Pédagogie

"la pédagogie ne consiste pas à demander mais à obtenir"

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Encore quelques sages prescriptions pour la construction du nageur

Suite aux questions de F.

 

? (La diminution du nombre de coups de bras est-elle un gage d’une meilleure performance.)

Joël de Rosnay nous invite à « s’élever pour mieux voir » = prendre du recul ; « relier pour mieux comprendre » = considérer l’interaction des éléments de l’ensemble ; « situer pour mieux agir » = bien situer l’élément sur lequel nous intervenons et en évaluer les conséquences.

Si un nageur parcourt une distance en battements seuls il réalise zéro coup de bras. En conclura-t-on qu’il est performant ?

De plus, ce genre de travail (diminution et/ou moins de coups de bras possible) est-il judicieux pour des nageurs jeunes (11- 13 ans) ?

Incontestablement OUI ! Encore faut-il que ce travail ne soit pas exclusif. Pour ma part et particulièrement en début de saison j’attacherais beaucoup d’importance à la régularité d’allure sur le 1500m. , le 800 chaque moitié étant parcourue dans le même temps. Vérifier les solutions ventilatoires adoptées !

Lire la suite : Encore quelques sages prescriptions pour la construction du nageurl’inutilité de travailler avec les coups de bras pour des enfants… Qu’en pensez-vous ?

Que signifie « travailler les coups de bras » ? Quelles tâches ? Qu’entend-t-on par « enfants » ? Et à quel niveau de construction ?

De temps à autres pour les plus évolués, (tous les 2 mois) je les confronterais au « record du monde » (voir sur le site celui de Bruno Mazure).

La diminution du nombre de coups de bras est un indicateur du bon rapport entre les accélérations et les freinages à l’intérieur de chaque cycle de nage.

raymond

 

 

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Quelques sages prescriptions pour la construction du nageur débutant ou évolué

Suite aux questions de F.

 

Bonjour F.

Tout d’abord, je souhaite vous remercier pour ces questions pertinentes.

Est-il judicieux de faire travailler un seul élément sur une certaine période en début d’année ?

Il me semble important de situer le problème en fonction du niveau de construction du nageur. Si la construction du projectile concerne le débutant qui vient de construire le « corps flottant », il me semble souhaitable de n’envisager la propulsion que lorsque l’élève aura réalisé les entrées dans l’eau en plongeant, et en conservant sa posture jusqu’à la remontée en surface bras dans le prolongement du corps et tête sous les bras.

Si l’on envisage un nageur plus évolué, et cela semble être votre cas, on ne peut dissocier le « projectile » du « propulseur » l’exigence posturale concerne l’alignement, l’immersion et la relative indéformabilité du corps. Si vous travaillez, par exemple la diminution des « coups de bras », la diminution de la vitesse en fin de chaque cycle doit être compensée par une accélération plus intense pour maintenir la vitesse moyenne requise. C’est ainsi qu’à l’insu de l’entraineur un jeune nageur Italien est devenu champion du 200 libre des moins de 14 ans dans son pays. Vous pouvez imaginer alors « Un travail purement technique sur ce thème là et sur les quatre nages »

Lire la suite : Quelques sages prescriptions pour la construction du nageur débutant ou évolué

Y a-t-il un intérêt de passer du temps sur la propulsion si le niveau de construction précédent (ici le projectile et donc minimiser au maximum les freins) n’est pas totalement acquis ?

Il me semble important de distinguer l’exclusivité et la relativité. Mettre l’accent sur le projectile n’implique pas abandonner le propulseur.

Il faut effectivement « raison garder ». Lorsque la qualité de nage se dégrade, il semble superflu de poursuivre la séquence. Rechercher une quantité de qualité semble souhaitable.

« Nager moins pour nager mieux. » ? Vous semble-t-elle justifiée pour des jeunes ou même pour des nageurs élite ?

Comment ne pas partager cette sage prescription ?

 

Merci et bien cordialement. N’hésitez pas à questionner si ce qui précède ne vous aide pas.

raymond

 

 

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Les tests de Ecole de Natation Française ( détournent les enseignants de la matière qu'ils doivent enseigner )

L’auberge espagnole qui détourne des fondements didactiques spécifiques que nous devrions faire pour chaque discipline

La natation course, la natation synchronisée, le water polo et le plongeon ont été regroupés en une seule et même fédération de natation. On peut penser que la raison de ce regroupement provient du fait que ces disciplines se pratiquent dans le même substrat, l’eau en grande profondeur (l’élément liquide n’étant que le substrat de réception du plongeur).

Les courses en athlétisme, la danse classique, le handball et la gymnastique sont des disciplines qui font partie de fédérations distinctes bien qu’elles se pratiquent toutes sur la terre ferme. Force est de constater que nous n’observons pas de rapprochement à des fins « pédagogiques » entre les courses, la gymnastique, la danse et le handball alors que ces disciplines partagent le même substrat.

Dans les faits, quand des rapprochements à des fins pédagogiques interdisciplinaires s’opèrent ils sont dictés par la nature de l’activité. De nature acrobatique le plongeon et la gymnastique ; de nature artistique  la natation synchro et la danse. Un rapprochement entre water polo et handball ne serait pas surprenant, ce sont deux disciplines de même nature : concevoir des stratégies plus rusées que celles imaginées par l’équipe adverse pour marquer un plus grand nombre de buts.

En revanche nous ne devrions pas observer de rapprochement pédagogique entre les courses en natation (locomotion dans l’eau) et les courses en athlétisme (locomotion sur terre). Deux locomotions de nature différente et dont les principes d’action sont différents (principes d’action soumis à des lois de la physique différentes liés aux substrats).

Le concept pédagogique de « pluridisciplinarité » qui mêle natation, natation synchronisée, water-polo et plongeon sur lequel se fonde les tests E.NF fait perdre un temps précieux aux apprenants mais surtout détourne les enseignants des fondements didactiques de la discipline qu’ils doivent enseigner rapidement et efficacement à tous les élèves : la natation.

« Toutes les dimensions des pratiques institutionnelles (natation synchronisée, plongeon, water-polo) s'offrent à l'enseignant dont la référence se limite aux aspects formels. Est-il préférable d'opter pour une telle diversification ou pour une différenciation dans la natation (locomotion dans l'eau), très riche et porteuse de possibilités ultérieures d'intégration dans les disciplines associées ? » (R.C.)

 

Centrer les enseignants sur les fondements de la natation 

Un chercheur français spécialiste de l’éducation, Philippe MEIRIEU nous donne un précieux conseil :

« Il est nécessaire que les enseignants aidés par les didacticiens fassent et refassent un effort pour clarifier les enjeux de leurs pratiques, trois questions fondatrices doivent, à mon sens, structurer cette réflexion :

« Qu’est-ce qui vaut la peine d’être enseigné ? »

« Qu’est-ce qui est enseignable dans ce qui vaut la peine d’être enseigné ? »

« Quelles sont les conditions pour que l’enseignable soit véritablement enseigné ? »

Il se trouve que le didacticien de la natation, Raymond CATTEAU a répondu à ces questions fondatrices et nous propose un modèle théorique de fonctionnement du nageur et un plan de construction du nageur remarquablement efficace.

 

Proposition : passer des tests ENF aux « six niveaux de construction du nageur »

Lire la suite : Les tests de Ecole de Natation Française ( détournent les enseignants de la matière qu'ils doivent enseigner )Un entraîneur compétent doit pouvoir repérer le niveau d'action du nageur entraîné et percevoir ce qui fait précisément obstacle à ce nageur  pour passer à un niveau d'action plus efficace et non pas proposer une diversité de choses en espérant que l'une d'entres-elles le fera bien progresser.

Ce que propose un entraîneur doit être ciblé (pour tel nageur je vise telle transformation et pour cela je propose telle tâche) nous ne devons pas laisser croire que la pédagogie procède en faisant tout et n’importe quoi, n’importe quand.

« Les six niveaux de construction du nageur » proposent d’accompagner l’élève à franchir les obstacles imposés par les lois de la nature afin que l’élève devienne nageur et toujours meilleur nageur.

Ces six niveaux de construction s’appuient sur le modèle théorique de fonctionnement du nageur « corps projectile et propulseur ». Le modèle théorique de fonctionnement du nageur permet de définir des principes d’action. Il devient dès lors possible de repérer des niveaux d’action.

Le plan de construction du nageur en six étapes permet à l’enseignant de concevoir en connaissance de cause le cheminement pédagogique qui va permettre à l’élève de se construire en nageur efficace.

Le nageur pourra ensuite mettre à profit ce qu’il aura construit - une locomotion dans l’eau efficace - dans les autres disciplines aquatiques.

 

Marc (mars 2017)

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A propos de « MODELE THEORIQUE »

 

Sachant l’intérêt porté au développement de la natation et singulièrement à la construction du nageur performant, des amis ont eu la gentillesse de me communiquer un document fédéral récent émanant de son service Recherche destiné, par vocation, au plus grand nombre. Il est présenté sous forme de diaporama.

 

Une curiosité attisée par l’évocation des thèmes, la première lecture m’interpelle en plusieurs points et dans l’ensemble me déçoit.

Il me semble, en effet, que la recherche doit s’accommoder des règles de la pensée rationnelle dont la première consiste à définir ce dont on parle le plus exactement et le plus complètement possible.

Certes il peut y avoir des « définitions personnelles » lorsqu’un thème est inédit. La polysémie du terme « modèle » nous invite à interroger la sémantique.

Le Petit Robert nous propose un premier sens : « ce qui sert ou doit servir d’objet d’imitation pour faire ou reproduire quelque chose » il s’agit d’un objet sensible (accessible à nos sens) concret, immédiat, présent, voire présenté.

Le sens n° 7 « représentation simplifiée d’un processus, d’un système » va impliquer une activité mentale de quelque chose à construire qui n’est pas donné au départ, à imaginer, à se représenter, donc abstrait.

Lire la suite : A propos de « MODELE THEORIQUE »L’exemple le plus souvent cité pour évoquer la réalisation d’un modèle théorique est celui du passage du géocentrisme (la Terre au centre du monde) à l’héliocentrisme (la Terre devenant une planète du système solaire parmi les autres).

Lire la suite : A propos de « MODELE THEORIQUE »

On doit à Kepler puis Copernic la construction du modèle théor
ique
(la Terre tourne sur son axe et autour du soleil) expliquant le concret, le visible : le Soleil tourne chaque jour autour de la Terre. Au-delà de l’alternance des jours et des nuits (le réel), il rend compte de la succession des saisons.

Il semble désormais nécessaire de distinguer modèle concret et modèle théorique. Le premier s’accommode de descriptions, le second exige une construction.

Le processus implique une construction faisant appel aux sciences de l’homme et à la biomécanique ; il doit en outre rendre compte du fonctionnement.

 

Le modèle présenté par le service Recherche de la FFN n’est pas un modèle théorique.

Il ne part pas de la fonction du plongeon de départ dans les épreuves de nage ventrale : dans le temps le plus réduit (à partir du signal de départ), pénétrer dans l’eau le plus loin possible selon un angle compatible avec le retour vers la surface et la reprise règlementaire de nage.

Cela implique la plus grande vitesse possible d’éjection (décollage) et d’arrivée au contact de l’eau

Le « modèle » proposé nous dit ce qui se fait par la majorité actuelle des meilleurs nageurs en ignorant les lois de la balistique, de la mécanique. Il n’échappe pas au concret, bien qu’il soit fictif, en tant que moyenne de ce qui est réalisé par l’échantillon. De plus le geste du nageur est largement conditionné par la structure du plot de départ récent et dont toutes les piscines ne sont pas équipées. Comment pousser efficacement de la jambe arrière sans la plaque ?

 

Le réel, nous dit Bachelard, n’est jamais ce que l’on croyait savoir mais ce que l’on aurait du penser. La première procédure de la pensée scientifique remplace la description par l’équation, la dénomination par le rapport, la qualité par la quantité.

Tout phénomène est un tissu de relations, toute substance est un complexe d’attributs.

 

Autre singularité s’inscrivant en faux par rapport à la démarche scientifique : Il appartient à l’entraineur de se construire un modèle théorique personnel. Imagine-t-on qu’il puisse y avoir autant de modèles théoriques du système solaire qu’il y a d’astronomes ?

C’est encore Piaget qui nous dit que le travail de formalisation est l’œuvre du théoricien mais la structure (qu’il met en évidence) est indépendante de lui.

Le modèle théorique est singulier et pour être validé, soumis à l’épreuve des faits !

Ce que nous cherchons à comprendre c’est le fonctionnement du nageur et à travers le modèle théorique qui en rend compte, la proposition d’une didactique répondant à la question : comment construire le nageur pour le rendre performant, avec des étapes qui sont autant de « passages obligés ».

Explicitement (diapo n° 5) l’auteur nous dit qu’elle alimente la réflexion avec des prestataires et des universitaires. Où se trouve donc la majorité des formateurs et entraineurs ?

Leur fonctionnement est pourtant à identifier et caractériser.

Pour F. Tochon, le discours théorique est un discours idéal et décontextualisé… la réflexion sur la pratique n’a rien d’un savoir universitaire. Ce dont on a besoin c’est d’une réflexion contextualisée en situation.

 

Si ces quelques lignes déclenchent chez nos lecteurs l’envie de participer à une analyse critique (dans le bon sens du terme) d’autres parties du document particulièrement contestables, nous poursuivrons la lecture armée de ce document. Nous souhaitons également et prioritairement qu’ils expriment leur point de vue.

raymond

 

 

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Des obstacles épistémologiques et autres

 

Empirisme : Est empirique ce qui ne s’appuie que sur l’expérience (la pratique courante) ; ce qui reste au niveau de l’expérience spontanée et commune, l’empirisme n’a rien de rationnel ni de systématique.

Autorité : confiance, obéissance imposées, supériorité de mérite, de séduction, sans tolérer de discussion, sans consulter personne .

 

Histoire : à l’échelle du temps, la natation sportive en est à ses débuts. (environ un siècle).

  • 1928 J. WESSMULER le meilleur nageur du monde de l’époque nage le crawl tête hors de l’eau

  • 1933 Des nageurs japonais immergent leurs têtes jusqu’aux sourcils en crawl. Apparition de « la brasse papillon » dans une épreuve de brasse puis du « papillon »

  • 1976 des nageurs immergent leurs têtes en dos et en crawl

 

Evolution du record du Monde 100 NL hommes et femmes :

  • 1935 : 56’’6 1’04’’6

  • 1945 : 55’’9 1’04’’6

  • 1955 : 54’’8 1’04’’6

  • 1965 : 52’’9 58’’9

  • 1975 : 50’’5 56’’2

  • 1985 : 49’’2 54’’7

  • 1995 : 48’’2 54’’0

  • 2005 : 47’’8 53’’5

  • 2015 : 46’’9 52’’0

 

Les efforts de rationalisation de la pratique de la natation et d’explication de son fonctionnement n’en sont qu’aux balbutiements.

  • 1965 « E.R.P » et première « structure rythmique » du nageur

  • 1975 « E.R.P + Information » R. CATTEAU après conférence de J.PAILLARD

  • 1977 « Digne dingue d’eau » film sur la pédagogie de la natation de

  • 1979 Etude FSGT « Comment les hommes construisent la natation ? » A. CATTEAU et Y. RENOUX

  • 1990  Modèle théorique de fonctionnement du nageur « Corps projectile propulseur »

 

Science:

1) savoir faire que donnent les connaissances, l’expérience, l’habileté

2) ensemble des travaux d’une valeur universelle ayant pour objet l’étude des faits et de relations vérifiables, selon des méthodes déterminées (observation, expérimentation, hypothèse, déduction).

Ou pseudo science : si l’aventure de la théorie de la portance avait été consciente ce serait une supercherie ; de toute bonne foi (paralogisme) des auteurs sont tombés dans le piège de l’oubli, de confusion, de référentiel, attribuant ainsi au nageur des mouvements qui n’étaient pas les siens. Ces auteurs ont commis l’imprudence de tirer des conclusions mécaniques de la cinématique qui exclue toute causalité. Très curieusement cet égarement théorique n’a entrainé aucune modification repérable des pratiques.

Où en sont actuellement les « sciences » de la natation ? Quels rapports avec la « recherche » ?

 

Expérimentation : triomphe de la pensée spéculative !

Décisions arbitraires, en dehors de toute expérimentation, telles celle mentionnée par le collègue signalant l’obligation de test sur 50 m. jambes seules en Allemagne, ou encore chez nous le passage obligé par les tests ENF pour accéder à la pratique sportive.

 

Evolution technique : elle est fort heureusement le fait des nageurs et non des entraîneurs qui en justifient a postériori la pertinence.

Lire la suite : Des obstacles épistémologiques et autresLa brasse sous la surface (brasse coulée) s’est révélée très tôt plus rapide. Son usage en a été autoritairement et rapidement limité en compétition. Avant que cette solution soit généralisée à toutes les nages, ce sont les nageurs qui les ont mises en œuvre. Malgré l’opinion de très nombreux entraineurs préconisaient de « déjauger » !

 

Aux J.O. de Montréal, Matthès est favori dans les épreuves de dos en nageant selon ce principe à la mode mais ce sera Naber, plus immergé et plus à plat qui gagnera.

 

Désormais, dans tous les modes de nage les meilleurs nageurs s’immergent.

 

La règle du plus grand nombre : « La raison du plus fort est toujours la meilleure » nous dit La Fontaine dans une fable.

« tout le monde le fait, donc…. ! » argumente un entraineur, cela doit avoir une utilité (sic).

On le mettrait en difficulté si on lui demandait : quelle utilité ? On se trouve en présence de croyances et non de connaissances.

Les méthodes actives en éducation se révèlent particulièrement performantes, les faits le prouvent. Elles n’en sont pas moins très minoritairement en usage. La raison est qu’elles demandent de la part des enseignants une formation bien plus poussée. (Piaget).

 

La résistance au changement : on la connait assez fréquente chez les personnes âgées mais elle se repère également (paresse intellectuelle ou attachement à un dogme) chez des sujets plus jeunes se satisfaisant d’un modèle qui les a fait fonctionner jusqu’à présent. S’approprier un nouveau modèle intégrant en le dépassant le précédant ne suscite pas chez eux le besoin ou l’envie de l’expérimenter.

 

Entraineur imitateur - Entraineur innovant.

De l’aveu de très nombreux entraineurs, ce qui constitue le contenu de leurs séances est largement conditionné par les exercices qu’ils ont eux-mêmes vécu lorsqu’ils étaient nageurs, puis ce que font leurs collègues, vient ensuite ce qu’ils peuvent trouver sur internet et en dernière analyse ce qui est suggéré dans des ouvrages techniques. Nous ne ferons pas référence aux « moutons de Panurge » mais nous ne pouvons pas qualifier de connaissances ce qui, dans ces conditions guide leurs actions.

Il faut également admettre que de nombreux nageurs se transforment malgré leur entraineur en fonction des contraintes des situations et de la recherche de l’économie.

L’entraineur innovant s’est construit une représentation de la façon dont ses nageurs devraient fonctionner. Que ce soit par démarche tâtonnante ou en référence à un modèle théorique, ils suivent ou modifient leur projet en fonction de l’observation de l’évolution ou l’analyse des transformations observées.

Nous postulons qu’ils devraient être les entraineurs de demain.

 

Formation des entraineurs et des cadres techniques :

Comment et sur quelles bases est-elle organisée ? Ou tout simplement absente !

En conséquence : extrême diversité des niveaux d’intervention, d’autorité, de connaissances.

Nous savons qu’une formation efficace commence par une pratique. Par un travail en commun pour résoudre les problèmes rencontrés par les nageurs entrainés.

Une pratique « théorisée », fondée et justifiée s’ouvre vers des dépassements, de l’innovation et de l’expérimentation.

Pour former les nageurs de demain il faut également former sur de nouvelles bases les entraineurs de demain.

raymond

 

 

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