Didactique

"c'est l'option pédagogique qui détermine la nature des contenus à enseigner"

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Suite à des questionnements à propos de la ventilation :

 

VENTILATION

Il est exact que le passage de l’apnée aux bonnes solutions ventilatoires ne se fait pas spontanément.

En ce moment je m’occupe d’une personne de plus de 50 ans qui présente les mêmes réactions et tient les mêmes discours que vos élèves, à propos de l’eau qui entre dans le nez ou qu’elles déclarent boire.

...

Le problème consiste surtout à tout expirer (vider) avant de remplir. Et au moment de remplir d’avoir la tête tournée et non relevée tout en conservant l’horizontalité et l’immersion du corps à l’horizontale.

Les tâches suivantes apportent des transformations intéressantes.

L’objectif est de déclencher une CADENCE (succession) d’inspirations suivies immédiatement d’expirations ; expirations têtes dans l’eau, sortir la tête pour reprendre l’air et la replonger immédiatement pour souffler à nouveau et ainsi de suite. Cela peut se faire en marchant en petite profondeur. (Pour se concentrer sur la continuité des échanges). Il faut assimiler dans l’eau l’alternance inspiration-expiration.

J’ai aussi utilisé une succession d’immersions-émersions à la verticale, en eau plus profonde (environ la profondeur de la taille des personnes).

Pour conserver la verticale, se repousser avec force du fond du bassin pour sortir le tronc de l’eau le temps de l’expiration et retomber en immersion le temps de l’expiration totale et rebondir ainsi une dizaine de fois.

Ensuite en nageant réaliser une série d’échanges sur un nombre impair de coups de bras (nécessaire à l’expiration complète). Pour prendre l’inspiration sortir de l’eau le bras (membre supérieur) qui se trouve devant (petit arrêt sans conséquence dans la propulsion) pour mieux tourner la tête (venir prendre l’air le menton collé à l’épaule du bras resté en arrière) sans la relever. Replonger la tête dans l’eau immédiatement après l’inspiration pour reprendre la nage.

Il est normal que l’acquisition de cette nouvelle modalité prenne du temps, puisque dans l’eau on utilise une expiration active (en quelque sorte volontaire) alors que sur terre elle est passive, automatique et non consciente.

Ensuite les conditions de continuité de la nage et de logique de sa propulsion intègreront un temps d’apnée entre l’inspiration et l’expiration par processus d’accommodation. On aura atteint le stade de la ventilation spécifique du nageur.

raymond

 

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Record du monde: GENESE

 

En toutes choses, considérer le point de départ et le développement, est de nature à éclairer la ou les problématique(s).

L'idée de ce record est née en Italie lors d'un stage à Conegliano, il y aura bientôt une vingtaine d'années.

Lors de la construction de séances à animer par les stagiaires, il avait été convenu que dans toutes lignes d'eau (des nageurs les moins évolués aux plus performants) une séquence serait consacrée à connaître pour chacun, le nombre minimal de cycle de nage pour parcourir 25 m.

Naturellement le départ se prenait dans l'eau pour privilégier la quantité de travail et le nombre d'essais n'était pas limité.

Gabriele très attentif vint alors me dire que dans la ligne d'eau des meilleurs on avait réussi 4 cycles.

Je décidais alors d'arrêter tout le monde pour venir vivre en direct la rédition de l'exploit.

Et le nageur réussit à gagner à nouveau un cycle.

L'idée me vint alors immédiatement d'utiliser le départ plongé pour réaliser un record qualitatif : un départ, un seul cycle de nage et parcourir 25 m. record du monde en ce sens que l'on ne pouvait faire moins qu'un cycle.

La tentative faillit bien réussir en fin de séance, mais il manquait deux mètres environ.

Il fallut attendre le XXI siècle, pour qu'au cours d'un stage organisé à Dijon, Jean-Christophe SARNIN réussisse l'exploit filmé

et archivé en 34 secondes.

Cette "piste de travail" me semble avoir eu des retombées fécondes et j'aimerais avoir (en Italien) le sentiment de Gabriele qui m'annonça l'année suivante qu'un de ses nageurs avait été couronné champion d'Italie des moins de 14 ans sur 200 m. libre, en me le présentant.

Les leçons de cette période sont-elles à retenir ?

D'autres tentatives ou d'autres pistes peuvent être évoquées et des réflexions se manifester !

raymond

 

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SOMME ou STRUCTURE ?

Lors d'un cours de formation de BEESAN, notre ami Thierry a eu l'idée de me présenter à ses élèves en les incitant à poser des questions.
La
plus inattendue fut "pourquoi le corps flottant" ?
F
ormé dans la tradition du siècle dernier cet intervenant avait appris directement les mouvements d'une nage, puis armé ou boudinné de flotteurs, s'était déplacé à la surface de l'eau en y reproduisant les mouvements qu'il avait assimilés.
Q
ue venait donc faire cette séquence préalable dite de construction du "corps flottant"?
N
'était-ce pas une perte de temps ?
I
l ne pouvait comprendre qu'une chose essentielle était en jeu : celle de la perception de l'action de l'eau sur le corps ; celle de l'acceptation du nouvel équilibre (stable selon la physique) complétement différent du seul qu'il connaissait préalablement et qui continuait, à son insu, à le faire réagir de façon inadéquate lorsqu'il se trouvait dans l'eau.
C
hez ces “baigneurs" une grande partie de l'énergie se trouve dépensée pour sortir de l'eau en permanence certaines parties du corps (la tête principalement).

Durant le séminaire, le nombre réduit de séances de perfectionnement consacrées aux stagiaires n'a pas permis d'accorder la même durée aux différentes nages.
Le
tronc commun des nages simultanées, la posture qui les réunit : ce sont les ondulations ou plus simplement la succession ininterrompue des entrées dans l'eau et des sorties de l'eau ; la mobilité de la tête remplaçant sa stabilité recherchée dans les nages alternées.
C
'est en partant de cette posture que viennent se greffer les poussées de jambes pour la brasse.
Quelqu'un
nous dit que cela est "hybride" et risque si elle est construite n'importe comment à poser quelques problèmes de genoux ajoute-t-il.
Il
est vrai que la poussée rétrograde des pieds et jambes suppose une organisation peu "terrienne" des segments cuisses, jambes pieds.
C
ela se réalise sans dommages pour les membres supérieurs lorsque le segment proximal (le bras anatomique) se porte en rotation interne et que le segment distal (avant-bras et mains) se positionne en rotation externe pour orienter convenablement et durablement la pale pour pousser l'eau vers l'arrière.
S
ans un minimum de souplesse de toutes les articulations du membre inférieur, ce type de poussée de masses d'eau n'atteint pas son efficacité.

L
a natation est "une". Comment pourrait-il y avoir des principes différents pour organiser une locomotion dans l'eau selon qu'elle se réalise par actions alternatives ou simultanées de ses propulseurs ?
P
our information, lors d'un stage, dans les années 80, des filles de 11 - 12 ans ont nagé plus de 3 km en nage respectant la structure du dauphin, à savoir immersion de la tête avant le retour des bras en avant. Dernière remarque, les différentes modalités de nages ne se construisent pas les unes après les autres, mais de préférence conjointement.


L
e mode de pensée traditionnel incite à envisager les choses de manière isolée y compris lorsqu'elles font partie intégrante d'un ensemble.
O
n entend encore trop souvent évoquer l'apprentissage, suivi d'un perfectionnement lequel précède l'entraînement.

L'apprentissage se voit à son tour découpé pour introduire une familiarisation ou séquence préalable. La formation du nageur s'inscrit dans un continuum, une suite de stades et les découpages sont toujours artificiels.
Pour éviter de considérer les progrès selon un processus additif il faut envisager des niveaux de structuration qui procèdent chacun de celui qui précède et rendent possible celui qui suivra.
D
ans cet esprit, la notion de passages obligés n'en reste pas moins utile pour trouver des repères dans la construction du nageur jamais achevée.
D
ans la pratique "le nager juste" va se combiner avec le "nager loin" et ce dernier rendre possible le "nager vite" en raison de contraintes physiques, physiologiques ou psychologiques rencontrées par le formateur sans que jamais un de ces thèmes puisse disparaître de ses préoccupations.

raymond

 

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Suite à la question de Julien H.:

Quelles tâches proposez-vous pour le cas suivant :

- nageur débutant de 8 ans
- marque un temps d'arrêt aux cuisses en nageant le crawl
- avec la tâche ci dessous il marque un temps d'arrêt aux cuisses et non au dessus de la tête :
glissée ventrale puis tourner les bras sans
respirer

Ce temps d'arrêt est très marqué lorsqu'il respire sur des distances plus longues. Pour autant il est capable de nager 10min en crawl sans s'arrêter.

Sportivement.


Temps d'arrêt aux cuisses

 

Etonnante est la question de Julien en date du 8 mai.
Ce thème a nécessairement été abordé au cours de son passage à Dinard lors de sa formation.
Il l'est à chaque cession et renvoie aux "coordinations".
Il a été évoqué à plusieurs reprises dans ce site.
Ce comportement typique du terrien dans l'eau se trouve chez beaucoup de débutants et correspond à la position de moindre tension des muscles moteurs du membre supérieur.
Les coups de bras semble,nt se déclencher isolément.
La coordination qui habituellement lui fait suite voit les bras fonctionner en opposition.
Dans le haut niveau les membres supérieurs sont amenés à agir en relative indépendance dans les nages alternées pour respecter les différences de résistance offertes par l'eau et par l'air.
Le bloc fonctionnel en question est facilement dépassé pour peu que le débutant s'astreigne à certaines tâches.

 ...

Construire une référence rythmique me semble devoir être le complément de l'organisation en "projectile" systématisant jusqu'à le rendre "banal" l'arrêt des bras dans le prolongement du tronc dans tous les modes de nage.

Il est déjà apparu que le prolongement de la phase projectile entraînait, avec la diminution de la vitesse,la nécessité de redonner plus d'accélération.
Dans la succession de temps forts et de temps faibles caractérisant l'activité "cyclique" les justes rapports de durée et d'intensité caractérisent le meilleur rendement ou ce que nous appelons le haut niveau de fonctionnement.

Une tâche très structurante consiste, en nage dorsale simultanée, à déclencher l'accélération dans la poussée des masses d'eau sous les cuisses et revenir très rapidement dans le passage aérien pour glisser, mains immergées, entre chaque cycle.
Naturellement la quantité d'action se révélera déterminante pour que ce rythme fondamental s'inscrive comme logique de fonctionnement dans la nage alternée.
puis dans toutes les nages.

raymond


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In seguito alla domanda di Julien :

Quali proposte fareste per lavorare sulla spinta delle braccia ?

E in seguito all'osservazione di Raymond :

Sul tema « spinta delle braccia » avrei preferito la definizione « utilizzare con efficacia i propri propulsori ».

 

Utilizzare con efficacia i propri propulsori

Azzardo l'esposizione di una mia opinione, o perlomeno di un modo di procedere, sottoponendola con piacere al vaglio delle vostre critiche.


Innanzitutto più che preoccuparmi degli "appuis des bras" la mia attenzione si concentra maggiormente sull'efficacia dell'azione locomotrice, questo almeno in un primo momento; solo in una seconda fase cercherò di ottenere il miglior rendimento della stessa.


Il presupposto essenziale perché si possa procedere alla costruzione di un efficace azione propulsiva è che siano state acquisite le tappe imprescindibili del "corps flottant" e del "corps projectile". A questo punto mi sembra che nella ricerca di un'azione propulsiva efficace, e dunque, se vogliamo, degli "appuis des bras", emerga una serie di problemi di diverso tipo ma ugualmente importanti:


1.il mantenimento della postura nell'esercizio dell'azione propulsiva

2.la direzione della spinta

3.la capacità di utilizzare la maggiore superficie dell'arto per spingere l'acqua

e poi

4.l'integrazione della ventilazione affinché l'autonomia della locomozione non sia vincolata alla capacità di apnea

5.la ricerca dell'esercizio di forze crescenti per l'ottenimento del miglior rendimento

 

A titolo puramente esemplificativo indico alcune attività che abbiamo proposto durante il seminario, quando il livello di evoluzione del gruppo lo ha consentito, e anche alcune attività che avremmo voluto proporre avendone il tempo e la possibilità.


Per il mantenimento della postura nell'esercizio dell'azione propulsiva:

attività in apnea, in seguito al tuffo di partenza o agli scivolamenti, con ricerca di ampiezza e lentezza della bracciata, facendo particolare attenzione alla stabilità della postura e soprattutto alla posizione del capo.


Per la direzione della spinta:

tutte le attività di costruzione dei punti di riferimento, come abbiamo personalmente sperimentato, lente, simmetriche, simultanee e negative; con particolare attenzione alla “costruzione dei piani”, alla “costruzione del “dietro” e alla disambiguazione del concetto stesso di dietro nel rapporto tra esperienza terrestre e acquatica.


Per la capacità di utilizzare la maggiore superficie dell'arto per spingere l'acqua:

in questo caso, più che in altri, si palesa in modo evidente il fatto che la comprensione segue la riuscita; si può chiedere di spingere l'acqua con la mano, con il braccio, anche con la spalla, si potrà variare la richiesta a discrezione per far sperimentare la maggiore superficie propulsiva possibile in relazione al “dietro”. A mio avviso soprattutto in questa situazione la ricerca della profondità costituisce un valido elemento didattico.


Per l'integrazione della ventilazione affinché l'autonomia della locomozione non sia vincolata alla capacità di apnea:

una volta ottenuta una sufficiente capacità di apnea, far sperimentare l'espirazione con la bocca, con il naso, con la gola, variando e combinando su distanze diverse; quindi sviluppare la capacità di far girare correttamente il corpo (al seminario abbiamo personalmente provato la proposta “mano avanti, mano dietro, braccia leggermente incrociate”) per l'inspirazione. A questo punto aumentare le distanze percorse con attenzione al mantenimento della postura, alla riduzione o scomparsa delle pause (la locomozione è quindi ben integrata con la ventilazione) e chiedendo di prendere aria su un numero dispari di bracciate.

Per la ricerca dell'applicazione di forze crescenti per ottenere il miglior rendimento:

siamo ormai ad un livello evoluto (al seminario non siamo arrivati, nel nostro gruppo, fino a questo punto), proporrei lavori basati sulla variazione dell'ampiezza e della frequenza, tenendo sempre costanti dei parametri verificabili (come il tempo o la distanza percorsa e ovviamente il numero di bracciate). L'attenzione al ritmo dell'azione propulsiva, di cui il recupero veloce mi sembra un ottimo indicatore, è fondamentale.

Non trascurerei di proporre attività di mantenimento della velocità dopo il tuffo di partenza e, a livello ancora più evoluto, un risultato da ottenere e secondo il quale organizzarsi: in pratica l'introduzione dell'aspetto competitivo, del misurarsi con il riferimento cronometrico, fino a sviluppare la capacità di percorrere distanze date a velocità costanti o crescenti.

mauro

 

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