Didactique

"c'est l'option pédagogique qui détermine la nature des contenus à enseigner"

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Joueur 03

Pour ne pas trop m’éloigner des règles du jeu, il me parait utile de contextualiser l’événement qui nous interpelle.

Des personnes se retrouvent tous les jours pour nager une distance appréciable, comme d’autres le feraient en choisissant le jogging comme activité d’entretien. Un détail : la présence d’une planche de surf, nous fait penser que nos amis ne sont pas en piscine mais vraisemblablement sur une plage et à cette période quelque part outremer.

L’un parmi eux se distingue par son efficacité de nage et souhaite partager ses compétences.

Dans leur manière de nager la différence repérée ne joue pas en premier lieu sur la forme mais sur la fréquence des coups de bras.

Il convient donc d’explorer cette première piste.

Par analogie avec les moteurs des automobiles, on sait que pour des véhicules proposés en plusieurs types de motorisation, celui qui possède la cylindrée supérieure atteindra la même vitesse avec un nombre de tours moteurs inférieur.

Faut-il donc évoquer en premier lieu un « manque de puissance » ?

En reprenant notre analogie on sait également qu’un véhicule lourdement chargé demandera plus de puissance. Faut-il alors se demander si une différence de masse peut jouer ?

En affinant la recherche, on peut penser à des causes de résistances plus importantes rencontrées (orientation du corps).

Le problème consiste donc à comprendre comment avec moins de coups de bras on peut aller plus vite. Ce n’est pas le nombre mais la qualité des actions propulsives qu’il faut envisager.

Nos visiteurs n’auront pas trop de difficultés à considérer, tour à tour, les différents facteurs de la propulsion du nageur et ils les trouveront sur le site ou dans la « littérature » technique.

JT a probablement vécu une situation pédagogique lui faisant réaliser un progrès décisif. Il s’agit d’un exercice rendu possible par les caractéristiques du contenant : le bassin avec un rebord affleurant le niveau de l’eau. Cet exercice de nature informationnelle consiste à aller chercher loin devant et en dessous de soi des masses d’eau importantes pour les projeter en les accélérant vers l’arrière, bien qu’étant soi-même immobilisé à plat-ventre au sol.

C’est cette immobilisation par adhérence au sol qui autorise l’intensité et la grandeur de l’accélération. Elle ne pourrait atteindre les mêmes valeurs, le sujet se trouvant dans l’eau en raison de son propre déplacement qui en résulterait.

Un pilote d’avion qui négligerait de faire atteindre à ses propulseurs l’intensité souhaitable avant de « lâcher les freins » ne pourrait pas décoller avant d’avoir atteint le bout de la piste.

C’est pourquoi il nous fallait savoir si notre ami fixait en la retenant la planche de surf sur laquelle s’exerçait sa connaissance. Il ne se trouvait pas en piscine et a transposé avec pertinence une situation.

Il aurait également pu proposer, en raison de la largeur du support, de mobiliser les deux bras simultanément.

Une question demeure : comment fait-on pour repérer une absence d’accélération ?

Le jeu est loin d’être terminé s’il apporte à chacun quelque chose.

Joueur 03

 

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Joueur 74

Notre ami J.T qui s’entraîne tous les jours nous dit que des connaissances « venues tardivement à la natation » s’étonnent de le voir nager plus vite qu’elles avec une fréquence de bras plus lente. « Les larguer en économisant les rotations ».

Pour aider ses camarades d’entraînement à devenir plus efficaces, J.T fait l’hypothèse que la différence qui les sépare (lui de ses camarades) se trouve être dans l’accélération des masses d’eau pulsées. «Leurs actions motrices étaient dénuées de toute accélération ».

A partir de cette hypothèse J.T pour amener ses camarades à pulser des masses d’eau avec une force d’intensité croissante trouve la solution de les faire naviguer en s’allongeant sur une planche de surf et en utilisant un bras (puis l’autre alternativement, j’imagine, pour ne pas tourner en rond).

Il aurait été intéressant de connaître le résultat de cette seule consigne…

J’imagine que sur leur embarcation les rameurs utilisaient leurs mains et la moitié de leur avant- bras pour pulser de petites quantités d’eau vers l’arrière et le haut avec peu d’intensité et pendant une durée très brève pour filer à la surface de l’eau à une vitesse bien supérieure à leur propre vitesse de nage.

Je me dois de proposer autre chose, de ne pas perdre de temps mais de le prendre si le besoin s’en faisait sentir… A moi de jouer !

« En partant du plot vous devez couvrir la plus grande distance possible sans nager, puis lorsque vous êtes presque arrêtés sans jamais bouger la tête, nager en crawl en faisant de grands mouvements sur une dizaine de mètres ».

Les nageurs sont-ils alignés sur l’axe de déplacement, sont-ils indéformables, leur tête est-elles placée sous les bras pendant le plongeon, tous ont-ils accepté la bascule, dans la nage la tête reste-elle immergée et fixée ?

Si les réponses sont « oui », ce que j’observe risque déjà de plaire à J.T

Si les réponses sont « non » prenons le temps : d’accepter la bascule (et de s’affranchir de ses repères visuels), de donner des repères sensitivo-sensoriels afin de permettre l’alignement, l’indéformabilité.

Ensuite intégrons la ventilation :

« Nager en crawl, en sentant l’eau s’écouler sur la nuque et sans bouger la tête, en expirant sur le plus grand nombre de grands coups de bras » ;

« en expirant sur un nombre impair, 7 puis 5 puis 3 » « Par la bouche, le nez etc. ».

L’amplitude (durée) et l’intensité des actions de bras s’en trouveront modifiées

« Nager en dos oreilles immergées sans temps d’arrêt des mains aux cuisses avec des retours très rapides. En dos 2 bras, idem, avec temps d’arrêt bras dans le prolongement du tronc ».

intensité, accélération, rythme (alternance de phase intensive et peu intensive).

Ensuite viendra le temps de construire la pale : main avant- bras (surface d’appui), de donner des repères sensitivo-sensoriels pour permettre d’exercer une force d’intensité croissante, de construire les différents plans (espace du sujet/espace d’action) pour permettre entre autre de pulser l’eau vers l’arrière (direction).

Jouer 74

 

Une réaction :

 

Bonjour, je me permets de répondre à ce sujet. J' ai actuellement un groupe d' enfants de 8 et 9 ans et mon objectif est de leur apprendre le corps projectile (plongeon et dépasser les 5m). Cependant, je constate que certains ne parviennent pas à effectuer de roulade avant ni de bascule avant dans l' eau et encore moins du bord! Je varie les situations aussi bien bien dans l' eau qu' en dehors mais je n' arrive pas a faire qu' ils y parviennent.

Merci en tout cas pour ce site et les articles.

Kyou

 

Merci à Kyou d'évoquer la réalisation d'une tâche. L'éducation physique de nos enfants est parfois déficiente en dehors des séances en piscine !

Il est fort probable qu'un enfant incapable de réaliser une simple "roulade" au sol éprouvera quelques difficultés à accepter une bascule pour retomber sur la nuque dans l’eau puis ensuite sur le haut du dos. Mais il y a des exceptions ! Le pré requis de cette situation est le corps flottant qui lui même suppose l'immersion complète pour toucher le fond et réaliser des remontées passives. Temps d'apnée suffisant etc. On peut faciliter la roulade au sol en posant les pieds sur une surface quelque peu sur élevée par rapport à celle de la roulade. Une autre condition facilitante est la pose de la nuque au sol en retrait de la pose des mains.

Que proposent nos collègues ayant rencontré ce problème ?

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Il ne faut pas oublier que la construction du nageur va se réaliser à partir de ce qui est déjà construit sur terre en le déconstruisant pour l'organiser autrement.

En réaction à la pesanteur, l'être humain a conquis, parfois en moins d'un an après sa naissance, la station érigée en prélude à sa locomotion bipédique.

Cette organisation posturale sollicite en permanence les informations en provenance de l'oreille interne « avec les fils à plomb grâce auxquels la tête peut se trouver repérée, stabilisée par rapport à la verticale des forces de pesanteur, grâce auxquels le corps, lui-même par référence à la tête, se trouve positionné dans un espace physique orienté » souligne J. Paillard.

Si l'appui tendu renversé est pour le gymnaste une conquête précoce lui permettant d'accepter les déséquilibres sans réactions inhibitrices perturbatrices, il n'en est pas de même pour ceux dont l'activité physique et les jeux sur terre sont pauvres ou inexistants.

Tous les enfants ne se sont malheureusement pas amusés à "mettre la tête en bas" !

raymond

 

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L’activité spontanée ou « activité fonctionnelle » et la construction du nageur

Les situations auxquelles réagit l’enfant sont exactement celles qui correspondent à ses besoins.

H. Wallon

L’activité spontanée des enfants serait une entrée privilégiée des pédagogies actives, pour les enraciner dans les acquisitions les plus élaborées, les plus techniques au sens où nous l’entendons : celles qui permettent d’accéder à la meilleure performance au moindre coût.

Déclenchée par des besoins, cette activité prendrait un caractère irrésistible lorsque les circonstances la rendent possible. Elle ne serait pas nécessairement « gratuite » bien que prenant toutes les apparences du jeu. Elles correspondraient à une nécessité !

Les personnes qui se rendent dans les lieux propices aux activités natatoires, particulièrement les piscines ou autres endroits où elles peuvent s’exprimer, deviennent les témoins plus ou moins amusés de la manière dont s’opère le passage du monde solide à l’espace liquide.

L’accès en pente douce des plages ou l’échelle en partie immergée conduisant à la profondeur n’amuse pas et n’intéresse pas longtemps le débutant. Dès qu’il s’est rendu compte que son corps flottait, il recherche, apprécie une entrée immédiate et d’un point de départ élevé : le saut dans l’eau.

L’activité spontanée est également appelée « activité fonctionnelle ». Nous devons nous interroger sur son rôle dans la construction du nageur et s’il est nécessaire, comment l’utiliser et le prolonger. Nous devons également nous poser la question de la pertinence de son interdiction par le personnel de surveillance ou prévue par le règlement intérieur de certaines piscines.

Par nature le saut dans l’eau caractérise le passage du monde solide à des milieux fluides : l’aérien intermédiaire et l’aquatique. Sa dimension posturale et sa fonction ne doivent pas nous échapper.

Au départ, le corps se trouve érigé toniquement par l’entrée en jeu de tous les extenseurs des segments corporels articulés, des pieds à la tête pour réagir à l’action d’une force externe et permanente : la gravité. Posture ou attitude nécessaire au maintien du corps érigé dans la station et locomotion terriennes, leur commande liée au maintien de l’équilibre échappe à la volonté, étant assurée par le cervelet.

Dans l’air et à l’arrivée, aucune de ces contraintes posturales n’est indispensable ou même utile, pour que s’exercent l’action de l’air et au terme celle de l’eau sur le corps. D’où l’abandon tonique d’alignement des segments et le passage à la flexion spontanée et modérée des segments évoqués plus haut, les uns par rapport aux autres.

Eprouver ces changements de son propre corps soumis à la pesanteur sur terre et dans la phase aérienne au passage dans l’eau où il sera soumis à la poussée d’Archimède est essentiel et important pour acquérir et adopter la nouvelle posture aquatique intégrant les effets de deux forces agissant en sens opposé.

On peut se poser la question de l’arrivée « en boule » assez spontanément recherchée. Elle serait une posture de défense pour se préserver d’un choc ou d’un danger inconnu, avant de devenir un jeu faisant, jaillir l’eau de toutes parts.

La durée et la profondeur de l’immersion, souvent liés, constituent en outre des indicateurs intéressants pendant et après la phase d’activité fonctionnelle.

Acceptable dans les situations où le corps flotte sans intention prédominante de déplacement, cette disparition de la posture alignée deviendra problématique pour la locomotion. Il en sera de même pour la ventilation et de façon plus générale pour l’adaptation au nouveau substrat.

Anticiper sur la nécessité de l’alignement, de l’immersion et de la non-déformabilité pour l’activité locomotrice efficiente permet d’exploiter le dynamisme de l’apprenant afin de construire la posture du nageur.

Nous avons évoqué la préservation de la direction (verticale) pour les premiers sauts, corps aligné comme les terriens au début (bras le long du corps) puis comme les nageurs (bras dans le prolongement du tronc).

Réussis, de tels sauts vont requérir ou développer la durée prolongée des temps d’apnée.

Très tôt également il faudra les réussir, non seulement de face mais également de dos pour s’engager dans l’espace représenté.

Chaque fois que cela est possible augmenter la hauteur de la surface de départ renforcera le nouveau contrôle tonique à exploiter lors des départs de course et dans la nage.

Cette période plus ou moins longue préludera au nécessaire changement de direction et éventuellement de forme, lorsque l’on quitte la surface de départ pour passer des entrées par les pieds aux entrées « par la tête » préludant aux déplacements dans l’eau organisés en fonction d’une autre logique.

Nous sommes en présence d’exercices qui doivent, lorsqu’ils sont réussis, ne pas entraver ou se substituer à la poursuite de la formation du nageur intégrant la fonction propulsive.

Dans la locomotion active assurée par les membres supérieurs, la recherche de la posture adaptée passera dans un premier temps par un contrôle volontaire. Un état tonique axial sera à rechercher. Il pourra être construit dans la poursuite de l’indéformabilité du corps aligné soumis à l’action de la pesanteur comme cela se produit dans l’exercice dit du « fakir ».

Cette organisation tonique acquise sera exploitée dans les trajectoires aériennes du plongeon de départ, comme les déplacements du nageur dans les modes alternés.

Cette démarche semble bien correspondre à celle des méthodes actives dont elle se réclame.

raymond

 

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LE SITE COMME LIEU PRIVILEGIE d’INFORMATION

et de FORMATION !

 

Notre ami J.T. a connu et maitrisé le modèle E.R.P. en intervenant professionnellement dans la formation de personnes enseignant la natation de longues années durant. Son passage au stage d’entraîneurs de Ruffec l’a mis brutalement en présence du modèle projectile-propulseur. Conforté par sa participation, dans sa région à l’encadrement d’une formation destinée aux professionnels de l’enseignement dans cette même discipline, il évoque dans le message qui suit, une tâche vécue par lui, mais également par les nageurs durant les périodes de formation, et lui étant apparue comme particulièrement « transformatrice ».

Nombreux sont également nos visiteurs pour qui les lignes qui suivent évoquent : un objectif séquentiel de construction du nageur auquel correspond une tâche pertinente qui demande à être précisée accompagnée de consignes.

« Je nage pratiquement tous les jours entre 3 et 5 km ; je donne aussi quelques conseils à des connaissances venues tardivement à la natation.

Elles n’en reviennent pas que je puisse les larguer en économisant les rotations (nombre de coups de bras), mais j’ai cru saisir que leurs actions motrices étaient dénuées de toute accélération.

Expliquer ne sert à rien, n’intervenant pas en piscine j’ai pensé les faire allonger sur une planche type surf et tourner un bras comme tu le préconisais allongé sur le bord de la piscine.

Verrais-tu autre chose ? »

 

Le jeu consiste à reconstruire la problématique sous-tendue par le message en fonction d’hypothèses à préciser (problématique = ensemble des problèmes à replacer dans un ordre).

  • Est-on en présence d’une tâche ou d’un exercice ?

  • Dispose-t-on de toutes les informations ?

  • Redéfinissez le contexte (situation pédagogique) !

  • Envisagez d’autres pistes !

On peut également proposer un titre, ou plusieurs, au thème pédagogique.

 

Jouer ne comporte aucun risque. C’est important de s’exercer !

Toutes les réponses auront le caractère anonyme.

L’enseignant est toujours confronté au choix d’une tâche.

A celle qu’il propose il aurait pu en suggérer une autre !

Vous disposez de cinq jours pour proposer votre version et ainsi exercer votre art !

raymond

 

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Suite à la question de Olivier :

 

Bonjour

Je profite de ce dimanche soir pour vous donner quelques précisions sur mon niveau de natation.

J'ai commencé la natation il y a seulement 2 ans, je suis à la base un terrien gymnaste petit et trapu, loin du morphotype du nageur.

Mes temps sur 100 mètres ne sont pas honorables, je dois tourner en 1min 45 et sur 1500 en 40 minutes (mon entrainement varie enter 3h30 à 4h30/semaine - je travaille et dois placer la course le vélo et la vie de famille). J'ai noté qu'au bout d'un moment ma nage devient plus facile, je pense que je fatigue et de fait deviens plus souple et moins crispé dans l'eau. Concernant mes jambes, celles-ci tombent naturellement au fond du bassin, je vous passe les détails en watter polo - ma résistance et ma trainée...

D'après ce que j'ai pu lire je pense que je suis du type moulin qui s'essouffle. J'ai visualisé de nombreuses vidéo et écouté de nombreux coach et même si j'arrive à visualiser cette fameuse glisse j'ai du mal à la reproduire. Je pense qu'il faut que je recommence à la base avec des exercices de glisse pour matérialiser mon corps dans l'eau et la façon dont je flotte. A nager avec des plaquettes et trop de tension j'ai une tendinite à l'épaule, aussi je compte mettre à profit cette période de repos pour me livrer à des exercices plus en adéquation avec ceux que vous décrivez.

 Pour prendre conscience de son corps flottant pensez vous qu'il soit plus à propriété de commencer sur le dos avec des exercices de rotation, l'idée serait de nager sur le dos, puis de basculer en laissant une épaule en dehors de l'eau pour petit à petit s'immerger tout en gardant cette idée de rotation. D'après mon analyse des vidéos la tête est bien souvent fixe mais les épaules déjaugent comme si le corps tournait autour de la tête.

Bien à vous

 

Triathlète : un challenge à relever – suite

 

A défaut d’images, de précieuses informations nous sont données par Olivier pour lui proposer quelques pistes en vue d’améliorer ses performances en nage.

Il peut consacrer à la natation de 3h30 à 4h30 par semaine. 3 séances seraient souhaitables.

Il multiplie les recherches tant orales qu’écrites et l’on peut caractériser les réponses qu’il a obtenues comme découlant de « la connaissance copie ». On propose à des débutants des exercices en usage dans la haute performance. Le plus bel exemple est l’utilisation de plaquettes qui au lieu de le construire le détruisent (Tendinite) !!!, tout en retardant ses progrès.

Donc, s’il veut bien nous faire confiance : 

Première consigne abandonner à tout jamais l’usage d’accessoires quels qu’ils soient !

Son niveau actuel lui permet de nager un 100m. à la vitesse de 0.95 m/sec et un 1500 m. à 0.62 m/sec. Peut-être consacre-t-il un peu de temps au water-polo ?

Après deux années de pratique natatoire sa trajectoire semble poser problème.

Pour nous, les voies de progrès à réaliser s’inscrivent actuellement dans la construction du corps projectile et dans la recherche de solutions ventilatoires.

Un test de flottabilité peut nous aider à préciser le type de tâches à préconiser : il consisterait à inspirer un maximum d’air et à prendre la posture corps vertical, bras et épaules immergées en portant la tête en hyper extension, oreilles immergées et bouche grande ouverte à la surface. Peut-il ainsi demeurer immobile ?

En s’inspirant du « record du monde » de Benoit sur le site, il pourrait commencer chaque entraînement par une dizaine d’entrées dans l’eau en partant du plot et en cherchant à entrer dans l’eau le plus loin possible pour parvenir à la surface au-delà des 12.5m., bras dans le prolongement du corps et tête sous les bras.

{youtube}L-VqadvqRiE{/youtube} 

Un point positif : il nous dit avoir la tête fixe que l’on voudrait voir totalement immergée (en dehors des moments où il doit inspirer) et second point positif un corps qui pivote par rapport à la tête. (Je crains qu’il ne considère pas cela comme quelque chose à combattre !), alors que c’est pertinent et donc à maintenir pour « passer au dessus des appuis à chaque coup de bras ». La dislocation du bloc « épaules-tête » est fondamentale.

Dans sa locomotion, il lui faut mettre l’accent sur l’amplitude, « faire de très grands mouvements » au détriment de la fréquence et donc « tourner lentement les bras » sur de longues distances. Nous ne savons pas combien il utilise de coups de bras pour parcourir une longueur de bassin. Leur diminution constante sera un indicateur de progrès.

Deux modalités pour y parvenir : sortir de plus en plus loin à chaque virage et réaliser de grands mouvements.

Ensuite et dès que possible (car il ne faut que se donner un objectif à la fois) il lui faudra mettre l’accent sur l’expiration complète. Et donc expirer continuellement sur un grand nombre impair de coups de bras. Nous ne savons pas encore s’il inspire actuellement toujours du même coté ? Ensuite il cherchera à réaliser le plus grand nombre de coups de bras qu’il peut maintenir sur des distances longues parcourues sans le moindre arrêt.

Il doit commencer par se construire en « nageur de distance ».

Ce programme devrait lui prendre plusieurs mois. Nous sommes impatients de connaître son évolution et disposés à l’aider, à chaque étape intermédiaire pour préciser, s’il le faut, d’autres points importants.

raymond

 

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