Didactique

"c'est l'option pédagogique qui détermine la nature des contenus à enseigner"

0
0
0
s2smodern

Suite à la question de Julien:

La question qui me vient a l'esprit est le mouvement d'hélice en crawl qu'on voit chez bon nombre de nageurs de haut niveau, Est ce que enclencher cette hélice très tôt et de manière très marquée donne une propulsion plus importante ( dû je pense a une surface d'appui plus importante), ou bien est ce que cela permet juste un roulis des épaules plus prononcé?

 

Cause ou effet

Il y a des idées qui ont la vie dure !

Il y a des études qui se prétendent scientifiques et qui portent sur des détails de certaines apparences.

Encore une fois il s'agit d'une trajectoire : celle de l'extrémité des doigts filmée à partir de 3 caméras situées dans les différents plans de l'espace.

Vue du dessous, et par rapport à un référentiel egocentré, (point fixe arbitraire pris sur le sujet) l'extrémité des doigts décrit dans sa trajectoire sous-marine une suite de points dits en S. Et non un segment de droite orienté avant-arrière.

Cette trajectoire est la conséquence d'une orientation de l'avant-bras et de la main favorable à la poussée de l'eau dans leur déplacement avant-arrière dans le plan sagittal vertical contenant l'axe de déplacement du nageur.

Pour atteindre cette orientation favorable, la main s'est déplacée vers l'arrière plus vite que le coude, d'ou ce repère dit "du coude haut et avancé" cher à Counsillman.

Rechercher cette trajectoire systématiquement serait tomber ou retomber dans la pédagogie du mouvement.

Si le nageur cherche à pousser de grandes masses d'eau derrière lui, la conséquence du geste réussi sera précisément que ses mains seront amenées à suivre cette trajectoire en forme d'hélice.

Ne pas confondre cause et effet.

Effectivement la surface d'appui sera alors importante.

raymond

 

0
0
0
s2smodern
0
0
0
s2smodern

Suite à la considération de Julien à propos d'un nageur:

Son record c'est 27.8s et sur 100m 1min1s et il n'a jamais fait de 1500m et n'est pas habitué sur des distances excédent 200m (ce n'était pas moi l'entraineur avant!!!)

... il s'entraine depuis dix ans, et ces temps ne sont pas cohérent, 5min30 au 400m alors qu'il devrait faire 4min30, et je ne parle même pas du 1500m qui est catastrophique (25 a 26 min), alors qu'on est en fin de saison. depuis qu'il est jeune il a été mis sur le sprint, abération!!!

 

Construction équilibrée

Il ne semble pas tout à fait normal qu'un nageur de compétition n'ait jamais nagé de distances longues, pour avoir des chances de disposer de la réserve d'énergie indispensable aux meilleurs chronos.

La période hivernale est considérée comme la plus propice au travail de distance à intensité sub-maximale.

Le guide de l'entraînement de Claude Lepage propose des zones de travail à partir d'une mise en relations des performances sur 100 (vitesse de référence) et 1500.

à titre anecdotique : Michel Rousseau qui fut un de nos meilleurs sprinter avait également établi un record de distance nagée en 24 heures.

La longue distance n'est pas incompatible avec le sprint.

...

Je m'étais hasardé à une proposition bien que n'étant pas expert en entraînement.

Ce qui est préoccupant c'est le déséquilibre de la construction.

Ce qui est inquiétant c'est le nombre d'années passées à ce type d'entraînement.

les dés sont-ils pour autant jetés ?

Personnellement je tenterais avec le plein accord et l'information de l'intéressé un rééquilibrage en faisant l'impasse d'une année de confrontation, en travaillant délibérément la ventilation et la distance.

Il ne s'agit pas de critiquer la personne qui s'est engagée antérieurement et probablement de bonne foi, mais mal ou peu informée.

Cela me fait penser à des études physiologiques sur l'animal montrant qu'un travail à 100% exclusivement n'avait aucun effet sur le développement cardiaque mais en revanche développait les surrénales .

Un travail prolongé à 70% de l'intensité maximale exclusivement apportait un maximum de developpement cardiaque et était pratiquement sans influence sur les surrénales.

Quelques cas isolés sur l'homme (autopsie d'un sprinter à pied confirmait ces données).

Rééquilibrer fondamentalement l'entraînement me semble une piste à explorer et participerait de l'attitude expérimentale dans les stratégies d'entraînement.

D'autres voies sont-elles préférables ?

Bonne chance !

raymond

 

0
0
0
s2smodern
   

Login Form