions d’équilibration (C)

 Un travail d’analyse d’images sous la surface.

 

Résumé des séquences précédentes :

C’est une classe d’enfants de 8 – 9 ans.

Tous ont parcouru à la goulotte des centaines de mètres en variant l’orientation, le sens et les amplitudes, fréquences et modalités de déplacement des mains.

Ils se sont éloignés du bord en se déplaçant en suspension à la perche haute, de face, de dos, de profil.

Ensuite à la perche à fleur d’eau.

Ils n’ont pas encore abordé l’immersion systématique de la tête. 

Dans les images qui suivent ils doivent se déplacer à la ligne d’eau et se croiser.

Pour faciliter la communication et éventuellement les échanges, nous appellerons « V » l’enfant qui lors du croisement passe devant l’autre et « R » l’autre.

 

 

Votre travail d’observation consiste à :

1)  choisir  un enfant

2)  décrire ce qu’il fait (lire les images)

3)  Interpréter son fonctionnement (pourquoi il fait...) ?

4)  de quelle fonction pourrait-on y voir des « préludes »  ou  « structures d’accueil » pour la construction du nageur ?

5) pouvez vous les transposer dans le fonctionnement d’une nage alternée ?

6) Commentaires personnels.

raymond

 

Travaux Pratique Déborah

 

1 - Fille B (Déborah) - Maillot de bain bleu

2 - Décrire précisément ce que l’on voit :

Déborah est accrochée à une ligne d’eau en grande profondeur, les deux mains écartées l’une de l’autre et bien ancrées à la ligne, tête hors de l’eau. Quand sa camarade la dépasse et prend appui sur la ligne qui s’enfonce, Déborah laisse remonter ses jambes écartées tranquillement à la surface. Les jambes sortent de l’eau. Une rentre sous l’eau, puis l’autre, la tête de Déborah s’immerge légèrement. Une fois dépassée, elle effectue des mouvements de jambes amples, alternés et accélérés pour se remettre en position verticale. Pointe de pieds orientée vers le bas lorsque sa jambe tendue se dirige vers l’arrière, pointe de pieds en extension lorsque son genou remonte vers le haut, et ainsi de suite. Quasiment à la verticale, ses mouvements de jambes alternés continues mais ralentissent et se stabilisent dès lors que Déborah retrouve complètement sa verticalité.

3 - Interpréter son fonctionnement, pourquoi elle fait ça ? (But, intention)

Déborah laisse ses jambes écartées remonter tranquillement à la surface, quand sa camarade la dépasse et s’appui sur la ligne qui s’enfonce, ici le phénomène de la poussée d’Archimède agit, le point de poussée est au niveau des fesses de Déborah, ce qui explique la remontée de ses jambes à la surface de l’eau.

Pour vaincre cette pression et retrouver rapidement sa verticalité, Déborah effectue des mouvements de jambes amples, alternés et accélérés pour résister au point de poussée qui est au niveau de ses fesses.

Déborah oriente la pointe de pieds vers le bas lorsque sa jambe tendue se dirige vers l’arrière, et la pointe de pieds en extension lorsque son genou remonte vers le haut, afin de prendre appui sur l’eau et de s’équilibrer pour retrouver sa verticalité.

De plus, Déborah est ancrée à la ligne d’eau et ne s’en détache pas car le corps flottant n’est pas construit. Elle n’a pas encore conscience de l’effet qu’a l’eau sur son corps.

4 - De quelles fonctions pourraient-on y voir les préludes pour la construction du nageur ?

Corps flottant

Déborah est en grande profondeur - perte des appuis plantaires - passer de l’appui solide à l’appui fuyant
Déborah
immerge légèrement sa tête - être capable de s’immerger partiellement puis totalement Déborah laisse ses jambes écartées remonter tranquillement à la surface - capacité à se laisser remonter sans rien faire - action de la poussée d’Archimède

Corps projectile

Déborah se stabilise en position verticale - être capable de maintenir une posture - conserver l’alignement

Corps propulseur

Déborah effectue des mouvements de jambes amples, alternés et accélérés - enchaînement d’action lui permettant de se rééquilibrer (corps propulseur)

Les principes d’actions sont commun à tous, que ce soit du nageur débutant au nageur confirmé, et à toutes les nages.

5 - Pouvez-vous les transposer dans une nage alternée ?

Nous retrouvons ce « schéma » dans les nages codifiées qui sont le crawl et le dos où les bras servent à se propulser, se déplacer, de manière alternative (fille A en l’occurence) et où les jambes ont une fonction d’équilibration, de stabilisation.

De plus, plus on augmentera la vitesse des bras, plus les jambes s’accéléreront elles aussi, du fait du déséquilibre important provoqué par les bras.

D’ailleurs, l’on observe bien ce phénomène sur la vidéo : Déborah subit un déséquilibre important causé par le dépassement de sa camarade, elles accélèrent donc ses mouvements de jambes pour vaincre ce déséquilibre et se stabiliser.

6 - Vos commentaires personnels

Les coordinations ne s’apprennent pas et sont innées. Quand on marche pour aller vers l’avant, les jambes fonctionnent de manière alternative, les bras balancent également de la même façon lorsque l’on marche vite. Fonctionnement naturel.

Si la coordination était de marcher les deux jambes simultanées et les deux bras alternés, Déborah aurait certainement pas fonctionné de la même manière. On aurait sans doute observé des mouvements de jambes simultanées pour qu’elle retrouve sa verticalité.

C’est comme si on sautait à pieds joints, vers l’avant, de plus en plus vite, et qu’on s’équilibrait avec les bras alternés, ce n’est pas naturel et pas simple... (J’ai essayé) Pareil si nous voulions aller vers l’arrière de cette façon.

Déborah agit de cette manière naturellement, même si elle n’est que débutante.

Christelle

 

 

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